Joris Segonds explique pourquoi il n’a pas contacté son ancien manager Grégory Patat suite à son départ soudain
Joris Segonds explique pourquoi il n’a pas contacté son ancien manager Grégory Patat suite à son départ soudain
Le vendredi 27 février 2026 à 11:04 par David Demri
Publicité
À quelques jours d’un rendez-vous crucial sur la pelouse de Clermont ce samedi à 14 h 30, l’Aviron Bayonnais aborde une période charnière. Depuis le départ de Grégory Patat le 18 février dernier, le club basque s’efforce de maintenir un cap stable, sous l’impulsion conjointe de Laurent Travers et Gerard Fraser.
Si le changement est acté en haut lieu, la préparation sportive, elle, s’inscrit dans une forme de continuité.
Une transition en douceur sur le terrain
Sur la pelouse de Jean-Dauger, le quotidien des joueurs a peu évolué. Si Laurent Travers, directeur du rugby, a troqué la tenue de bureau pour une présence plus active sur le terrain, les routines de travail restent familières. Pour le staff technique, l’enjeu immédiat était de sanctuariser la préparation du match.
Gerard Fraser, en charge de l’attaque, résume cet état d’esprit dans les colonnes de Sud-Ouest :
« C’était particulier pour tout le monde. Mon objectif était de ne pas regarder trop loin dans la semaine. Je voulais que les choses soient claires chaque jour. Qu’on soit capables de bien se préparer pour arriver avec des intentions en fin de semaine. »
Interrogé sur le changement brutal à la tête de l’équipe, le technicien néo-zélandais, arrivé en 2022, maintient une approche pragmatique :
« J’ai beaucoup de respect pour ce que Greg a fait. Il a amené d’excellents résultats au club. Après, ce n’est pas ma décision. C’est celle du club. Et mon focus est sur l’avenir, sur les prochains matches, sur la fin de saison. »
Sur la relation avec son prédécesseur, Fraser reste mesuré :
« On a un rapport correct avec Greg. Il faut lui demander mais il est sans doute touché par des choses. C’est normal. Mais c’est aussi une réalité de notre métier. Je regarde vers l’avenir, et je pense que Greg aussi. »
Le vestiaire entre recueillement et devoir de compétition
L’annonce du départ de Grégory Patat a suscité une vague de soutiens au sein du groupe bayonnais. Si certains, comme Manu Tuilagi, ont pris le temps d’envoyer un message « pour savoir s’il allait bien. » précisant que « C’est un bon mec, donc ce sont toujours des moments durs à vivre. Je lui souhaite le meilleur pour la suite. », d’autres adoptent une posture plus réservée, concentrée sur l’échéance sportive.
Baptiste Chouzenoux témoigne de cet échange :
« pour le remercier du travail qu’il a fait pour nous. C’était cordial, tout simplement, parce que j’ai apprécié travailler avec lui. »
Du côté de Joris Segonds, la priorité est avant tout physique.
Le demi d’ouverture, qui n’a « pas encore » contacté son ancien manager, explique :
« J’ai eu d’autres petits soucis à régler. Après le match à Clermont, on sera en vacances. Chacun sera libre de faire ce qu’il veut. Pour le moment, je pense qu’il a besoin d’être tranquille. »
Il souligne néanmoins la reconnaissance du collectif : « Entre nous, à l’intérieur du groupe, on a admis le beau travail qu’il a effectué. On l’a remercié et on le remerciera peut-être plus tard d’une autre manière. Ça, nous verrons en interne. »
Avant de rappeler les priorités du moment : « Le plus important, c’est de se battre à 100 % pour le club. Et là, il nous reste neuf matches pour donner le maximum pour l’institution. »
Une gouvernance sportive partagée
L’apport de Laurent Travers, qui connaît bien les rouages du Top 14, se distille avec parcimonie. « Laurent a forcément un peu plus parlé que d’habitude. Mais c’est trop tôt pour parler d’un apport de Laurent. »
Joris Segonds tempère également :
« Il nous donne deux, trois petits conseils mais rien de fou. C’est surtout avec le staff qu’il échange énormément. »
Gerard Fraser confirme cette phase d’observation mutuelle :
« On se découvre petit à petit. Greg passait beaucoup de temps avec les avants. Les rôles vont se clarifier au fur et à mesure. Cette semaine, c’était important que les joueurs sentent de la stabilité. »
La grande nouveauté réside toutefois dans le processus de sélection de l’équipe, désormais collégial. Pour le déplacement à Clermont, le consensus a primé :
« On a eu la chance que tout le staff soit d’accord, sourit Fraser. Ça ne sera peut-être pas toujours comme ça. »
À l’avenir, la méthode est définie :
« Ce sera entre moi et Laurent. J’ai l’avantage de connaître un peu mieux nos joueurs. En revanche, je n’ai pas l’expérience de Laurent, avec 20 ou 25 ans de Top 14. Ça se fera en collaboration. On discutera de nos avis, en les argumentant, et on tranchera. »
1 Commentaire


Peut-être que L. Travers dot commencer à se faire du soucis… Y. Bru ! G. Patat !! Les mêmes faits ont toujours pour origine les mêmes personnes !!!