Pourquoi les All Blacks ont laissé filer Ben Tameifuna ? La raison enfin révélée
Pourquoi les All Blacks ont laissé filer Ben Tameifuna ? La raison enfin révélée
Le jeudi 21 mai 2026 à 19:23 par David Demri
Publicité
À quelques jours de la finale de Champions Cup face au Leinster, Ben Tameifuna s’avance encore comme l’un des hommes forts de l’Union Bordeaux-Bègles.
Pourtant, la carrière du pilier droit tongien aurait pu prendre une toute autre dimension bien plus tôt… sous le maillot des All Blacks.
Ce jeudi soir, le journal L’équipe révèle pourquoi Ben Tameifuna n’a finalement pas percé avec les Blacks.
Ben Tameifuna appartenait à une génération dorée néo-zélandaise
Avant de devenir une figure incontournable du Top 14, Ben Tameifuna faisait partie des plus grands espoirs du rugby néo-zélandais.
En 2011, il remporte la Coupe du monde U20 avec les Baby Blacks aux côtés de joueurs comme Beauden Barrett, Sam Cane, Brodie Retallick ou encore Codie Taylor.
Titulaire lors de plusieurs rencontres, il marque même un essai en finale contre l’Angleterre :
« Une équipe construite sur une capacité inouïe à travailler les uns pour les autres. Brodie et moi, on avait commencé ensemble dans la province de Hawke’s Bay. Je le liftais en touche, lui poussait derrière moi en mêlée. On était les cellules d’un même corps humain. »
Même aujourd’hui, Beauden Barrett garde une admiration immense pour son ancien partenaire :
« D’abord, il a un coeur en or, sa lumière éclaire un vestiaire. Et puis, quel joueur ! Pas seulement puissant en mêlée ou pour porter le ballon, il est incroyablement talentueux balle en main et avec le pied. »
Des troubles du sommeil ont bouleversé sa carrière
Mais alors qu’il semblait promis aux All Blacks, la trajectoire de Tameifuna a brutalement dévié. À plusieurs reprises, le pilier manque des rendez-vous importants après ne pas s’être réveillé à temps.
La raison ? De sévères apnées du sommeil.
Sans son appareil respiratoire, Tameifuna ne parvient quasiment pas à dormir normalement.
Son ancien entraîneur Tom Coventry raconte :
« Ben Tameifuna souffre de sévères apnées du sommeil. Il lui faut dormir avec un masque relié à un appareil qui régule l’air dans ses voies respiratoires. Sans cet appareillage, il ne parvient à atteindre un sommeil profond que très tardivement. »
Brad Weber, ancien coéquipier du Tongien, se souvient lui aussi de nuits très compliquées :
« Ben ronfle très fort. Sans son masque, il pouvait faire des apnées d’une minute trente. C’est grave et extrêmement inconfortable. »
Les All Blacks n’ont jamais totalement compris son fonctionnement
À cette époque, beaucoup voient surtout en Tameifuna un joueur désinvolte.
Son entourage regrette encore aujourd’hui que certaines difficultés personnelles n’aient jamais réellement été prises en compte.
« Les gens vous jugent paresseux. Vous ne l’êtes pas. J’étais amer envers les All Blacks : ils n’ont pas pris en compte cette dimension. », explique Tom Coventry.
Le pilier souffrait également physiquement pour répondre aux standards athlétiques imposés par la Nouvelle-Zélande.
« Alors ils l’ont surtout mis sur un vélo pour perdre du poids », regrette encore son ancien coach.
Même dans le vestiaire, son côté atypique détonnait.
Lima Sopoaga se souvient notamment :
« Certains le disaient électron libre, franc-tireur. Lui avançait à son propre rythme. »
Bordeaux a permis à “Big Ben” de s’épanouir
Malgré tout, tous ceux qui l’ont côtoyé continuent de voir en lui un joueur hors norme.
« C’est un phénomène. Il a les mains soyeuses d’un ouvreur, les appuis d’un trois-quarts, la dureté d’un flanker. », assure Sopoaga.
Installé en France depuis plus d’une décennie, Tameifuna semble aujourd’hui avoir trouvé l’environnement parfait à Bordeaux.
Brad Weber résume parfaitement ce qui fait la différence :
« Les deux équipes où il s’est le plus épanoui, ce sont les Chiefs et maintenant Bordeaux. Ils ont compris ses particularités. »
À bientôt 35 ans, “Big Ben” va désormais tenter de décrocher une deuxième Champions Cup avec l’UBB.
Une revanche magnifique pour un joueur que les All Blacks n’ont jamais totalement réussi à comprendre.
4 Commentaires


Extraordinaire joueur
Oui absolument.
Avec le gabarit qu’il a , pas loin des 150kg , il a une énergie et une tonicité d’un autre monde
Toulouse était pour le recruter à l’époque et il était parti pour y aller mais il a finalement choisi le racing car ils lui ont proposé un salaire beaucoup plus important.
C’était une anecdote donc merci au 3 connards du p. Rouge