Rien ne va plus au sein de la Fédération Néo-Zélandaise de Rugby
Rien ne va plus au sein de la Fédération Néo-Zélandaise de Rugby
Le mardi 3 mars 2026 à 20:41 par David Demri
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Le rugby néo-zélandais traverse une zone de turbulences inédite. Après l’éviction brutale de Scott Robertson en janvier dernier, la fédération continue de se vider de ses cadres historiques. Le départ nocturne de Nic Gill, préparateur physique iconique après vingt ans de loyaux services, marque la fin d’une ère.
Ce départ s’ajoute à ceux de Chris Lendrum, pilier des contrats professionnels, et de Sir Wayne Smith.
Face à ce grand remue-ménage, le président David Kirk, ancien capitaine des All Blacks en 1987, assume une stratégie de rupture. Pour lui, il était impératif de briser les habitudes et les clans qui s’étaient installés au sein du système.
Il a justifié cette transformation en déclarant :
“Nous avons besoin d’une réflexion plus large et de regards neufs”.
Un navire sans capitaine à la barre
Le paradoxe de cette refonte est qu’elle s’opère sans direction exécutive stable. La NZR est toujours en quête de son nouveau directeur général, sept mois après le départ de Mark Robinson, et le recrutement de l’entraîneur principal pour les All Blacks traîne en longueur.
Deux profils expérimentés, Jamie Joseph et Dave Rennie, sont pressentis, mais l’absence de décision officielle fragilise l’image de puissance de la fédération alors qu’elle ambitionne de transformer la marque All Blacks en une entité pesant 7 milliards de dollars.
Un calendrier 2026 sous très haute tension
Alors que les bureaux de la NZR sont en pleine restructuration, le terrain ne laissera aucun répit. La saison 2026 s’annonce comme la plus dense de l’histoire néo-zélandaise avec dix-sept rencontres programmées. Le marathon débutera dès le 4 juillet à Christchurch face à l’équipe de France.
Avec seulement quatre matchs à domicile et une série de confrontations contre les Springboks et les nations majeures de l’hémisphère nord, les All Blacks n’auront aucune phase de rodage. À dix-huit mois de la Coupe du monde 2027 en Australie, chaque faux pas sera scruté et amplifiera le sentiment d’instabilité, plaçant David Kirk sous une pression immense pour réussir ce pari de la réinvention totale.
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Quand les instances dirigeantes flinguent le sportif , on se croirait à Bayonne .