L’arbitre Jérémy Rozier répond aux supporters de l’USAP !

L’arbitre Jérémy Rozier répond aux supporters de l’USAP !

8 juin 2024 - 10:30

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L’arbitre Français Jérémy Rozier était l’un des arbitres du Tournoi de rugby à VII qui se jouait à Madrid, le week-end dernier.

Interrogé via L’équipe, ce-dernier affirme être satisfait de ce Tournoi. Extrait:

Globalement, je suis satisfait. J’ai dirigé des matches avec beaucoup d’intensité. Je pense avoir confirmé ma place sur les matches qui comptent et c’était important parce que je suis un des arbitres les plus expérimentés du plateau.

Il explique être intervenu auprès de l’équipe de France à VII pour la conseiller. Extrait:

Oui, un peu à la manière de Jérôme Garcès avec le quinze de France. J’ai un peu aidé sur les relations avec les arbitres. Jérôme Daret et son équipe sont très au fait des profils des arbitres qui les dirigent. J’essaye d’apporter ce regard sur la typologie des fautes que les Bleus font. Et on travaille beaucoup sur l’aspect mental, sur le fait de ne pas se sentir viser par l’arbitrage lors d’un match, afin de rester concentré et de maîtriser les moments clés. Je crois qu’on a bien progressé dans ce domaine.

Il explique comment il fait pour passer du rugby à XV au rugby à VII. Extrait:

Au départ, passer de 15 à 7 était un peu difficile. Mais depuis quelques années, les directives d’arbitrage à quinze, au niveau international ou en Top 14, ressemblent beaucoup à ce qu’on vit à 7. Il y a désormais plus de retours d’expérience dans les deux disciplines. Donc, pour moi, les allers-retours sont beaucoup plus simples au niveau technique.

C’est vrai que le rugby à 7 demande beaucoup plus d’exigence. Je me prépare un peu plus sur le foncier parce que la répétition des efforts est beaucoup plus intense qu’à quinze. Cela va plus vite, on doit être prêt psychologiquement à avoir moins de temps pour prendre les décisions. Mais on est aussi très suivi dans notre préparation, en Top 14. Ça se rejoint de plus en plus. Aujourd’hui, il y a énormément d’arbitres qui peuvent arbitrer à quinze et à 7.

Jérémy Rozier a été malmené à l’issue du match de Top 14 entre Perpignan et Clermont. L’USAP a d’ailleurs écopé d’une amende de 25 000 euros suite à ces débordements.

L’arbitre revient sur ce dérapage. Extrait:

Quand on est arbitre, on n’est pas là pour être populaire. On essaye de prendre les meilleures décisions pour être équitable et juste. À Perpignan, je n’ai pas cherché à être populaire, j’ai pris les décisions qui s’imposaient. Quand je revisionne mes matches, ce qui m’importe, c’est que ma performance soit au niveau des standards attendus et que les directeurs de l’arbitrage à la Fédération soient satisfaits, ce qui a été le cas. Bien évidemment, je préférerais que les supporters en aient conscience. Mais sur le terrain, il faut que je tranche. Ce qui s’est passé après…

Il indique ne pas avoir été touché par les nombreuses insultes. Extrait:

J’ai vu ce qui a été dit sur moi mais ça ne m’a pas plus touché que ça parce qu’on se prépare psychologiquement pour se protéger de ce genre de chose. Finalement, même si ça un peu secoué mes proches où les gens qui me suivent et qui m’ont envoyé énormément de messages de soutien, ça ne m’a pas forcément touché parce que j’ai été forcé de me concentrer sur le prochain match et de me préparer en conséquence.

J’ai déjà connu des ambiances comme ça. Peut-être pas aussi… On commet des erreurs à chaque match. Ce qu’il faut, c’est arriver à les analyser. Il faut que les gens comprennent que même si on fait des erreurs, on ne les fait pas délibérément, qu’on soit né dans une ville X ou Y.

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