Jules Coulon à coeur ouvert avant d’affronter le RCT : « J’ai tout donné pour réussir à Toulon, je n’ai pas de regret »

Jules Coulon à coeur ouvert avant d’affronter le RCT : « J’ai tout donné pour réussir à Toulon, je n’ai pas de regret »

Le samedi 31 octobre 2026 à 9:47 par David Demri

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Jules Coulon s’apprête à retrouver le Rugby Club Toulonnais, quelques semaines seulement après avoir quitté son club formateur. Désormais sous les couleurs de Perpignan, le troisième ligne a accepté de revenir en détail sur les circonstances de son départ, ses discussions avec le RCT et les raisons qui l’ont poussé à changer d’air.

Des confidences particulièrement franches avant les retrouvailles programmées ce samedi à 21 heures, à Aimé-Giral.

Arrivé à Toulon à l’âge de 15 ans, Jules Coulon a disputé 68 rencontres avec le maillot frappé du muguet. Après avoir effectué toute la préparation estivale avec le groupe toulonnais, il a finalement été libéré de sa dernière année de contrat au lendemain de la première journée de Top 14, avant de s’engager pour deux saisons avec l’USAP.

« Partir, c’était aussi ma décision »

Son départ tardif avait soulevé des interrogations, notamment concernant une éventuelle volonté du Rugby Club Toulonnais d’alléger sa masse salariale.

Dans les colonnes de Var-matin, Jules Coulon a expliqué les raisons de son choix, évoquant son besoin de temps de jeu, ses ambitions personnelles et ses échanges avec Laurent Labit :

« Si le club avait besoin de libérer de la masse salariale ou pas, ça, c’est à eux de gérer. De mon côté, j’avais besoin d’un nouveau challenge. De jouer plus et de pouvoir enchaîner pour répondre à mes objectifs qui sont hyper élevés. J’ai aussi très bien accroché avec Laurent Labit. Que ce soit sur le projet qu’il voulait mettre en place au club, et même avec moi, personnellement. Puis défendre les couleurs d’un club historique comme l’Usap, c’est un défi très excitant. Mon départ, c’est un tout. Ça a pris du temps pour que tous les partis tombent d’accord et finalement, ça s’est fait à cette date-là. Mais partir, c’était aussi ma décision. C’est ce que j’avais demandé à Pierre Mignoni. Il y avait déjà eu des contacts avant la présaison alors même si c’est allé vite, je n’ai pas été surpris, quoi. »

Malgré toutes les années passées dans le Var, le troisième ligne refuse de considérer cette séparation comme un échec.

Il assure avoir toujours tout donné pour le RCT et ne nourrit aucun regret concernant son investissement :

« Il y a plusieurs sentiments entremêlés mais je ne dirais pas que c’est un échec, non. Honnêtement, j’ai tout donné pour réussir à Toulon. Je n’ai pas de regret sur ce que j’ai pu produire, sur ce que j’ai fait, ni sur comment j’ai bossé. Simplement parce que je n’ai jamais triché. J’ai toujours fait le maximum pour le club et l’équipe. Rejoindre Perpignan, c’est une super opportunité de me relancer. Il me fallait du changement. Je ne regrette pas d’être parti. Maintenant, j’ai envie de tout faire pour me battre pour l’Usap. »

Des adieux importants au vestiaire toulonnais

Avant de prendre la direction de Perpignan, Jules Coulon avait tenu à retourner au club pour saluer ses anciens partenaires et toutes les personnes qui l’avaient accompagné durant sa formation.

Un moment important pour le joueur, qui conserve de nombreuses amitiés à Toulon :

« Oui. Le lundi matin, avant de prendre la direction de Perpignan, je suis passé au club pour voir tout le monde. C’était important pour moi. J’ai voulu les remercier. Si j’en suis là, c’est grâce à toutes les personnes que j’ai pu croiser à Toulon. Que ce soit mes coéquipiers, les anciens, les dirigeants, le staff. Je voulais aussi leur souhaiter le meilleur pour la suite. Certains mecs sont des amis en dehors du rugby et au fond, tous ont fait partie de mon aventure. J’ai grandi avec eux. »

« Je sens que je retrouve mon rugby »

Depuis son arrivée à l’USAP, Jules Coulon semble avoir trouvé un environnement particulièrement favorable à son épanouissement.

Le troisième ligne apprécie notamment le projet de jeu proposé par Laurent Labit, qui laisse une certaine liberté aux joueurs de son poste.

Il a raconté son intégration et les sensations qu’il retrouve progressivement sur le terrain :

« C’était un peu particulier d’arriver après la présaison. J’avais un peu peur. Il y avait déjà un groupe formé mais sincèrement, les mecs m’ont super bien accueilli et tout s’est fait naturellement. Pour ce qui est du terrain, je pense que le plan de jeu de Perpignan me correspond. Vous le voyez, ça joue, ça tient le ballon, ce n’est pas que de la dépossession.

Ce n’est encore que le début mais je sens que je retrouve mon rugby. On a un peu de liberté, nous les troisièmes lignes, et j’adore ça. Donc pour l’instant, je suis content. Mais j’ai envie d’amener plus. Cela passera par une adaptation rapide, acquérir les automatismes avec mes coéquipiers et aider au maximum l’équipe. Que ce soit en touche, au grattage ou ballon en main, dans un rôle hybride qui est le mien. »

Des retrouvailles forcément particulières avec le RCT

Ce samedi soir, Jules Coulon disputera son quatrième match sous les couleurs de Perpignan, face à des joueurs qu’il connaît parfaitement.

Pour son premier match à Aimé-Giral, l’ancien Toulonnais reconnaît une certaine émotion, mais refuse de se laisser distraire par ses retrouvailles.

Il veut avant tout se concentrer sur sa performance et sur les intérêts de son nouveau club :

« Je ne vais pas mentir, oui, ça sera quand même particulier. Je connais par cœur les mecs en face. Mais il ne faut pas se mettre une pression supplémentaire, ni vouloir trop en faire. Je dois juste kiffer de rejouer contre mes potes et anciens coéquipiers. Je serai heureux de les retrouver. Mais après le match. Avant et pendant, je vais donner le maximum pour Perpi. Je suis focus là-dessus. Ça sera mon premier match à Aimé-Giral… et j’ai vraiment hâte ! »

Le troisième ligne ne cache pas non plus son envie de montrer ses qualités face à son ancien club, sans pour autant chercher à régler des comptes.

Il reconnaît avoir rapidement repéré cette confrontation dans le calendrier :

« Évidemment que j’ai envie de montrer certaines choses. C’est un match important. Tu rejoues ton ancien club, d’où tu es parti il y a très peu de temps… Mais plus que montrer aux autres, tu as avant tout envie de faire les choses bien pour toi-même, déjà, et pour apporter ta pierre à l’édifice dans ta nouvelle équipe. Je n’ai pas coché cette rencontre dans le mauvais sens du terme. Mais comme n’importe quel joueur qui a quitté son club, tu regardes la date sur le calendrier. »

« Toulon, c’est ma deuxième maison »

Au-delà du rugby, Toulon occupe une place particulière dans la vie de Jules Coulon.

C’est dans le Var qu’il a grandi, construit sa carrière professionnelle et rencontré sa compagne. Autant de souvenirs qui rendent son attachement au Rugby Club Toulonnais particulièrement fort.

Le troisième ligne a livré une déclaration émouvante sur cette ville qu’il considère toujours comme chez lui :

« Toulon, c’est ma deuxième maison, ma deuxième ville. Là où j’ai grandi sur la deuxième partie de ma vie. C’est où j’ai fait mes armes au rugby, où j’ai rencontré Marie Lou, ma copine, qui j’espère m’accompagnera jusqu’au bout. J’ai construit énormément de choses à Toulon… et je garderai toujours cette ville, cette région, dans mon cœur. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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3 Commentaires

  1. Abeille 31 octobre 2026 at 10h- Répondre

    Mec honnête, intègre et sympa…

  2. Jp83200 31 octobre 2026 at 10h- Répondre

    Très touchant ,bravo à ce joueur qui n’a jamais triché ,bonne continuation à lui ,il mérite le meilleur !

  3. Mel83 31 octobre 2026 at 10h- Répondre

    Belle mentalité après on n’a tous nos limites je pense qu’il avait atteint les sienne ça n’était pas suffisant chez nous tout simplement