« Ma compagne devait me tenir la tête » : Le témoignage choc du talonneur Pierre Colonna
« Ma compagne devait me tenir la tête » : Le témoignage choc du talonneur Pierre Colonna
Le samedi 21 mars 2026 à 9:37 par David Demri
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Le déplacement du Castres Olympique au Racing 92 ce samedi 21 mars marque une étape de plus dans la résurrection de Pierre Colonna. Absent durant cinq longs mois, le talonneur de 24 ans revient de très loin.
Entre une hernie cervicale aux conséquences neurologiques alarmantes et une fracture insolite de l’orteil, le natif de Marseille a vécu une saison en apnée avant de retrouver le sourire.
« Je ne pouvais plus bouger la tête » : l’angoisse de la hernie
Tout bascule en octobre dernier, après une rencontre face à Paris. Alors que le match s’était déroulé sans incident apparent, la douleur foudroie le joueur une fois rentré chez lui. Le diagnostic est lourd : une hernie cervicale qui le cloue au lit, dépendant de l’aide de sa compagne pour le moindre mouvement.
Il s’est confié dans les colonnes de La Dépêche :
« En octobre, après le match contre Paris, je sors du stade et tout va bien. Une fois chez moi, je ne pouvais plus bouger la tête. […] C’était compliqué. Pendant un mois, je n’ai vraiment rien fait, si ce n’est regarder le téléphone pour rester en contact avec les lancements de jeu et autres. »
Un bras paralysé et des haltères de 3 kilos
Plus inquiétant encore pour un rugbyman de haut niveau, la blessure touche les nerfs, entraînant une perte totale de sensation et de force dans le membre supérieur gauche. La rééducation a été un combat contre son propre corps pour réapprendre des gestes élémentaires.
« Au début, je bossais sur des haltères de 3 kilos. […] En fait, j’avais mon nerf écrasé, et je ne sentais ni mon triceps, ni ma main, ni l’arrière du bras. Je n’avais pas de force. Même plus tard, je travaillais à 50 kilos d’un côté, et 7 de l’autre. »
Pour s’en sortir, Colonna a dû faire appel à un spécialiste des nerfs en complément du staff médical du CO : « Ça m’a beaucoup aidé, car ce sont des endroits du corps qui restent assez délicats. […] Ce n’est pas évident de travailler avec un maximum qui n’est pas le vôtre en réalité. »
La tuile finale : « J’avais le doigt coupé en deux »
Alors que le retour aux cervicales était acté, une blessure beaucoup plus commune mais handicapante est venue jouer les prolongations : une fracture du petit orteil qualifiée de « nulle » par le joueur, mais qui l’empêchait « d’enfiler des chaussures ».
S’amusant de la version de son manager Xavier Sadourny qui affirmait qu’on lui avait simplement « marché sur le pied », le Corse d’origine a tenu à préciser la gravité de la lésion : « Ne dites pas ce qu’a dit le coach, on dirait que je n’avais rien ! […] J’avais le doigt coupé en deux, une phalange en plus. »
Désormais de retour dans la rotation et malgré des douleurs résiduelles au bras lors de ses lancers en touche, Pierre Colonna compte bien croquer dans cette fin de saison.
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