Mourad Boudjellal : « Patrice Collazo ? Au RCT, la pression de la réussite l’avait plombé »
Mourad Boudjellal : « Patrice Collazo ? Au RCT, la pression de la réussite l’avait plombé »
Le samedi 13 juin 2026 à 21:45 par David Demri
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Patrice Collazo a laissé éclater son émotion samedi soir après la qualification du Racing 92 pour les barrages du Top 14. Une image rare pour un manager souvent décrit comme dur et exigeant.
Son ancien adjoint Vincent Etcheto résume parfaitement le personnage via Sud-Ouest, évoquant un homme « aux petits yeux noirs, à la barbe de quelques jours, et dont on dirait qu’il est tout le temps bougon ou en colère ».
Après plusieurs années compliquées, l’ancien manager de La Rochelle retrouve pourtant les phases finales.
Le Racing 92 transformé par la méthode Collazo
Arrivé pour sauver un Racing 92 en difficulté après l’échec de Stuart Lancaster, Patrice Collazo a progressivement remis le club francilien sur les rails.
Pour Vincent Etcheto, sa recette reste toujours la même :
« Il fait toujours ses petits trucs à lui. Il change les mecs de postes, en remet en confiance comme Romain Taofifenua ou Antoine Gibert, aligne des gros porteurs de balle, insiste sur la conquête… Son Racing est équilibré et pragmatique, comme une équipe de coupe. »
Cette identité s’est encore vérifiée lors de la démonstration réalisée à Clermont (41-13), qui a définitivement lancé le Racing vers les phases finales.
« Il a réussi à créer un vrai lien avec ses joueurs »
Au fil des années, Patrice Collazo semble également avoir évolué dans sa manière de manager.
Son ancien président au RCT, Mourad Boudjellal, estime que le technicien n’est plus tout à fait le même.
« Il revient souvent à Toulon, et je vois quelqu’un de différent. Il est moins sur la défensive, plus ouvert aux autres. Patrice, c’est un perfectionniste, un mec qui évolue en bien. Au RCT, la pression de la réussite l’avait plombé. Là, il a réussi à créer un vrai lien avec ses joueurs. »
Un changement qui semble porter ses fruits.
Etcheto dévoile les secrets de son fonctionnement
Au Racing 92, Patrice Collazo bénéficie également d’une grande liberté dans la construction de son projet.
Une situation idéale pour un entraîneur réputé pour son sens du détail.
« Patrice a besoin d’être chef d’un projet. Et il est super carré, il veut que tout soit planifié et calibré, du contenu des entraînements à l’analyse de l’adversaire. Il ne laisse rien au hasard. Ça me faisait marrer quand les médias parlaient de la moyenne de Jiff au Racing. Il est dans la maîtrise. Pareil dans le vestiaire : il ne fait pas copain-copain avec tout le monde, ce n’est pas son rôle, mais il les connaît tous par cœur et il sait toucher juste. »
Samedi, à Pau, Patrice Collazo disputera seulement les deuxièmes phases finales de sa carrière de manager. Une récompense pour celui qui a une nouvelle fois réussi à remettre un club en difficulté sur de bons rails.
9 Commentaires


Collazo il est en demi avec Azam Tao Tuisova et Michalack
Tout ce qui nous a manqué cette saison non ?
Contrairement à ce que beaucoup ont dit ici, il ne doit pas être si nul ce manager…
Certains grincheux, on ne les entends pas trop là, car même quand il ne faisait pas beau, c était la faute à patoche !!!
Bravo à lui et à tout le club. Bien sûr qu’on peut se rater en tant qu’entraineur dans un club et ne pas être nul pour autant. En tout cas moi j’adore les histoires d’outsider, de revanchards, je mise donc sur un Stade Français / Racing pour la finale.
Peut être aussi qu’il s’est servi de ses échecs pour apprendre et s’améliorer ? Et il a aussi un staff complet quand à Toulon Il voulait tout gérer
« Ses échecs »…… Tu oublies que si MB a été le chercher c’etait suite à sa réussite à LR…… où il gérait également beaucoup de chose……Le problème n’était pas Patrice, puisque lui parti, le problème est toujours là……… Pas certain que l’apès PM soit plus brillant….
Oui mais à Toulon c était vraiment pas bon . Attendons de voir pour le moment il surfe . Mais après ?
Vous pouvez quand même admettre, où juste comprendre, que parfois on ne réussi pas à cause d’éléments extérieurs, d’un environnement peu propice ou de situations particulières, qui n’ont rien à voir avec ses propres compétences ?
Pour mémoire, l’année ou il est stoppé par le Covid nous pointions à la 4eme place.
Pour ceux qui remettraient encore en doute ses compétences et sa capacité à créer un groupe homogène et performant. Ce n’est pas parce que l’on connait un échec quelque part qu’on est nul partout, bref comprend qui veut bien comprendre. Ce qui est sûr c’est que l’être humain, et on le voit ici dans notre sport et surtout cette saison, a toujours besoin d’un bouc émissaire pour évacuer sa propre frustration.