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La nouvelle pépite qui fait craquer Ernest-Wallon : Tout le monde parle déjà de son doublé

La nouvelle pépite qui fait craquer Ernest-Wallon : Tout le monde parle déjà de son doublé

Le dimanche 1 mars 2026 à 0:05 par David Demri

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Le Stade Toulousain a largement dominé Montauban (68-13) ce week-end lors d’une rencontre où le déséquilibre sur le terrain a permis de mettre en lumière la relève.

Si le score est sans appel, la véritable attraction de cette après-midi à Ernest-Wallon fut l’entrée en jeu de Lucien Richardis à la 45e minute. Pour sa troisième apparition professionnelle et son baptême à domicile, le jeune joueur n’a pas tremblé, inscrivant un doublé en seulement 35 minutes de jeu.

Interrogé par Midi Olympique, le joueur est revenu avec humilité sur sa performance et sur le déroulement de la rencontre :

“Mais ce fut un match compliqué, le score ne reflète pas vraiment ce qu’il s’est passé. Montauban s’est accroché. Mais bien sûr, je suis très content d’avoir marqué ici, je remercie Célian Pouzelgues pour mon premier essai et Teddy sur le deuxième. C’est sûr, ce ne furent pas les essais les plus compliqués que j’ai eus à marquer. Je pense que je n’ai pas très bien plongé, en fait je ne savais pas trop quoi faire.”

Une première réussie sous le signe de l’humilité

Malgré une entrée en matière idéale sur le plan statistique, le jeune joueur de 20 ans a montré qu’il gardait la tête froide, lucide sur ses erreurs de jeunesse, notamment sur une touche directe jouée par précipitation.

“À 20 ans, quand on entre sur cette pelouse, on sait que c’est une opportunité énorme, alors on essaie d’être à la hauteur. J’ai marqué deux essais pas très difficiles, mais il fallait les mettre. Mais après, il y a eu une touche directe que j’ai jouée, je n’aurais pas dû, j’étais un peu excité. Mais quand j’ai pris le ballon, j’ai vu que l’arbitre de touche n’avait pas levé le drapeau. J’ai cru que le Montalbanais avait dégagé de ses 22… Mais j’ai croisé du coin de l’œil le regard d’Ugo Mola et j’ai compris que je m’étais trompé. Je me suis dit : « Tant pis ! » »

Un international espagnol en apprentissage à Toulouse

Lucien Richardis possède un parcours international atypique. Il défend en effet les couleurs de l’Espagne, une opportunité qu’il a saisie avec fierté.

“Déjà, je n’ai pas été pris en équipe de France (des catégories jeunes), et ma mère est née en Espagne. J’ai saisi l’opportunité de jouer pour ce pays, qui est aussi mon pays ce dont je suis fier.”

S’il évolue actuellement à l’arrière avec le Stade Toulousain, le jeune talent a des idées claires sur son poste de prédilection :

“Mon poste préférentiel, c’est numéro 10, même si j’ai joué un peu partout chez les jeunes. Mais en sélection, je joue à ce poste.”

Pour progresser, il peut s’appuyer sur l’exigence du quotidien toulousain et les conseils avisés de ses aînés.

Il souligne l’importance de son intégration dans ce groupe de classe mondiale :

“Je m’entraîne tout au long de l’année avec ce groupe plein d’internationaux parmi les meilleurs du monde. Et bien sûr que je sens que j’évolue sur plusieurs aspects à leurs côtés pour être prêt quand j’ai l’opportunité de jouer. Je me sens très bien dans ce groupe. Tout le monde nous met à l’aise aussi bien à l’entraînement que durant les matchs. Le cadre avec qui j’échange le plus, c’est Thomas Ramos, il est incroyable avec les jeunes. Il nous donne beaucoup de conseils, il nous pousse vers le haut, il sait nous recadrer. Juan Cruz Mallia est aussi très gentil avec nous. Il nous parle beaucoup et il m’aide énormément.”

Prochaine étape pour Richardis : deux semaines avec la sélection ibérique pour le Tournoi B, avec en ligne de mire, peut-être, une participation à la prochaine Coupe du Monde.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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