Robert Ménard : « Je n’ai plus de plaisir à voir les matches tellement je suis angoissé, tellement j’ai peur pour l’équipe ! »

Robert Ménard : « Je n’ai plus de plaisir à voir les matches tellement je suis angoissé, tellement j’ai peur pour l’équipe ! »

26 mai 2024 - 10:22

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Grâce à sa victoire contre Brive en barrage, le club de Béziers va disputer une demi-finale de Pro D2 contre Vannes.

Interrogé via Midi Libre, le maire de la ville de Béziers, Robert Ménard est revenu sur la victoire de l’ASBH.

Il savoure. Extrait:

J’étais très stressé. Je n’ai plus de plaisir à voir les matches tellement je suis angoissé, tellement j’ai peur pour l’équipe ! Même un match de l’équipe de France ne me fait jamais ça. Avec la France, je ne respire pas, je ne m’inquiète pas, je ne suis pas soucieux, je ne transpire pas de la même manière.

Je me disais « on va perdre ». Mais j’avais le souvenir du match face à Nevers en tête et je me disais, « il va y avoir un miracle » ! Et il y en a eu un.

Il a félicité les joueurs après la rencontre. Extrait:

Je leur ai dit « merci, merci, merci » ! Merci pour ce qu’ils ont fait, pour leur engagement, pour leur détermination. Ce sont eux qui remplissent le stade, qui nous font rêver. Je n’ai pas le souvenir d’une aussi belle saison. Il y a eu un mini feu d’artifice à la fin. J’avais décidé de le faire tirer, même s’ils avaient perdu, car je voulais les remercier pour leur parcours, leur dire toute notre gratitude à leur égard.

Il évoque une ambiance incroyable dans le stade. Extrait:

C’était magique. Cela faisait un souffle incroyable ! Il y avait une communion. Ce sport pousse à cette osmose. Tout le monde respirait ensemble. Et puis quelle émotion ! J’étais très ému. Quand je suis tombé dans les bras de Pierre Caillet, à la fin du match, j’ai repensé à tous les gens qui, en juin 2023, me demandaient de ne pas le conserver. Aujourd’hui, et je suis content, il est couvert d’éloges. Le fait que ce club ne soit pas une propriété privée nous a permis de lui donner du temps. J’avais passé un contrat avec lui. Je lui avais dit « si à la mi-saison, cela ne fonctionne pas, vous partez et on ne se dispute pas ». Il m’avait dit oui. Finalement, il a montré l’étendue de son talent.

Il explique que son équipe est à deux matches du paradis, à savoir le Top 14. Extrait:

À Angoulême, dans les vestiaires, un joueur a dit « ce n’est que le début ! » Ce match gagné face à Brive n’est pas un aboutissement, ce n’est effectivement que le début. Si nous gagnons à Vannes, au pire, ensuite, même si nous perdons à Toulouse, contre Provence Rugby ou Grenoble, nous jouerons face à Montpellier. Je ne sais d’ailleurs pas si je dois dire au pire… Nous sommes à deux matches du paradis.

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