« Les moutons, c’est usant » : Pierre Mignoni sans langue de bois avant le début du Top 14
« Les moutons, c’est usant » : Pierre Mignoni sans langue de bois avant le début du Top 14
Le samedi 5 septembre 2026 à 14:15 par David Demri
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Après une saison conclue à la neuvième place du Top 14, Pierre Mignoni attend une réaction du Rugby Club Toulonnais. Le directeur du rugby varois veut retrouver une équipe ambitieuse, compétitive et capable de rendre fier son public.
Pour atteindre cet objectif, le technicien de 49 ans ne recherche surtout pas un vestiaire docile. Il préfère travailler avec des joueurs exigeants, capables de contester ses décisions et de pousser quotidiennement le staff vers la haute performance.
Des joueurs capables de remettre le staff en question
Après quinze années passées à entraîner, Pierre Mignoni sait précisément quel type de personnalité il souhaite diriger. Le Toulonnais apprécie particulièrement les joueurs qui interrogent les choix du staff dans le seul but de faire progresser l’équipe comme il l’explique pour L’équipe.
Il assure avoir déjà côtoyé certains des plus grands compétiteurs.
« Les compétiteurs, j’ai eu la chance d’en coacher des incroyables. Ils te remettent toujours en question. Ils te questionnent pour la performance : comment on gagne, pourquoi on fait ça ? »
Pour Mignoni, un compétiteur doit se montrer aussi exigeant envers lui-même qu’envers son entraîneur.
« Le vrai compétiteur, c’est celui qui te remet en question tous les jours et qui se remet en cause. Il fait tout pour que l’équipe soit meilleure. »
« Avec les loups, tu avances »
Pierre Mignoni ne cache pas sa préférence pour les caractères affirmés. Même si leur gestion peut être plus délicate au quotidien, ces joueurs obligent l’ensemble du groupe à progresser.
Le directeur du rugby toulonnais résume sa philosophie avec une formule particulièrement forte.
« Je préfère cent fois manager des loups que des moutons. Avec les loups, tu avances. Les moutons, c’est usant. »
Cette recherche de tempéraments puissants s’accompagne nécessairement d’une gestion attentive des ego. Mignoni ne rejette pas les individualités fortes, à condition que leur ambition personnelle soit placée au service du collectif.
Il distingue ainsi plusieurs formes d’ego dans un vestiaire.
« Il y a plusieurs formes d’ego. J’aime celui qui veut gagner et sait pourquoi. Lui, il faut lui donner à manger, trancher, être juste, prendre des décisions. Il n’aime pas l’à-peu-près, ça, il te le fait payer. »
« Manipuler avec bienveillance »
Manager de tels compétiteurs exige de trouver un équilibre permanent. L’entraîneur doit conserver son autorité, prendre des décisions claires et rester fidèle à lui-même, sans chercher à incarner artificiellement un personnage.
Pierre Mignoni assume ainsi une formule qui résume toute la complexité de son métier.
« Il faut savoir manipuler avec bienveillance, sans jouer un rôle. Toujours rester dans le “juste” et l’esprit compétiteur. »
Cette mission peut se révéler éprouvante, particulièrement pour un entraîneur aussi investi émotionnellement que lui. Mais elle demeure également la dimension du métier qui le passionne le plus.
Le patron sportif du RCT reconnaît l’énergie réclamée par cette gestion quotidienne.
« C’est la partie la plus importante et la plus excitante du job. Ça consume, mais quand tu le fais avec des gens qui te font réfléchir, qui t’amènent vers la haute performance, c’est passionnant. »
Un vestiaire qui veut passer un cap
Au-delà des personnalités individuelles, Pierre Mignoni souhaite bâtir une équipe soudée autour d’un objectif commun. Après les difficultés rencontrées la saison dernière, le groupe toulonnais doit se remettre en question et franchir un nouveau palier.
Invité à définir son vestiaire, le directeur du rugby évoque d’abord sa volonté de progresser.
« C’est un vestiaire qui a envie de grandir, de passer un cap, d’être meilleur. »
Le staff et les joueurs devront avancer ensemble, sans se couper de l’environnement particulier du Rugby Club Toulonnais.
Pierre Mignoni fixe ainsi la ligne directrice de cette nouvelle saison.
« Un vestiaire de remise en question, qui veut gagner, et qui veut être connecté avec son staff et avec son club. On part pour une aventure qui a envie de rendre les gens fiers. »


Oui ok mais les moutons qui les recrutent ? A un moment donné même le staff doit se remettre en question et pourquoi recruter des moutons alors ! si on préfère les loups autant qu’il y ait un mâle alpha pour que la meute le suive partout sans problème.
il ne faudra pas qu’il se plaigne quand les supporters râleront si les résultats sont les mêmes que l’année passée… ou alors il faut qu’il le dise tout de suite que pour les supporters, il préfère les moutons.
La saison n’a même pas commencé que vous vous plaignez déjà!!!
On appel ça, les moutons des réseaux sociaux!!!
« Un vestiaire de remise en question, qui veut gagner, et qui veut être connecté avec son staff et avec son club. On part pour une aventure qui a envie de rendre les gens fiers. »
« C’est un vestiaire qui a envie de grandir, de passer un cap, d’être meilleur. »
Ca n’était donc pas le cas les années précédentes ! ?
Ou c’est juste de la com’ emballée dans de la pensée positive …. ! ?
Des elements de langage, de la com à deux balles.
L’operation enfumage est lancée.
Si ça tourne mal ce sera la faute aux moutons.