Les vérités de Benjamin Urdapilleta : « Je n’imaginais pas finir ailleurs qu’à Castres… »

Les vérités de Benjamin Urdapilleta : « Je n’imaginais pas finir ailleurs qu’à Castres… »

Le jeudi 25 mai 2023 à 9:24 par David Demri

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L’ouvreur Argentin Benjamin Urdapilleta quittera le Castres Olympique dès le mois de juin prochain.

Ce-dernier s’est engagé en faveur de Clermont pour les prochaines saisons.

Interrogé via Actu Rugby, Benjamin Urdapilleta a évoqué ce dernier match à venir avec Castres, programmé dimanche soir contre l’USAP. Extrait:

« Cela va forcément être un match particulier pour moi, mais j’essaye de ne pas trop penser à ça. J’aimerais bien finir en faisant un gros match, mais si je commence à trop réfléchir et à penser que c’est le dernier, c’est le meilleur moyen de sortir de ma concentration et de mon rugby. Je vais essayer de ne pas trop réfléchir à ça durant les 80 minutes, afin de réaliser une bonne partie et après le match, j’aurai le temps de tout lâcher et de réaliser que c’est vraiment fini. »

Il raconte une anecdote dans la foulée. Extrait:

« Je vais vous raconter une anecdote. Depuis que je suis arrivé à Castres en 2015, tous les mardis midis, je mangeais à la même table. Je n’ai jamais voulu changer de table, car à l’époque, on avait créé la « magic-table », la table magique. Il y avait Antoine Dupont, Afusipa Taumoepeau, Robert Ebersohn, Horacio Agulla et Florian Vialelle. Depuis, ils sont tous partis du CO et j’étais le seul à être encore au club. Du coup, durant toute cette saison, j’ai mangé tout seul et je n’invitais personne à cette table. Ce mardi 23 mai 2023, j’ai pris mon dernier repas à cette table, et ça m’a fait tout bizarre. J’ai pris une photo en embrassant la table pour l’envoyer à mes amis qui sont présents dans le groupe de la « magic-table » (rires). J’ai tout fait pour la garder pendant 8 ans, mais maintenant, la table est morte. C’est fini. »

Il n’oublie pas de remercier les supporters du CO. Extrait:

« C’est dans ces moments compliqués que tu vois les vrais supporters et on l’a bien senti cette année. Même dans la défaite, ils ont toujours répondu présent. Ils venaient aussi à l’extérieur nous supporter et c’est très précieux pour nous. Au stade Pierre-Fabre, le public joue un rôle très important. On sent bien les supporters derrière nous, car ils sont tout le temps en train de chanter et de crier. Cela nous donne une force supplémentaire pour réaliser de belles choses et il faut que le club réussisse à conserver cela. »

Questionné sur son départ, il ne se voyait vraiment pas quitter le Castres Olympique. Extrait:

« Honnêtement, je n’imaginais pas finir ailleurs qu’à Castres. Dans ma tête, je croyais que j’allais terminer ma carrière au CO, mais il y a des choses que l’on ne peut pas contrôler dans le rugby professionnel… C’est comme ça, il faut l’accepter. J’ai quand même une autre façon de bien terminer mon histoire avec le rugby en finissant avec Christophe Urios, à Clermont. C’est lui qui m’a fait venir en France, à Oyonnax puis à Castres. Il m’a donné la confiance et l’opportunité de me montrer. C’est grâce à lui que j’ai connu Castres et que j’ai pu jouer 8 ans ici. Je trouve que c’est aussi une belle histoire de finir mon histoire rugbystique avec lui. »

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