L’ASM sous pression : la décision radicale imposée par Michelin pour équilibrer les comptes
L’ASM sous pression : la décision radicale imposée par Michelin pour équilibrer les comptes
Le mardi 21 avril 2026 à 12:39 par David Demri
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Si le rugby français affiche une santé de fer avec des revenus record, la réalité comptable reste un combat de chaque instant. C’est le constat dressé par le dernier rapport de l’Autorité de régulation du rugby (A2R).
Au milieu de ce paysage contrasté, l’ASM Clermont tire son épingle du jeu en suivant une stratégie de redressement stricte, imposée par Michelin : ne pas dépenser un euro de plus que ce qu’elle gagne.
Un navire clermontois presque à l’équilibre
Il y a encore trois ans, l’ASM accusait un déficit de 7,8 millions d’euros. Aujourd’hui, le club auvergnat touche au but avec un résultat déficitaire ramené à seulement 621 000 euros. Dans un championnat où seuls six clubs parviennent à être rentables (dont Toulouse, La Rochelle et l’UBB), cette trajectoire de redressement est une performance notable.
Pour combler le fossé, le directeur général Benoît Vaz a dû activer tous les leviers possibles.
« Quand j’ai un budget d’à peu près 35 millions d’euros, il faut que je trouve 35 millions de recettes », explique-t-il via La Montagne. Cette rigueur, proche d’un « fair-play financier », permet au club de stabiliser ses fondations avant de viser plus haut.
Diversification : Des concerts et des maillots pour doper les finances
Le stade Marcel-Michelin ne vibre plus seulement pour les essais.
Pour générer du cash en dehors des jours de match, le club mise sur l’événementiel :
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Festivals et concerts : Entre la récente « Spring Party » et le concert attendu des Black Eyed Peas en juillet, l’ASM cherche à maximiser l’utilisation de son enceinte.
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Merchandising : Le club est une véritable machine à vendre. Avec 4,079 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les produits dérivés, Clermont est le deuxième meilleur vendeur du Top 14, juste derrière l’intouchable Stade Toulousain.
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Partenariats : Avec plus de 17 millions d’euros de recettes, le club reste performant, même s’il espère encore progresser pour rejoindre les cadors comme Lyon ou Toulouse qui dépassent les 20 millions.
Le sportif : la clé finale pour générer du profit
Si la gestion administrative permet d’atteindre l’équilibre, c’est le terrain qui décidera de la rentabilité réelle. La redistribution des droits TV par la Ligue (LNR) est en effet indexée sur le classement final.
« Si on veut vraiment basculer et générer des profits, cela passera par le sportif. La part de redistribution des droits télé dépend en grande partie des résultats sportifs. Il peut y avoir plusieurs millions d’écart entre le premier et une équipe du milieu de tableau », précise Benoît Vaz.
En clair, pour l’ASM, le business et le sportif sont les deux faces d’une même pièce.
Pour passer dans le vert et redevenir un géant financièrement indépendant, le club doit impérativement retrouver le chemin des phases finales et des barrages à domicile.
2 Commentaires


L’argent, la gestion, l’économie font partie de l’ADN de l’auvergnat. Ce sont de bons gestionnaires.
ces très bien en va revenir dans les clous avant d’aller chercher des gros poissons, et de nous réinstaller dans le haut du panier