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Le top 8 est bien plus important que ce que vous pouvez penser pour les clubs du Top 14

Le top 8 est bien plus important que ce que vous pouvez penser pour les clubs du Top 14

Le vendredi 24 avril 2026 à 10:53 par David Demri

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C’est souvent la bataille dont on parle le moins, et pourtant, elle fait rage en coulisses : celle pour finir dans le Top 8.

Si le Graal reste le bouclier de Brennus (Top 6), décrocher la huitième place est devenu le « plan B » indispensable pour les clubs de Top 14. Pourquoi ? Parce que c’est le ticket d’entrée pour la Champions Cup, la grande Coupe d’Europe, et que tout y est plus grand : l’argent, le prestige et les stades.

Le nerf de la guerre : le chèque de la Ligue

Entre la « grande » et la « petite » Coupe d’Europe, il n’y a pas photo sur le plan financier comme l’explique Midi Olympique dans son édition du jour.

En se qualifiant pour la Champions Cup, un club touche une prime de la Ligue d’un peu plus de 557 000 euros (la redistribution des droits télé). Pour la Challenge Cup, cette somme tombe à 374 000 euros.

Pour un club, ces 180 000 euros de différence sont loin d’être anecdotiques, surtout quand on y ajoute les bonus en cas de beau parcours.

Remplir le stade : L’effet « affiche de gala »

Matthias Rolland, le directeur du Castres Olympique, le dit sans détour : la différence de billetterie est « criante ». Recevoir des mastodontes comme le Leinster ou le Munster, c’est l’assurance d’un stade plein et d’une ambiance de phase finale.

À l’inverse, certains matchs de Challenge Cup peuvent carrément coûter de l’argent au club : si les supporters ne viennent pas, les revenus ne couvrent même pas les frais de sécurité, de personnel et d’organisation de la rencontre.

Un argument massue pour le mercato

Au-delà des comptes, il y a l’image. Pour Karim Ghezal (LOU), jouer la Champions Cup permet de « surfer sur un enthousiasme » tout au long de l’année. Mais c’est aussi et surtout un outil de séduction pour recruter.

Jouer la Champions Cup, c’est plus « vendeur ». Difficile de convaincre une star internationale ou un « gros calibre » de signer si vous ne lui proposez que la petite coupe d’Europe. Aussi, être dans le Top 8, c’est prouver qu’on fait partie du gratin.

Sauver les meubles

Pour des équipes comme Lyon ou Castres, qui ont parfois connu des hauts et des bas cette saison, accrocher cette qualification est une manière de ne pas finir l’année sur un échec total. Même si le Top 6 s’éloigne, finir 7e ou 8e permet de garder la tête haute et de préparer l’avenir avec ambition.

Comme le résume le manager castrais Xavier Sadourny avec philosophie : « C’est le top 8, et si top 8, top 6, et si top 6, top 4… ».

Vous l’avez compris : être dans le top 8, ce n’est pas seulement jouer la Champions Cup la saison suivante. C’est aussi s’assurer d’une somme d’argent conséquente et un pouvoir de persuasion pour son recrutement.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Michel 24 avril 2026 at 11h- Répondre

    Bien sur que ça merite la plus profonde attention de chaque Club de notre TOP 14 . Ça vaut vraiment le coup de se dépasser toute une saison . Même si le graal de notre TOP 6 n’est pas atteint . Et moi , je dis , vive le TOP 8 !..

  2. Eric 24 avril 2026 at 11h- Répondre

    Allez les gars bougez vous.
    Il faut impérativement être dans les 8 au mini.
    On sera derrière vous et déjà demain..
    Eric

  3. Aioli 24 avril 2026 at 12h- Répondre

    Malheureusement, vu le calendrier du Racing et de La Rochelle, je ne nous vois pas finir dans les 8.

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