Pourquoi le RCT se retrouve, sans le vouloir, au coeur des élections municipales
Pourquoi le RCT se retrouve, sans le vouloir, au coeur des élections municipales
Le jeudi 12 mars 2026 à 23:23 par David Demri
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À Toulon, la campagne des élections municipales prend une tournure particulière depuis le début de l’année. Entre déclarations politiques et interventions de figures emblématiques du rugby local, le débat public s’est progressivement mêlé à l’univers de l’ovalie.
Tout a véritablement commencé le 9 janvier, lorsque la députée du Var Laure Lavalette a dévoilé le nom de son premier colistier pour les municipales. Elle a choisi de s’entourer de David Gérard, ancien deuxième ligne international passé notamment par Toulouse, Northampton et le Racing.
Natif de la région toulonnaise et formé sur les bords de la rade, Gérard possède également une solide expérience sur les bancs de touche, après des passages comme entraîneur à Béziers, Lyon, Montauban ou encore au Portugal. Dans la liste baptisée « Un avenir à Toulon », il occupe la deuxième position.
Dans les colonnes de La Dépêche du Midi, le technicien expliquait sa démarche :
« Laure Lavalette est venue me chercher avant l’été, m’a présenté son projet, ce qu’elle voulait faire […] J’ai surtout essayé de connaître la personne, parce que pour moi c’est important. Le deal avec elle, c’est déjà de n’être encarté nulle part. Et je ne serai encarté nulle part. »
Le RCT tient à garder ses distances
Quelques jours plus tard, la présence de Bernard Lemaître au premier rang d’une réunion publique organisée au Palais Neptune a alimenté les discussions. Le président du Rugby Club Toulonnais semblait alors afficher un soutien à la candidate.
Face aux interrogations, le club varois a rapidement tenu à clarifier sa position dans un communiqué :
« Le Rugby Club toulonnais souhaite informer l’ensemble de ses supporters, partenaires et sympathisants que le club, par l’intermédiaire de son président ou d’un représentant, assistera à au moins une réunion publique organisée par chacun des candidats. »
Autrement dit, le RCT entend rester à équidistance de toutes les sensibilités politiques engagées dans la campagne.
Mourad Boudjellal entre à son tour dans l’arène
La campagne a connu un nouveau rebondissement quelques jours plus tard. Le 24 janvier, l’ancien président emblématique du RCT Mourad Boudjellal a annoncé son implication dans le débat municipal.
Cette prise de position faisait suite aux déclarations politiques qui avaient animé les premiers jours de campagne. L’ancien patron du club toulonnais a finalement choisi de soutenir Michel Bonnus, sénateur et figure locale issue des Républicains.
Michel Bonnus possède lui aussi un lien fort avec l’histoire du rugby toulonnais. Ancien joueur et entraîneur du RCT, il appartient à une famille profondément ancrée dans l’histoire du club : son grand-père Michel Bonnus et son oncle Firmin Bonnus avaient notamment porté le brassard de capitaine dans les années 1930.
Le projet de nouveau stade relance le débat
Le rugby a fait une nouvelle apparition dans la campagne début mars. Le 4 mars, Bernard Lemaître a présenté un projet de nouveau stade pour Toulon, relançant le débat sur l’avenir du stade Mayol.
Selon le président du RCT, l’enceinte historique serait aujourd’hui devenue vieillissante et peu adaptée aux exigences modernes. Il estime également qu’une rénovation coûterait beaucoup plus cher que la construction d’un nouvel équipement.
D’après ses estimations, la rénovation de Mayol pourrait atteindre 400 millions d’euros, contre environ 200 millions pour un stade entièrement neuf.
Pour l’instant, aucun des candidats en lice pour la mairie de Toulon ne s’est publiquement déclaré favorable à ce projet. Les discussions restent ouvertes et devraient continuer d’alimenter la campagne dans les semaines à venir.
6 Commentaires


Franchement je pense qu’ont a d’autres priorités que de parler d’un nouveau stade ou pas pendant des élections , demander aux personnes qui sont déjà à découvert le 15 du mois !
Après que le RCT se retrouve au coeur des municipales n’a rien d’anormal.
Il aurait fallu s’inquiéter si ça n’avait pas été le cas.
Le RCT est quoi qu’il arrive un acteur socio-économique majeur de l’agglomération. Il est logique que son avenir soit au coeur des débats. Un candidat maire éludant totalement serait dans l’erreur totale.
Il est crucial de prendre les bonnes décisions. Aussi bien pour la ville, l’agglo, le club que la population.
Il faut faire le moins cher. Ou ne rien faire , mais le dire ouvertement. Oui on peut vivre avec un rct en pro d2. Encore une leçon de courage de ces candidats. ça promet pour toulon qui a déjà pris du retard sur toutes les agglomérations de même taille.
Je suis pour ma part pour un nouveau stade .
Bien sûr qu’il faut un nouveau stade à Toulon hormis le quart de virage qui a été rénové le reste reste à désirer,….