Le gros coup de pression de Jean-Noël Spitzer à ses dirigeants : « Il faut qu’ils assument maintenant ! »
Le gros coup de pression de Jean-Noël Spitzer à ses dirigeants : « Il faut qu’ils assument maintenant ! »
Le samedi 6 juin 2026 à 22:22 par David Demri
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Grâce à sa victoire remportée contre Provence Rugby ce samedi soir, Vannes s’est offert le droit de retrouver le Top 14 dès l’été prochain.
Interrogé à l’issue de la rencontre via Midi Olympique, le manager du RCV, Jean-Noël Spitzer a analysé la victoire de son équipe.
A lire ci-dessous :
On savait que ça serait dur d’aller chercher le maintien en Top 14. Ensuite, on s’est remis en ordre de bataille. On a profité du travail des dirigeants. On nous a permis de garder beaucoup de stabilité dans le groupe, dans le staff. Après, on fait une saison assez incroyable, une saison régulière assez incroyable. Une très bonne présaison, mais bon, après, c’est la phase finale le tout.
Il ne manque pas de dire le plus grand bien de Provence Rugby :
On a affronté un adversaire de grande qualité, comme on l’estimait aussi. Très honnêtement, je pense que ce sont les meilleures équipes du championnat qui se sont affrontées. C’est une équipe qui aurait pu gagner aujourd’hui, tout simplement. Ça se joue à quatre points, je pense que c’est la différence qu’il y a entre les deux équipes, il n’y a pas grand-chose.
Il réfute avoir eu peur en fin de match. Extrait:
Non, ce n’est pas de la peur, parce que j’étais concentré. Ce ne sont pas des émotions que tu ressens. Tu es complètement focus dans ton match. Ce sont des émotions périphériques que tu ne ressens pas vraiment. Tu es concentré. On sentait qu’on avait quand même quelques joueurs qui étaient fatigués. Donc on se préparait à du coaching.
Très ovationné lors de son arrivée au stade, Jean-Noël Spitzer réagit :
Je suis déjà dans ma bulle, mais oui, je sais que je représente aussi le parcours du club. Je ne sais pas si on était favoris. En tout cas, nous, on n’était pas outsiders, parce qu’outsiders, c’est un terme qu’on utilise un peu à la va-vite, et en général, c’est un terme que tu n’utilises que sur une saison. Nous, on a toujours été des « underdogs », des gens qui ont un lien avec, d’abord, leur territoire et leur milieu social. Voilà, et on s’est élevés il y a dix ans. Il y a dix ans, je jouais dans la banlieue de Toulouse, dans la banlieue de Bordeaux, mais on jouait en minibus et c’était de la Fédérale 1.
Pour conclure, il ne manque pas de mettre la pression sur les dirigeants du club pour éviter une nouvelle relégation, la saison prochaine. Extrait:
On va voir ça assez vite. Les dirigeants, maintenant, il faut que… Je ne vais pas le dire méchamment, mais il faut qu’ils assument. On avait tiré des enseignements la première année, donc il faut qu’on soit plus crédibles l’année prochaine. Il y a du travail dans les jours qui arrivent. La présaison, elle est bouclée. On va peut-être ajouter un match de préparation. Il faut valider l’accord avec un club étranger.
Mais oui, clairement, on a deux, trois renforts, peut-être dans le staff, on a deux-trois renforts sur le terrain, et ça sera la clé. L’expérience de l’année dernière nous a montré que, pendant 60 minutes, on pouvait rivaliser. 80, c’était beaucoup plus compliqué. Donc voilà, c’est 20 minutes qu’il faut aller chercher. C’est en partie le travail qu’il faudra accomplir dès lundi.
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Si les dirigeants de Vannes ne font pas l’effort financier pour se maintenir en Top 14, cet entraineur ira voir ailleurs !
Allez Vannes !
Breizh Atao !