Les avants Rochelais sont en furie : « On ne peut plus rester au milieu du terrain et ne rien faire ! »
Les avants Rochelais sont en furie : « On ne peut plus rester au milieu du terrain et ne rien faire ! »
Le samedi 30 mai 2026 à 10:42 par David Demri
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Longtemps identifié comme l’un des packs les plus puissants du Top 14, le Stade Rochelais présente désormais un tout autre visage. Depuis plusieurs semaines, les avants maritimes participent pleinement au jeu de mouvement voulu par le staff et cette évolution accompagne parfaitement la spectaculaire remontée du club au classement.
Avant le déplacement à Montauban, sur la pelouse synthétique de Sapiac, cette nouvelle identité pourrait encore faire la différence.
Des avants qui jouent désormais partout
La transformation est visible à chaque rencontre.
Face au Racing 92 puis contre Toulouse, les avants rochelais ont multiplié les courses, les passes après contact et les interventions dans le jeu courant.
Pour Alexandre Kaddouri, cette évolution est devenue indispensable dans le rugby moderne comme il l’explique via Sud-Ouest :
« Le rugby demande ça maintenant, on ne peut plus rester au milieu du terrain et ne rien faire, on a besoin que tout le monde soit acteur. Ce n’est plus juste aux trois-quarts de proposer ce jeu. »
Les exemples ne manquent plus.
Antoine Hastoy a notamment apprécié certaines séquences face au Stade Toulousain.
« On a vu pas mal de jeux d’avants contre Toulouse, sur le deuxième essai avec Judi et Joel Sclavi qui fait une longue passe. On leur tape assez dessus sur leurs recharges. Quand ils font du bon travail comme ça, c’est énorme, ça fait plaisir. »
Un changement assumé par le staff
Cette évolution n’est pas le fruit du hasard.
L’entraîneur des trois-quarts Rémi Talès explique que le Stade Rochelais a profondément modifié sa manière de jouer ces derniers mois.
« Le Stade Rochelais des grandes années et celui d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes, ce ne sont plus les mêmes joueurs, le jeu est différent. »
Le technicien estime que le groupe commence désormais à parfaitement assimiler cette nouvelle philosophie.
« Il faut donc changer les habitudes, que tout le monde comprenne pourquoi on fait ça. Les joueurs sont en train de le comprendre. »
Une équipe qui retrouve de l’énergie
Cette évolution semble également redonner du souffle au collectif rochelais.
Pour Thomas Lavault, les retours de plusieurs joueurs blessés ont apporté un supplément d’énergie au groupe dans ce sprint final.
« On ne peut pas en garder, on est obligé de tout jouer à fond et de faire les comptes à la fin mais ça va. On est dans le vrai. On a un supplément d’âme, pas mal de joueurs revenus de longues blessures apportent de la fraîcheur. L’équilibre est plutôt bon en ce moment. »
Le deuxième ligne reconnaît aussi que ce rugby plus ambitieux plaît aux avants.
« C’est aussi plaisant pour nous de pouvoir toucher des ballons et, entre guillemets, de se régaler à pratiquer un rugby cool à jouer. Ça demande beaucoup d’énergie mais pour le moment, c’est prolifique. »
Un atout supplémentaire avant Montauban
À Sapiac, les conditions devraient favoriser les équipes capables de mettre beaucoup de rythme.
Sous la chaleur annoncée et sur une pelouse synthétique propice au jeu rapide, La Rochelle compte justement s’appuyer sur cette nouvelle mobilité de son pack pour poursuivre sa remontée vers le Top 6.
Quelques mois après la lourde défaite encaissée à Toulouse, les Maritimes donnent aujourd’hui l’impression d’avoir totalement changé de dimension dans leur façon de jouer.
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