Luciano Asevedo : « Je suis venu au RCT pour laisser mon empreinte »
Luciano Asevedo : « Je suis venu au RCT pour laisser mon empreinte »
Le mardi 1 septembre 2026 à 22:04 par David Demri
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À seulement 22 ans, Luciano Asevedo n’a pas traversé l’Atlantique pour simplement découvrir le Top 14.
Engagé avec le Rugby Club Toulonnais jusqu’en juin 2028, le deuxième ligne argentin veut progresser, se faire une place et, à terme, laisser son empreinte sur la Rade. Un défi immense pour l’ancien Pumita, qui reconnaît avoir dû surmonter des premières semaines compliquées loin de ses proches.
En quittant les Tarucas pour Toulon, Asevedo savait que le changement serait brutal. Nouveau pays, nouveau championnat et niveau d’exigence considérablement supérieur : le jeune Argentin avait pourtant la conviction d’être prêt à tenter l’aventure.
« Je me sentais capable de tenter ce grand saut »
Lors d’un entretien accordé à Var-matin, Asevedo explique pourquoi il n’a pas hésité à accepter la proposition toulonnaise :
« Parce que je me sentais capable de tenter ce grand saut. Je savais que ça allait être dur pour moi d’être loin de mes proches. Il y a aussi un vrai écart de niveau entre mon ancienne équipe des Tarucas et le Top 14. Mais je m’y suis préparé, physiquement et mentalement. »
Ce n’est qu’après avoir donné son accord au RCT qu’il a sollicité deux hommes connaissant parfaitement la maison toulonnaise : Juan Martín Fernandez Lobbe et Felipe Contepomi.
Les deux Argentins lui ont alors présenté ce qui l’attendait dans le Var :
« Non. D’abord, j’ai accepté, et ensuite, j’en ai parlé avec « Corcho » (Juan Martín Fernandez Lobbe) et Felipe (Contepomi). Ils connaissent bien Toulon et m’ont expliqué ce qu’il y avait à savoir sur le club, la région… »
À Toulon, Asevedo découvre également les exigences physiques du Top 14. Pour parvenir à s’imposer, le deuxième ligne sait précisément dans quels domaines il doit progresser.
Le rythme constitue notamment l’un de ses principaux axes de travail :
« Je dois bien travailler sur la circulation et tout ce qui relève de la course et du physique. Il faut que je sois capable de tenir le rythme imposé par les mecs. »
Des premières semaines particulièrement difficiles
Son adaptation n’a toutefois pas été compliquée uniquement sur le terrain. Ne parlant pour l’instant ni français ni anglais, Asevedo s’est retrouvé relativement isolé durant son premier mois à Toulon.
L’arrivée de plusieurs joueurs hispanophones a considérablement facilité son quotidien, notamment celles de Tomás Albornoz et Ignacio Brex.
Le jeune Argentin ne cache pas les difficultés rencontrées lors de ses débuts :
« Très difficile. Lors de mon premier mois ici, j’étais seul. Certains gars parlaient un peu espagnol, mais c’est tout. Ça n’a pas été simple pour moi de me rapprocher d’eux, de communiquer. Plus tard, Tomás (Albornoz) et « Nacho » (Brex) sont arrivés. Ça m’a rendu la vie plus facile. Si je ne comprends pas quelque chose, je demande à « Tomi ». J’ai aussi mon ami espagnol Antonio (Gamez, joueur des Espoirs) qui m’a bien aidé. »
La ferveur entourant le RCT ne constitue en revanche pas une source d’inquiétude. Asevedo préfère transformer les attentes du public toulonnais en carburant.
Il veut rendre aux supporters les émotions qu’ils lui transmettent :
« Je ne sais pas si je prends cette opportunité comme une pression. C’est davantage une motivation pour moi. J’ai envie de donner le maximum pour ces gens qui nous encouragent. Je veux que mes performances soient à la hauteur des émotions qu’ils me procurent ! »
Et lorsqu’il évoque ce qu’il souhaite accomplir sous le maillot Rouge et Noir, le deuxième ligne ne manque pas d’ambition.
Asevedo veut désormais construire son propre nom à Toulon :
« Je suis venu pour laisser mon empreinte au sein du club et continuer à grandir en tant que joueur. Dans quelque temps, je voudrais que les gens sachent qui est Luciano Asevedo. »


Si tu donnes ce que Facundo Isa donnait pour le maillot, Mayol saura te le rendre au centuple.
Bienvenue à toi Luciano.