Leinster-Toulon : Pourquoi le Leinster n’a jamais semblé aussi fragile ?
Leinster-Toulon : Pourquoi le Leinster n’a jamais semblé aussi fragile ?
Le samedi 2 mai 2026 à 8:07 par David Demri
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À quelques heures de la demi-finale de Champions Cup ce samedi à 16 h, le visage du Leinster interroge.
Si la province irlandaise reste un épouvantail européen, elle semble aborder ce choc dans une position de vulnérabilité inédite.
Un « piège à cons » pour les Toulonnais
Malgré un palmarès prestigieux, le Leinster affiche des signes de déclin cette saison. Les joueurs de Leo Cullen ont concédé quatre défaites lors de leurs sept dernières rencontres, dont un revers récent face au Benetton Trévise avec quasiment l’équipe type.
Cependant, le troisième ligne varois Zach Mercer refuse de céder à l’excès de confiance :
« Les croire plus vulnérables cette saison, c’est un piège à cons, la certitude d’encaisser 30 points en vingt minutes. Ils ont des internationaux dans toutes leurs lignes, Jamison Gibson-Park est l’un des meilleurs demis de mêlée au monde. On les respecte et on a hâte de se mesurer à eux. »
Cette prudence est partagée par les observateurs, qui notent que le club irlandais a pour habitude de se « saucer » la viande adverse pour accroître l’appétit de combat.
Des failles identifiées en mêlée et en défense
La fragilité irlandaise se cristallise particulièrement sur les phases statiques. Privé de Tadhg Furlong, le Leinster aligne un Andrew Porter titulaire mais, selon l’ancien talonneur Bernard Jackman, « pas à 100 %, et il manque de temps de jeu dans les jambes ».
Jackman se montre d’ailleurs très direct concernant la profondeur de banc :
« Le pilier gauche remplaçant (Jerry Cahir) est un semi-professionnel qui travaille chez Vodafone. »
En seconde ligne, l’absence du Sud-Africain RG Snyman est jugée « colossale ». Ces manques pourraient peser face à la première ligne toulonnaise.
De plus, le système défensif de Jacques Nienaber est pointé du doigt par Simon Hick :
« Ce qui inquiète le plus côté Leinster, c’est leur défense perméable face à des équipes censées être à leur portée. (…) Ils montent vite au centre, mais de façon prévisible. Un ouvreur malin peut se régaler à les mettre hors du jeu. Leur défense sur les ailes est assez incertaine. »
La guerre des rucks comme ultime rempart
Pour contrer le RCT et son capitaine Charles Ollivon, surnommé le « talisman de Toulon » par James Ryan, le Leinster compte sur ses fondamentaux.
Le deuxième ligne irlandais insiste sur la nécessité de « polir les bonnes habitudes dans les rucks » pour imposer leur rythme :
« C’est invariablement un point central de notre semaine de préparation. On a un coaching en direct : si les gars ne mettent pas en place les attitudes correctes, se montrent négligents ou paresseux, on le leur fait remarquer sur-le-champ.
On aime mettre du tempo pour dominer les équipes. Mettre de la vitesse dans les rucks, c’est capital pour limiter la capacité des défenses à se mettre en place, à s’étaler, à avancer sur la ligne. »
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