Image par défaut

« On est tous un peu abattus » : Les Toulousains la tête dans le seau avant de défier Castres

« On est tous un peu abattus » : Les Toulousains la tête dans le seau avant de défier Castres

Le vendredi 17 avril 2026 à 19:12 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

La semaine d’entraînement du Stade Toulousain a été compliquée à en croire les propos émis par le staff du club de la Ville Rose, ce jeudi, en conférence de presse.

Le groupe toulousain a beaucoup de difficulté à digérer la défaite concédée contre l’UBB, en quart de finale de la Champions Cup.

Interrogé par Midi Olympique, Jean Bouilhou a fait un point sur la situation.

Il confirme que tous les joueurs sont abattus depuis cette défaite Européenne. Extrait:

Comme toujours après une grande défaite, on est tous forcément un peu abattu. Mais au-delà des émotions négatives, et pendant que les joueurs étaient au repos lundi et mardi, on a essayé de se poser les bonnes questions au sein du staff, justement pour essayer de progresser.

Ces défaites-là sont toujours des moments de vérité, où on voit notre rugby en réel. Il fallait peut-être qu’on remette des choses à plat aussi entre nous.

Il estime que ses joueurs se sont pourtant envoyés lors de ce quart de finale. Extrait:

Ils se sont envoyés (sic) comme il le fallait. Mais il nous a quand même manqué pas mal d’ingrédients collectifs, pour être plus dominants, notamment sur la première partie du match. Après, sur la deuxième partie, pour être plus froid et mieux gérer les cartons. Même si on ne prend pas trop de points, on a laissé beaucoup d’énergie. Il faut qu’on travaille, staff et joueurs, là-dessus.

Ce n’est pas la première fois qu’on vit cette situation, et on a par le passé réussi à retrouver la cohésion dans ces périodes-là. Le match de Bristol nous a peut-être rassurés un peu faussement sur notre rugby réel. Et là, Bordeaux nous l’a mis en pleine figure. C’est la vertu de la défaite.

Selon lui, son équipe a trop vendangé dans les zones de marque pour espérer s’imposer. Extrait:

Ce qu’il en ressort, c’est toujours notre difficulté à marquer proche des lignes. On l’avait déjà vu au Stade Atlantique (à Bordeaux en Top 14, NDLR) il y a quelques semaines. Là, pour d’autres raisons et notamment sur la partie touche qui me concerne, on n’a pas été consistant. On a manqué de percussion ou de maîtrise, que ce soit sur nos ballons portés ou en défense. C’est vraiment le gros point noir du match, pour nous les avants, et moi particulièrement. On est plutôt bien dans ce secteur-là, mais il faut avouer que Bordeaux, sur ce coup, a bien joué sa partition.

Dès mardi, tous les joueurs ont remis les choses à plat pour essayer de repartir du bon pied et tout miser sur le Top 14. Extrait:

Oui, la journée de reprise s’est bien passée. On a remis les choses à plat avec les joueurs. Je crois qu’on a tous conscience, eux comme nous, d’être un peu passé à côté. L’an passé, on avait réussi à faire un bon match derrière, contre Toulon (à Marseille, NDLR), en se remobilisant fortement. On a senti une belle énergie collective, en tout cas. Mais il est certain que le déplacement à Castres n’est pas le plus simple à préparer. On va se concentrer sur nos manques du moment et essayer de repartir de l’avant.

On a eu la tête en bas pendant quelques jours, et il faut qu’on la redresse. La vertu de ce rugby, de ce Top 14, de cette Coupe d’Europe, c’est qu’après une défaite, il faut vite se relever, parce qu’un match arrive en suivant. On n’a pas trop le temps de cogiter, on doit vite remettre les choses à plat, et on va repartir de l’avant, face à notre ennemi de toujours (sourire). Un adversaire qui est à côté de chez nous, qui sait très bien se préparer à jouer contre nous. On gagne rarement chez eux. On va dire qu’on n’a rien à perdre, donc on va se jeter dans la bataille.

Il estime que son groupe doit réellement progresser lors des matches à l’extérieur. Extrait:

Si on regarde dans le détail des matchs, on maîtrise surtout les matchs à domicile, avec toujours des victoires assez fleuves. Mais, à l’extérieur, on perçoit un peu la même chose qu’en Champions Cup. On perd à Montpellier la deuxième journée, à Pau en fin du match, à Bayonne en fin du match, à Perpignan en fin du match. Il y a des similitudes.

À domicile, on a fait de très bons matchs. Mais on se rend compte qu’à part la très belle victoire au Stade français, les matchs à l’extérieur n’ont pas tous été vraiment aboutis. Un autre nous attend, et c’est un vrai défi. On va voir si l’équipe est capable de répondre, notamment sur ce qu’on a pointé, à savoir ces deuxièmes mi-temps qui nous font défaut depuis pas mal de temps. À Glasgow, aux Saracens, et sur tous ces matchs à l’extérieur en Top 14. Il y a un vrai sujet là-dessus, donc on va s’atteler à être bien présents, notamment sur ces secondes mi-temps.

Il y a peut-être une partie physique mais les remplaçants, quand ils entrent, sont frais, donc le problème ne semble pas spécialement venir de là. Est-ce d’ordre mental ? Quand le bras de fer s’annonce en première mi-temps, que le score est serré, est-ce qu’on arrive à y résister ? C’est l’interrogation. Et Castres a typiquement le profil d’équipe à engager des bras de fer.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

0 Commentaire