Les joueurs du Top 14 en plein cauchemar : Les coulisses choc des tests physiques de pré-saison !
Les joueurs du Top 14 en plein cauchemar : Les coulisses choc des tests physiques de pré-saison !
Le samedi 25 juillet 2026 à 18:20 par David Demri
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Pour les rugbymans, la reprise ne débute jamais réellement avec le ballon. Avant de retrouver les séances collectives, les joueurs passent par une série de tests physiques destinés à dresser un état des lieux complet de leur condition. L’objectif ne se limite pas à vérifier qu’ils sont en forme : ces évaluations servent à construire un entraînement adapté à chacun.
Dans le rugby professionnel, où les technologies occupent désormais une place centrale, les préparateurs physiques croisent les données recueillies tout au long de la saison. Vitesse, force, puissance ou endurance ne sont finalement que des indicateurs permettant d’établir un véritable profil individuel.
Les tests servent avant tout à construire un programme sur mesure
La batterie d’évaluations réalisée en début de saison constitue un point de départ. Les résultats permettent de connaître les qualités de chaque joueur, mais aussi d’identifier les secteurs qui devront être développés dans les semaines et les mois à venir.
Mathieu Borel explique pourquoi ces mesures vont bien au-delà d’un simple contrôle de reprise.
« Je suis assez fan du profilage, au-delà du simple test. Cela nous permet d’adapter et d’individualiser l’entraînement du joueur, explique Mathieu Borel. Le but de tous ces tests reste quand même aussi de pouvoir les refaire pour remarquer l’évolution et voir si l’entraînement qu’on a mis en place fonctionne et connaître au mieux le joueur. »
Les données récoltées sont ensuite comparées au fil de la saison afin de mesurer les progrès réalisés et d’ajuster les charges de travail.
Les technologies permettent aujourd’hui d’analyser chaque détail
Les premiers exercices consistent généralement à mesurer la vitesse des joueurs. Des sprints de 10 à 50 mètres sont réalisés sous l’œil de radars ou de GPS afin d’évaluer aussi bien l’accélération que la vitesse maximale.
La force est ensuite analysée en salle de musculation. Le squat reste la référence pour le bas du corps, tandis que le développé couché, les tractions, le développé militaire ou encore le tirage planche permettent d’évaluer le haut du corps.
Les préparateurs ne s’intéressent toutefois plus uniquement au poids déplacé. Des capteurs installés sur les barres mesurent également leur vitesse d’exécution afin d’obtenir une indication précise de la puissance développée.
Cette dernière est également observée grâce au countermovement jump, un saut vertical réalisé sur une plateforme de force avec les mains sur les hanches.
Mathieu Borel détaille tout l’intérêt de cet outil utilisé bien au-delà de la pré-saison.
« C’est une plateforme qui nous donne des résultats bruts sur la performance et la puissance du joueur. Mais on l’utilise aussi en cours de saison et aussi des indicateurs de fatigue neuromusculaire. »
Le Bronco est devenu le passage obligé des joueurs
Parmi les épreuves les plus redoutées figure le Bronco, un test d’allers-retours sur des distances de 20, 40 et 60 mètres répété plusieurs fois. Son objectif est d’évaluer la capacité des joueurs à enchaîner des efforts intenses avec très peu de récupération, une qualité essentielle dans le rugby moderne.
D’autres protocoles existent également, comme le 30-15 IFT, qui alterne 30 secondes d’effort à haute intensité et 15 secondes de récupération, ou encore le test de Luc Léger. Tous cherchent à mesurer les capacités cardiovasculaires des joueurs dans des conditions proches des exigences d’un match.
Des évaluations encore plus précises pourraient être réalisées en laboratoire afin de mesurer la VO2 Max ou le taux de lactate. Elles restent toutefois difficiles à généraliser dans des effectifs professionnels d’une quarantaine de joueurs.
Le préparateur physique du XV de France féminin reconnaît l’intérêt de ces examens plus poussés, malgré leurs contraintes.
« Ça serait intéressant de faire des tests en laboratoire pour définir précisément la VO2 Max ou un test de lactate. Mais c’est très coûteux et compliqué à mettre en place pour des équipes de 45 personnes. »
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