Un joueur du Stade Français se lâche sous couvert d’anonymat : « L’an passé, c’était la zizanie ! »
Un joueur du Stade Français se lâche sous couvert d’anonymat : « L’an passé, c’était la zizanie ! »
Le vendredi 24 avril 2026 à 11:03 par David Demri
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Le Stade Français revient de loin. Après avoir flirté avec le chaos et la relégation la saison dernière, le club de la capitale est aujourd’hui métamorphosé.
Désormais en lice pour une place de dauphin synonyme de qualification directe pour les demi-finales à Marseille, les Parisiens ont troqué l’instabilité chronique contre une rigueur qui porte ses fruits.
De la « zizanie » à l’organisation carrée
Il y a un an, le club vivait un véritable enfer. Entre les treize défaites en treize déplacements et les départs précipités de Karim Ghezal puis de Laurent Labit, le groupe était orphelin de repères.
Via Midi Olympique, un cadre du vestiaire se souvient d’une période sombre :
« L’an passé, c’était la zizanie dans le staff. Résultat, chacun y allait de son commentaire et on se retrouvait parfois un peu paumé sur le terrain. Cette année tout est carré. »
Cette sérénité retrouvée est l’œuvre de Paul Gustard. L’Anglais a instauré un management plus collaboratif, responsabilisant ses adjoints pour créer une identité collective forte. Fini le désordre, place à une structure où chaque mission est définie.
Un physique et un mental d’acier
Le renouveau passe aussi par les coulisses. Grâce à une meilleure gestion des préparateurs physiques, l’infirmerie n’affiche plus complet, permettant à Gustard de s’appuyer sur une ossature stable. Mais le changement le plus notable est psychologique. Là où l’équipe s’effondrait autrefois, elle résiste désormais, portée par l’arrivée du préparateur mental Thibault Nills.
Sur le terrain, cela se traduit par une défense de fer et l’une des meilleures mêlées du championnat. Sous l’impulsion de Morgan Parra, l’attaque s’est aussi aérée, devenant moins prévisible. Les chiffres ne mentent pas : avec 9 points de bonus glanés, Paris sait désormais gratter des points partout.
Un pari risqué face à Pau
Malgré cette dynamique vertueuse, le Stade Français joue gros ce samedi contre Pau. Après avoir fait tourner l’effectif lors du derby francilien le week-end dernier — une stratégie d’impasse qui a fait jaser — le staff n’a plus le droit à l’erreur.
Le talonneur Giacomo Nicotera ne s’y trompe pas : pour lui, ce duel est « comme un match de phase finale ».
Pour un club habitué à l’ascenseur émotionnel, cette fin de saison est le test ultime. Si la reconstruction semble solide, elle doit maintenant passer l’épreuve du feu pour confirmer que le cauchemar de l’an passé appartient définitivement au passé.
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