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« On fait parfois n’importe quoi… » Les confidences étonnantes des Toulousains avant la finale

« On fait parfois n’importe quoi… » Les confidences étonnantes des Toulousains avant la finale

Le samedi 27 juin 2026 à 17:31 par David Demri

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Le captain run est souvent présenté comme une simple formalité.

Pourtant, à la veille d’une finale de Top 14, cette dernière séance sur la pelouse du Stade de France permet aux joueurs de peaufiner les derniers réglages… mais aussi de se mettre dans les meilleures dispositions avant le grand rendez-vous. Les Toulousains ont levé le voile sur ce rituel bien particulier.

Le dernier rendez-vous avant le grand soir

Vendredi après-midi, le Stade Toulousain a pris possession de la pelouse du Stade de France pour son ultime entraînement avant la finale face à Montpellier.

Pour Paul Mallez, cette séance n’a rien d’un véritable entraînement physique comme il l’explique pour La Dépêche :

« C’est une répétition générale, mais le gros du travail est déjà fait. »

Comme la semaine précédente, les trois-quarts ont effectué la séance avec des maillots du TFC, tandis que Joe Tekori s’est chargé de l’ambiance musicale avec son imposante enceinte diffusant notamment Eminem, David Guetta et de la house.

Des automatismes… mais aussi des repères

Au-delà de l’aspect symbolique, cette ultime séance sert à revoir les bases une dernière fois.

Dorian Aldegheri détaille le déroulement de ce fameux captain run.

« Nous, les avants, on fait un toucher, et les trois-quarts, ils font un foot. Et après, on bosse les touches et on revoit les combinaisons. Bon, c’est vrai que ça fait du bien de se remettre les trucs en tête… Mais ça sert aussi beaucoup à se mobiliser et à être ensemble pour se reconnecter. Ça permet aussi de prendre ses marques dans le stade. Ça nous évite de découvrir les lieux au moment du match, là au moins, on a nos repères. »

Le pilier toulousain nuance toutefois cet avantage.

« Quand le stade est plein, cela n’a quand même rien à voir. »

Une séance qui ne prédit absolument rien

Le captain run est aussi l’occasion de basculer mentalement vers la compétition.

Paul Mallez explique que les séquences rugby restent très limitées.

« Lors de la partie rugby, il y a un quart d’heure de touche et dix minutes de lancement tous ensemble. Il y a des mises en place où je ne touche pas un ballon. Je ne risque pas de faire un en-avant. »

Mais contrairement à ce que certains pourraient penser, la qualité de cette dernière séance ne présage absolument pas du match du lendemain.

Dorian Aldegheri en sourit encore.

« J’avoue que des fois, on fout tout à côté, on fait je sais pas combien d’en-avants au captain run, bref, c’est nul et derrière, on fait un match de fou. Et des fois, on fait un entraînement parfait et on passe à côté lors du match… Il n’y a pas de vérité, en fait. C’est mon avis. »

À quelques heures de défier Montpellier, le Stade Toulousain sait donc que tout le travail est déjà derrière lui. Ce dernier passage sur la pelouse du Stade de France sert surtout à retrouver des automatismes, prendre ses repères… et faire monter doucement la pression avant le choc pour le Bouclier de Brennus.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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