Mais comment vont faire les Bayonnais pour résister aux Tigers avec une équipe totalement remodelée ?
Mais comment vont faire les Bayonnais pour résister aux Tigers avec une équipe totalement remodelée ?
Le samedi 10 janvier 2026 à 1:22 par David Demri
0 Commentaire
Publicité
Secoué sportivement et structurellement après une semaine agitée, l’Aviron Bayonnais se déplace à Leicester samedi (21h) pour la troisième journée de Champions Cup.
La rencontre arrive dans un contexte particulier : sept défaites consécutives à l’extérieur, une correction à Montpellier (62-22), l’intervention ferme du président Philippe Tayeb et l’intégration de Jean Monribot dans le staff pour co-gérer la touche.
L’effectif envoyé à Welford Road est largement remanié. Plusieurs cadres sont laissés au repos, l’infirmerie reste fournie et plus d’une dizaine d’Espoirs sont intégrés au groupe. Le résultat n’apparaît pas comme la priorité absolue. Ce déplacement doit d’abord servir à relancer une dynamique interne avant la reprise du Top 14.
Un groupe qui cherche à se reconnecter
Arthur Iturria, capitaine, résume l’état d’esprit après ces dernières semaines. « Il faut que l’on retrouve des connexions », glisse-t-il via Ici Pays Basque. Le deuxième ligne insiste sur le travail plus que sur le discours. « On doit se reconnecter, retrouver les sensations de l’année dernière. Ce n’est pas en restant dans la plainte qu’on va avancer. »
Pour les joueurs de devoir comme Guillaume Martocq, il n’y a pas d’ambiguïté sur les responsabilités. « À Montpellier, c’est nous qui avons fauté. Il faut se rassurer sur le contenu et sur notre état d’esprit. C’est à nous de nous remettre en question. » Le voyage en Angleterre, dans le froid et face à une formation habituée au combat, est perçu comme une opportunité. « C’est le match parfait pour resserrer le groupe et nous remettre dans un bon état d’esprit. Quand tu te retrouves dans une période difficile, c’est là que tu vois la force du groupe. »
Les jeunes à l’épreuve
Ce déplacement sert aussi de vitrine aux Espoirs. Baptiste Tilloles, 20 ans, sera associé à Boyle-Tiatia pour former la charnière, tous deux 19 ans. « Ce n’est pas le contexte le plus simple, mais c’est une opportunité de montrer ce qu’on vaut », analyse le demi de mêlée. Les objectifs du jeune ne diffèrent pas de ceux du reste du groupe. « Il faut qu’on se rassure sur les choses simples de ce sport : l’état d’esprit, la conquête. Il faut qu’on trouve une osmose de groupe, pour arriver face à Castres le plus prêt possible. »
Le match dans la ligne de mire avant Castres
Dans le staff, l’accent est mis sur les fondamentaux. « La discipline, la conquête, la gestion des temps… surtout à l’extérieur », liste l’entraîneur Gerard Fraser. « Si on peut mettre de l’importance sur ça, au moins dans les 30 premières minutes… après, on ne sait jamais. » L’arrivée de Jean Monribot au poste de spécialiste de la touche ajoute une dimension supplémentaire. « Jean apporte une expertise. C’est un signe de remise en question, un renouvellement », apprécie Fraser. Iturria y voit également un ajustement utile. « C’est une vision différente qui peut nous permettre de progresser dans ce secteur. »
Le déplacement à Leicester ne s’annonce pas comme un voyage confortable. Bayonne ne s’en cache pas. Mais dans la chronologie sportive du club, il intervient avant ce que tout le monde considère en interne comme le premier objectif : la réception de Castres le 24 janvier au stade Jean-Dauger.
Publicité
0 Commentaire
