L’agent d’Esteban Capilla révèle pour la première fois l’avenir du joueur
L’agent d’Esteban Capilla révèle pour la première fois l’avenir du joueur
Le jeudi 17 septembre 2026 à 9:30 par David Demri
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Esteban Capilla ne portera plus le maillot de l’Aviron Bayonnais la saison prochaine. Le joueur a personnellement annoncé son départ à la direction, au staff et à l’ensemble de ses partenaires.
Sa future destination est déjà au centre des interrogations, mais son agent Nicolas Morlaes refuse pour l’instant de dévoiler l’identité du club concerné. Il faudra attendre une communication officielle avant de connaître le prochain point de chute du Bayonnais.
Tout le club a été informé
Esteban Capilla a choisi de clarifier rapidement sa situation en interne. Son président, son manager, ses entraîneurs et ses coéquipiers savent désormais qu’il quittera le Pays basque au terme de la saison.
Nicolas Morlaes confirme dans Sud Radio que la décision du joueur est définitivement prise.
« Esteban Capilla a annoncé à son président, à son manager, au staff et à ses partenaires qu’il allait quitter Bayonne en fin de saison. On verra sa destination quand un club officialisera son arrivée. »
Aucune annonce supplémentaire ne sera donc effectuée avant que sa prochaine équipe décide elle-même de communiquer.
« Il ne faut pas parler de transfert »
Nicolas Morlaes tient également à différencier le fonctionnement du marché dans le rugby de celui du football. La majorité des joueurs changent de club lorsqu’ils arrivent au terme de leur engagement et ne génèrent aucune indemnité de transfert.
L’agent rappelle que le terme de mutation est plus adapté au rugby professionnel.
« Il ne faut pas parler de transfert car dans le rugby il y a très peu de rugby. Ce sont des mutations de joueurs et la différences est fondamentale. On compare souvent cela avec le football et son mercato, mais au rugby ce sont des mutations. C’est lors de leur dernière année de contrat qu’ils partent libres. »
Dans le football, les clubs peuvent céder un joueur encore sous contrat contre une indemnité. Cette pratique permet parfois de financer une grande partie de leur activité.
La valeur comptable des joueurs distingue profondément les deux modèles.
« Au football, ils sont souvent transférés alors qu’ils leur restent un ou deux ans avec leur club. Au foot, les joueurs sont des actifs comptables, beaucoup de clubs de foot font du trading comme source de financement principal de leur club. »
Les discussions peuvent commencer dès juillet
Depuis 2017, un joueur de rugby entrant dans la dernière année de son contrat peut recevoir des propositions à partir du début du mois de juillet. Les éléments les plus recherchés tentent donc de régler leur avenir très rapidement.
Nicolas Morlaes explique pourquoi les principaux dossiers avancent désormais aussi tôt.
« Un joueur de rugby est dans sa dernière année de contrat, il faut qu’il pense à son avenir et depuis 2017, une règle stipule qu’il faut attendre le début du mois de juillet de la dernière année de son contrat pour recevoir d’autres offres. Donc les joueurs veulent savoir le plus tôt possible où ils iront la saison prochaine, d’où ce phénomène avec les têtes d’affiche qui se retrouvent en fin de contrat. »
Un départ annoncé ne signifie pas un désengagement
L’annonce du futur départ de Capilla pourrait susciter des interrogations sur son implication durant le reste de la saison. Son agent rejette catégoriquement cette idée et assure que les joueurs professionnels restent pleinement engagés envers leur employeur actuel.
Nicolas Morlaes refuse que la loyauté des joueurs soit remise en cause.
« C’est mal connaitre les joueurs de rugby professionnel pour douter que le joueur ne va pas se donner à 100% pour le club avec lequel il est actuellement sous contrat. Certains sont même soulagés d’avoir pris leur décision très tôt dans la saison, cela leur permet de se concentrer sur le rugby, sur leur club actuel et de ne pas être parasité en pleine saison sur leur avenir. »
Il prend notamment l’exemple de Thomas Ramos, dont l’avenir a également été réglé très tôt.
Une décision rapide pourrait permettre aux joueurs concernés de retrouver davantage de sérénité.
« Thomas Ramos l’a très bien dit : il avait envie de connaitre l’issue le plus rapidement possible. Maintenant il est focus sur le Stade Toulousain et sur sa préparation de la Coupe du monde. Je suis convaincu que lui comme les autres vont faire de grande saison car ils sont soulagés de leur choix. »
L’agent juge préférable que les négociations aient lieu avant la reprise de la compétition.
« Une fin de contrat provoque des discussions avec d’autres clubs et des visites d’autres clubs. Je pense que c’est plus sain de le faire sur des périodes de congés comme l’été plutôt qu’en plein milieu de la compétition. »


Il n’avait pas signé à Toulouse ?