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L’idée de Bruno Rolland pour mettre un terme définitif aux déficits des clubs du Top 14

L’idée de Bruno Rolland pour mettre un terme définitif aux déficits des clubs du Top 14

Le mardi 21 avril 2026 à 11:45 par David Demri

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Comme révélé ces derniers jours, le rugby français génèrent de plus en plus de revenus grâce aux droits télé, aux stades pleins et aux nombreux partenaires qui s’engagent avec les clubs.

Interrogé par Midi Olympique, le directeur général de Perpignan, Bruno Rolland s’est confié sur les budgets des clubs qui ne cessent de grimper.

Il savoure mais rappelle que les déficits restent toujours très importants. Extrait:

« Le rugby n’a jamais autant généré de revenus parce que les stades sont pleins, les partenaires sont présents et les audiences sont fortes, drainées par des joueurs de qualité. Il y a un vrai engouement autour du Top 14 et du Pro D2. Les budgets, les masses salariales et l’économie globale du rugby ne cessent de progresser. Pour autant, il y a encore des déficits importants. »

Il l’affirme : la masse salariale d’un club est le nerf de la guerre. Extrait:

« C’est le nerf de la guerre. C’est l’essentiel des dépenses et c’est ce qui est censé permettre de performer. Après, l’équation n’est pas aussi simple comme on peut le voir chez nous (à Perpignan) cette année avec une masse salariale qui avait pourtant été augmentée d’1 M€…

Pour en revenir à la question, il y a une base de masse salariale sur laquelle on s’appuie pour construire l’effectif à N-1. À partir de là, il peut y avoir des évolutions si les recettes prévisionnelles sont meilleures que prévues ou si le club, via son actionnaire, souhaite faire un effort supplémentaire vers le sportif parce qu’il y a une opportunité. Mais, à 95 %, la masse salariale engagée la saison d’après est déterminée à l’avance. »

Selon lui, tous les clubs effectuent des ajustements pour optimiser cette masse salariale, à tout moment de la saison. Extrait:

« Les arbitrages sont permanents, d’autant plus pour un club comme le nôtre, très raisonnable dans sa gestion. On est toujours confronté à des choix : par exemple, entre le nombre de joueurs dans l’effectif et d’autres postes de dépense. La finalité étant de se donner le plus de moyens sportifs possibles tout en ménageant des budgets et continuer de se structurer et se développer. »

Il réagit sur le fait que Toulouse possède une masse salariale supérieure de 5 millions d’euros par rapport à l’USAP. Extrait:

« Il y a des statistiques qui montrent que, sur des écarts de plus de 3 M€ de masse salariale, les pourcentages de victoire sont très réduits. Ces écarts sont significatifs mais des clubs comme Castres ou Bayonne ont performé l’année dernière avec des masses salariales aux alentours de 9,5 M€. Ce n’est donc pas une science exacte. Ce qui permet à des clubs comme l’Usap de construire petit à petit, de monter en gamme. Notre ambition est de hausser le budget et la masse salariale pour pouvoir être compétitif comme on l’a fait cette année en faisant passer l’enveloppe dédiée aux salaires au-dessus de 9 millions. Ceci grâce, en grande partie, à un investissement du président. »

Il confirme que pour grapiller des millions d’euros, le travail est monstrueux. Extrait:

« Pour un club comme le nôtre, qui tient à ne pas avoir de déficits abyssaux, ça demande un travail permanent de l’ensemble des acteurs. La clé étant de créer le plus d’engouement autour du club. C’est un effet miroir : la dynamique sportive permet d’avoir une dynamique économique et la dynamique économique permet de réinjecter dans le sportif pour continuer à progresser. Après, c’est une chose d’avoir ces millions, c’en est une autre de bien les dépenser. »

Dans la foulée, il explique pourquoi le Salary Cap reste très important dans le Top 14. Mais il estime que le fair-play financier serait plus adapté. Extrait:

Même s’il est parfois critiqué, le salary cap amène une forme de régulation entre tous. On regrette un peu qu’il ait été réaugmenté parce que, pour un outsider du calibre de l’Usap, qui cherche à rattraper le retard, l’écart devient plus difficile à combler. Mais cela reste un moyen de réguler l’ensemble. Un autre moyen de le faire pourrait être le fair-play financier. Pour l’instant, le rugby n’a pas choisi cette voie-là mais c’est une idée à laquelle je suis plutôt favorable. Ça changerait un peu le modèle dans le sens où on ne pourrait plus dépenser l’argent qu’on n’a pas.

On voit effectivement que les staffs s’élargissent. De plus en plus, on a tendance à chercher la performance dans l’accompagnement qui peut être mis autour des joueurs : que ce soit la préparation physique, le médical, l’analyse vidéo, l’analyse de la performance, les datas… De notre côté, on essaye d’être dans l’efficacité et si possible pas dans le superflu. C’est quelque chose que l’on tient à structurer dans le temps. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Christian 83 21 avril 2026 at 12h- Répondre

    C’est une idée qui peut sembler bonne. Mais si demain tu peux avoir ( actionnaires…)100 briques et que les autres n’ont que 30 à 50, tu vas les écraser….
    il faudrait avoir une mesure basée sur un système hybride des deux ( sc et fair play f) revoir aussi la masse salariale qui se greffe sur ce professionnalisme. Directeur du rugby, directeur du recrutement, directeur de la performance, directeur des datas…… Bientôt il y a plus de monde autours que dans l’équipe elle même. Bon j’exagère mais à peine. Il faudrait aussi assortir les contrats, surtout les plus gros de clauses de performances, si cela est possible, ça permettrais de ce désengager le cas échéant.

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