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« On avait vraiment ramassé » : Le LOU veut laver l’affront face au RCT

« On avait vraiment ramassé » : Le LOU veut laver l’affront face au RCT

Le jeudi 26 février 2026 à 23:38 par David Demri

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Le 1er novembre dernier, le souvenir reste cuisant pour les supporters lyonnais.

Largement dominé sur la pelouse de Mayol par le RCT, le LOU traversait alors une période de doute profond. Karim Ghezal, qui se souvient parfaitement de cet épisode, met en perspective le chemin parcouru.

Il s’est confié dans les colonnes du journal Le Progrès :

“On sortait d’une défaite à domicile contre La Rochelle. Les Toulonnais étaient alors premiers du championnat et n’avaient pas eu pitié de nous. On avait vraiment ramassé”, avant d’ajouter : “Mais tout va très vite en Top 14…”

Quatre mois plus tard, la dynamique s’est inversée. Alors que Toulon peine à rester dans le Top 6, Lyon affiche une régularité nouvelle et une ambition retrouvée, portée par une remise à plat globale du projet sportif.

Un renouveau basé sur le travail de fond

Ce changement de visage ne doit rien au hasard. Entre une préparation estivale repensée, un stage fructueux en Afrique du Sud et une gestion du temps d’entraînement plus rigoureuse, le club a entamé sa mue.

Félix Lambey, cadre de cette équipe, tempère cependant l’idée d’un succès immédiat :

“Notre renouveau remonte même plus loin. Malgré nos défaites à Bayonne ou à Castres en fin d’année, on avait réalisé de bonnes performances. Mais c’est vrai qu’on est bien mieux depuis qu’on a remis certaines choses à plat.”

Des joueurs plus acteurs, un staff plus proche

Le changement de paradigme est visible dans l’organisation quotidienne. Le staff a prolongé la présence des joueurs au centre d’entraînement, favorisant un climat de travail plus propice aux échanges.

Ethan Dumortier explique cette bascule :

“Ça nous permet de partager un peu plus que des entraînements sur le terrain et de passer plus de temps libre ensemble, mais aussi d’avoir plus d’échanges avec les coachs en individuel et de faire plus de travail vidéo, confie Ethan Dumortier. On a le loisir de pouvoir faire toutes ces spécificités qu’on bâclait sans doute un petit peu. On était jusqu’alors trop consommateurs de notre travail et pas assez acteurs. Aujourd’hui, chacun prend un peu plus ses responsabilités.”

Karim Ghezal complète cette analyse, mettant l’accent sur l’immatériel :

“On travaille aussi sur l’identité et l’appartenance au LOU, précise Karim Ghezal. C’est un boulot invisible, mais important. Tous les clubs jouent à peu près le même rugby. Ce qui fait la différence, c’est l‘état d’esprit. Et je pense qu’on construit des choses aujourd’hui qui vont nous servir pour l’avenir, parce qu’on est au début d’un nouveau cycle.”

Construire pour l’avenir

Félix Lambey, fort de sa douzième saison au club, prône la patience face aux ambitions de titres prématurées.

Pour lui, le salut passe par une conscience aiguë du niveau actuel de l’équipe et une confiance accordée à la jeunesse :

“Ça fait trois ans qu’on évoque le Top 6 en début de saison. Mais on a perdu des joueurs importants, comme Jean-Marc (Doussain) et Toby (Arnold , et on a changé de staff quasiment tous les ans. Alors, parler de gagner le Bouclier ou même de jouer une demi-finale, ça n’a aucun sens. Il faut que tout le monde soit conscient du niveau actuel de notre équipe, en train de se reconstruire. On est sur le bon chemin, parce que le LOU a la chance d’avoir une génération de jeunes joueurs talentueux qui doit lui permettre de se projeter sur les deux ou trois années à venir”

Samedi, la réception de Toulon sera le test idéal pour vérifier si ces fondations sont suffisamment solides pour résister à l’exigence du haut niveau.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Barto 27 février 2026 at 08h- Répondre

    Il est clair que Lyon est nettement plus performant que nos pauvres fantômes du Circus Epad RCT…

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