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Maxime Mermoz brise le silence sur son calvaire : « C’était de la survie 24 heures sur 24 »

Maxime Mermoz brise le silence sur son calvaire : « C’était de la survie 24 heures sur 24 »

Le vendredi 1 mai 2026 à 18:55 par David Demri

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L’ancien international français Maxime Mermoz, quadruple champion d’Europe et double champion de France, a décidé de lever le voile sur le « calvaire » qu’il endure depuis 2015.

Victime d’un handicap lourd et désormais reconnu officiellement par la MDPH, l’ancien centre cherche à sensibiliser le public sur les souffrances cachées derrière les apparences du sport de haut niveau.

Une pathologie liée aux chocs du rugby

Maxime Mermoz souffre d’une rupture hématolabyrinthique, une pathologie de l’oreille interne diagnostiquée en 2022.

Cette affection provoque des acouphènes et des vertiges permanents, décrits par le joueur comme des « fissures » qui s’aggravent avec les émotions et les impacts physiques.

L’origine de ce mal est, selon les spécialistes, directement liée à sa carrière de rugbyman et aux chocs répétés subis pendant trente ans. Mermoz se souvient notamment d’un coup de poing reçu dans l’oreille lors de la finale de la Coupe du monde 2011, qui lui avait percé le tympan.

Les premiers symptômes graves se sont manifestés en 2015, lorsqu’il a été retrouvé au sol après un stage avec le RC Toulon.

Des années de « survie » dans l’ombre

Entre 2017 et 2022, la vie de l’ancien joueur a basculé dans ce qu’il qualifie de « survie » permanente, 24 heures sur 24.

Cette période a été marquée par une dégradation physique et mentale sévère :

  • Son poids est passé de 95 kg à 84 kg.

  • Lors de son passage au Stade Toulousain (2018-2020), il restait enfermé chez lui du matin au soir, luttant contre l’épuisement.

  • Il utilisait des filtres sur ses photos de réseaux sociaux pour masquer sa fatigue et maintenir un « faux-semblant » de normalité.

Même après sa retraite, alors qu’il débutait comme consultant à la télévision, il devait composer avec des vertiges amplifiés par les lumières des plateaux, restant parfois assis car incapable de tenir debout.

Un traitement risqué et une libération par la parole

Le calvaire n’est pas terminé pour l’ancien international de 39 ans, qui subit toujours des crises de fatigue intense et des vertiges.

Pour atténuer les symptômes, il reçoit régulièrement des injections de cortisone directement dans l’oreille afin de réduire l’inflammation. Ces interventions comportent des risques pour son audition, déjà partiellement dégradée du côté gauche depuis 2016.

Aujourd’hui, Maxime Mermoz vit cette prise de parole comme une thérapie. La reconnaissance officielle de son handicap lui permet de ne plus se cacher et d’expliquer plus simplement ses états de fatigue persistants.

Malgré les séquelles, il refuse d’exprimer de la rancœur envers le rugby, un sport qui, selon ses mots, « lui a tout donné ».


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Le Rigaou 1 mai 2026 at 19h- Répondre

    Bien triste pour Maxime qui a toujours eu un bon comportement avec nous et un grand joueur.

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  2. et patati et patata 1 mai 2026 at 21h- Répondre

    Très émouvant le calvaire qu’il subit …
    Un sacré joueur qui a jamais triché et toujours tout donné. Super mentalité .
    J’espère que ça va s’améliorer Maxime ….
    Courage ..

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  3. D'Affieux Paul 2 mai 2026 at 12h- Répondre

    Super mentalité Médard, peut-être, en tout cas je me souviens qu’il n’était pas toujours très bienveillant avec ses pairs