« On se pose beaucoup de questions » : Pierre Mignoni face à l’énigme des blessures au RCT
« On se pose beaucoup de questions » : Pierre Mignoni face à l’énigme des blessures au RCT
Le vendredi 24 avril 2026 à 15:47 par David Demri
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Alors que l’infirmerie du Rugby Club Toulonnais ne désemplit pas, le manager Pierre Mignoni a apporté des précisions sur l’état de santé de ses cadres.
Entre la fin de saison de Gabin Villière et les forfaits pour la réception de Bayonne, le staff varois tente de comprendre les raisons de cette série noire tout en adaptant sa méthode de travail.
Ollivon et Ribbans : de la précaution par nécessité
Si l’absence des deux leaders Charles Ollivon et David Ribbans pour le match de ce samedi a de quoi inquiéter les supporters, Pierre Mignoni se veut rassurant sur la gravité des blessures, tout en admettant qu’il n’a d’autre choix que de les préserver.
Il s’est confié en conférence de presse :
« Charles Ollivon a toujours un petit truc et David Ribbans souffre du dos. De la précaution ? Moui… Je ne peux pas les faire jouer. Si c’est grave ? Non, mais je ne peux pas les faire jouer, donc voilà. Et Setariki Tuicuvu est en reprise. Il n’est pas encore à 100%. »
L’énigme des ligaments croisés : « Il y en a de partout »
Interrogé sur la grave blessure de Gabin Villière (rupture des ligaments croisés), le manager toulonnais a exprimé son désarroi face à la multiplication de ces traumatismes dans le rugby moderne.
Il pointe du doigt plusieurs facteurs potentiels, tout en soulignant que ce fléau touche l’ensemble des clubs :
« Sur les croisés de Villière ? Il y en a de partout. On cherche le pourquoi du comment, on se pose beaucoup de questions. Mais ça joue de malchance, des surfaces qui changent, il y a plein de raisons que l’on peut donner. »
Le renforcement des « BI » : un travail de précision
Pour tenter de limiter ces risques, le RCT va intensifier une méthode de prévention déjà en place, centrée sur les fragilités spécifiques de chaque joueur.
Ce travail de fond vise à solidifier les articulations les plus sollicitées par les chocs et les changements d’appuis :
« En interne, on va encore renforcer ce travail avec ce qu’on appelle des « BI », à savoir des besoins individuels. C’est un travail très spécifique sur les épaules, les genoux, les chevilles… On peut que renforcer cela encore plus. Après, il n’y a pas qu’à Toulon. »
Cette approche personnalisée sera la clé pour le club varois s’il veut conserver ses forces vives pour les échéances décisives qui arrivent, tant en Top 14 qu’en Champions Cup.
6 Commentaires


On part bien sûr du postulat que les joueurs pros ont une bonne hygiène de vie.
Ensuite:
Enlever les pelouses hybrides et vous verrez comme par magie baisser le nombre de croisés.
Ajouter à cela la muscu à outrance et forcement à un moment donné le tendon ou le ligament ne suit plus et pète.
Dernier facteur la fréquence et l’intensité des matchs.
Eric
On a une hybride l année prochaine. Si ton diagnostic est bon ça promet.
Qu’il fasse venir un membre du médical.
Je regarde la conférence ça le gonfle de répondre aux questions et ne va pas en profondeur sur les blessés.
Y a de quoi faire dans la prévention à mon sens.
J’espère me tromper mais je pense que je suis pas loin du compte.
Eric
Il semble que se soit plutôt les synthétiques qui posent problèmes. Peut être faudrait il harmoniser les pelouses du top 14 et de la pro D2.
Les staffs maîtrisent ce que font les joueurs dans le club, mais à l’extérieur ?
N’y a-t-il pas d’autres sports qui sollicitent les genoux ?
Le tennis, le badminton, le paddle, le squash, le futsal…?