Les Rochelais sur leur nuage : « On est un peu excités, on se fait des petites crasses entre nous »
Les Rochelais sur leur nuage : « On est un peu excités, on se fait des petites crasses entre nous »
Le lundi 1 juin 2026 à 23:07 par David Demri
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Il y a encore quelques mois, peu de monde aurait imaginé La Rochelle en position de jouer sa qualification pour les phases finales. Pourtant, grâce à une cinquième victoire consécutive obtenue à Montauban, les Maritimes se sont offert un véritable match couperet à domicile face au Stade Français.
Une rencontre qui ressemble désormais à une finale avant l’heure.
Une métamorphose spectaculaire depuis février
Début février, le Stade rochelais traversait l’une des périodes les plus compliquées de son histoire récente. Touché par l’accident cardiaque d’Uini Atonio, le club venait d’enchaîner une troisième défaite consécutive en Top 14, à domicile contre Montpellier.
Dixièmes du classement, les hommes de Ronan O’Gara semblaient alors s’éloigner définitivement du Top 6.
Mais la réaction n’a pas tardé.
Les Rochelais ont relancé leur saison avec un succès à Castres avant d’enchaîner plusieurs performances majeures contre Pau, Bordeaux-Bègles et Toulouse. Les victoires décrochées à Perpignan et au Racing 92 ont ensuite confirmé le retour en force des Maritimes.
Le succès obtenu à Sapiac est venu prolonger cette dynamique avec une septième victoire en huit rencontres.
« Ça fait quelque temps qu’on est en mode phase. On a toujours la flamme de pouvoir se qualifier. On est animés par ça. Vu par quoi on est passés, on savoure. Il y a une vraie connexion, une vraie envie d’aller plus loin. », explique Sébastien Boboul dans Midi Olympique.
Un groupe retrouvé et une concurrence bénéfique
Au fil des semaines, La Rochelle a également retrouvé des forces vives. Plusieurs joueurs sont revenus à leur meilleur niveau tandis que les cadres ont été épargnés par les blessures malgré l’enchaînement des rencontres.
À Montauban, le staff a même pu faire souffler certains éléments afin de maintenir une concurrence forte au sein du groupe.
« Pour être performant, le mieux, c’est la concurrence », rappelle Jules Favre.
L’état d’esprit qui règne actuellement dans le vestiaire rochelais semble également jouer un rôle important dans cette remontée.
« On sent qu’on monte bien et qu’il se passe quelque chose de très bien », affirme Louis Penverne.
Jules Favre complète :
« On sent qu’on est un peu excités, on se taquine beaucoup dans le vestiaire. On se fait des petites crasses entre nous. Ça se « ronge » un peu dans la semaine ».
Un véritable huitième de finale à Deflandre
Malgré leur formidable série, les Rochelais ne maîtrisent toujours pas totalement leur destin. Les résultats de leurs concurrents directs les obligent à poursuivre leur sans-faute.
Le prochain rendez-vous face au Stade Français est donc considéré comme un match à élimination directe.
« Un vrai huitième de finale », résume Sébastien Boboul.
La pression reste importante, comme le reconnaît Jules Favre.
« On a fait tout ce qu’il fallait faire. On sait qu’on a l’épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’on n’a pas le droit à l’erreur. Il ne faut pas gâcher tout ce qu’on a fait depuis deux ou trois mois sur un dernier match à domicile. »
Porté par une dynamique impressionnante, un effectif retrouvé et une confiance revenue, le Stade rochelais abordera ce rendez-vous décisif avec la ferme intention de prolonger son incroyable remontée.
3 Commentaires


C’est dommage que le « réveil » soit un peu tardif !
Pas sûr que ce soit un « réveil tardif », c’est surtout le fruit d’une infirmerie qui se vide. Avec un pic s’élevant à 21/23 joueurs sur le carreau, et pas des moindres, difficile de gagner des matchs.
Moi je n’oublie pas qu’un Atonio et un Skelton dans un pack, c’est aussi du lourd pour l’adversaire, qu’un Boudehent utilisé en seconde latte parce qu’il n’y a plus de deuxièmes lignes, ça y fait énormément.
Quand tu es obligé d’utiliser des « espoirs » il ne faut pas non plus t’attendre à avoir, la réciproque vis à vis de ton équipe « 1 »…
Ce n’est pas une excuse, c’est un fait bien réel.
Tu as raison pour les blessés !
D’autres club l’ont connu aussi.
Je parle + du changement de stratégie et de jeu.
Aujourd’hui c’est presque tout pour l’offensive avec quasiment 2 numéro « 10 » et Le Garrec (excellent) à la baguette.
Mais il y a peu, O’Gara voulait se débarrasser d’Hastoy et ne savait pas où il allait !
C’est une vrai révolution !