L’incroyable histoire de Tom Staniforth racontée par Broncan : « Il était loin de ce niveau »

L’incroyable histoire de Tom Staniforth racontée par Broncan : « Il était loin de ce niveau »

Le jeudi 2 juillet 2026 à 8:00 par David Demri

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Tom Staniforth s’apprête à vivre le plus grand moment de sa carrière.

À 31 ans, le deuxième ligne australien du Castres Olympique va honorer sa première sélection avec le XV de France ce samedi contre la Nouvelle-Zélande. Une trajectoire inattendue, rendue possible grâce à Pierre-Henry Broncan, qui avait repéré son potentiel il y a plus de dix ans.

Pierre-Henry Broncan l’avait repéré dès 2013

L’histoire entre Tom Staniforth et la France a commencé lors de la Coupe du monde U20 disputée en Bretagne.

Pierre-Henry Broncan se souvient parfaitement de leur première rencontre. Il s’est confié via L’équipe :

« C’est durant ce tournoi que j’ai vu ce grand deuxième-ligne, très aérien, très longiligne. Il n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Il m’avait bien plu. J’avais plus tard essayé de le faire venir à Bath (Angleterre), cela n’avait pas pu se faire. J’ai donc tenté à nouveau quand j’étais à Castres. Il a d’abord refusé parce qu’il espérait être appelé par la sélection australienne pour une tournée de novembre. Il n’avait pas été pris. Quand je l’ai relancé en 2020, il a accepté. »

Un énorme travail pour franchir un cap

Lorsque Staniforth arrive à Castres, Broncan estime qu’il est encore loin du niveau international.

Il explique :

« On est toujours un peu surpris de ce genre de trajectoire. Le niveau international, c’est autre chose, c’est la France, un pays qui veut gagner la Coupe du Monde. Quand il est arrivé, il était loin de ce niveau. »

Le technicien détaille ensuite le travail accompli par son joueur.

Il poursuit :

« Après chaque entraînement, Tom plongeait sa cheville dans un seau à glace. Mais c’est un dur au mal, et un gros travailleur. Après chaque séance, il a bossé ses mains, pendant des heures, avec deux ou trois autres joueurs. Il réalisait des choses simples, du « catch and pass », pour être plus à l’aise avec le ballon, ce qu’il est aujourd’hui. Car il avait déjà des statistiques incroyables de plaquage, mais ce n’était pas suffisant. »

Pour Broncan, Staniforth possède aujourd’hui toutes les qualités pour réussir.

Il conclut :

« Mais dans la tête, il est costaud, et compensera. »

Le soutien de Castres

Le président du Castres Olympique, Pierre-Yves Revol, se réjouit lui aussi de voir son deuxième ligne atteindre ce niveau.

Il confie :

« Tom a atteint son objectif, et après tout ce qu’il a vécu l’année dernière… »

Revol revient ensuite sur l’évolution du joueur.

Il poursuit :

« Cette réussite, on la doit un peu à la sagacité de Pierre-Henry Broncan qui m’a convaincu de prendre Tom et ensuite Nick. Tom, c’est un type assez introverti mais généreux dans tout ce qu’il fait. Quand il est arrivé, en 2020, c’était un joueur intermédiaire de Top 14, massif, avec un corps costaud, fait pour les confrontations. Il a fait évoluer son jeu. »

« Tom, c’est ma famille »

L’ancien Castrais Nick Champion de Crespigny, aujourd’hui de retour en Australie, a lui aussi tenu à saluer son ami de toujours.

Il affirme :

« Je suis tellement content et excité pour lui. Je suis certain qu’il va réaliser un grand match. »

Puis il raconte leur relation.

Il ajoute :

« Tom, c’est ma famille. On se connaît depuis longtemps. On est de Canberra. On est allé dans la même école. Il était plus vieux, mais m’a toujours aidé, notamment au rugby. Après l’école, on a joué ensemble pour les New South Wales. Et se retrouver à Castres ensemble, c’était vraiment très spécial. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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