Romain Poite dévoile ses regrets ainsi que les meilleurs et les pires moments de sa carrière d’arbitre

Romain Poite dévoile ses regrets ainsi que les meilleurs et les pires moments de sa carrière d’arbitre

23 juin 2022 - 19:56

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L’arbitre international Français Romain Poite a mis un terme à sa carrière d’arbitre.

Ce-dernier va très prochainement intégrer le staff du Rugby Club Toulonnais à temps plein pour apporter son expertise dans la discipline.

Lors d’un entretien accordé à RMC Sport, ce-dernier a expliqué comment il a débuté une carrière d’arbitre.

Selon lui, son père l’a orienté vers l’arbitrage pour lui apprendre à fermer sa gueule. Extrait:

« Je suis devenu arbitre grâce à mon père, qui était impliqué dans le comité Midi-Pyrénées de rugby à l’époque, mais pas dans l’arbitrage. Je jouais à l’époque en catégorie Junior Crabos à Graulhet et il m’a dit qu’ils cherchaient des arbitres, que ce serait bien de rendre service au comité. Je me suis dit: « pourquoi pas! » Et comme on jouait le dimanche matin avec les juniors et qu’on passait nos samedis après-midi au pub, mon père m’a dit qu’accessoirement, ça me permettrait aussi de ne pas passer ma journée au pub la veille des matchs. Et puis assurément me faire fermer ma grande gueule car j’étais assez pénible sur le terrain (sourire). Comme ça je pourrai comprendre les difficultés du rôle.

Donc sans me poser de questions, j’ai dû arrêter ma carrière de joueur, qui était très modeste. Je me suis tourné à 100% vers l’arbitrage, une passion qui m’a amené vers aujourd’hui. C’était une décision difficile, de sortir d’un collectif pour aller vers de l’individuel. Mais une décision assumée, qui m’a amené vers beaucoup de plaisir. »

Romain Poite raconté ensuite le plus beau moment de sa carrière d’arbitre. Extrait:

« Il y a eu pleins de bons moments, de nombreuses et belle opportunités, mais je resterai sur la finale 2011 de Coupe d’Europe, entre le Leinster et Northampton. Parce que ça a été un match complètement fou, au Millennium de Cardiff, où j’adorais arbitrer. Un match avec deux mi-temps, distinctes: la première dominée par Northampton et la deuxième par le Leinster, qui est revenu et a écrasé son adversaire, alors que tout le monde pensait que les Anglais allaient gagner le match (Northampton menait 22 à 6 à la pause avant de s’incliner 33 à 22). C’était exceptionnel et on n’a pas parlé d’arbitrage. Et on préfère qu’on ne parle pas de nous. Ce jour-là, je me suis assis au volant d’une Ferrari, j’ai tourné la clef de contact et ça a roulé tout seul. Un grand plaisir, un grand moment. »

Dans la foulée, l’arbitre raconte le moment le plus difficile de sa carrière d’arbitre. Extrait:

« Il y a en a eu énormément. Le plus difficile, quand j’ai raté mon match de Rugby Championship 2013 entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. J’ai mis deux cartons jaunes, qui ont fait rouge, au talonneur sud-africain Bismarck du Plessis. Là, j’ai fermé le livre du match à la 47e. Car c’est compliqué de jouer à 14, encore plus contre les Blacks et cette année-là l’Afrique du Sud avait vraiment les moyens de battre la Nouvelle-Zélande et de remporter la compétition. Sauf que le premier carton jaune, sur un plaquage haut, n’y était pas. J’ai beaucoup payé. Moi, personnellement, ça ne m’a pas touché, mais je sais que ma famille l’a été.

Ma fille aînée faisait ses débuts sur Facebook et elle était tombée sur un site où on me coupait la tête. Elle était rentrée pour répondre aux commentaires qui étaient acerbes. Mais bon, toutes les difficultés dans une carrière d’arbitre, on doit s’en servir pour grandir. Et ça a toujours été mon moteur. Une fois qu’on a revu le match à la vidéo, qu’on a constaté ses difficultés, qu’on les a réfléchies, on se projette très vite sur ce qu’il reste à faire pour se relancer. »

Pour conclure, Romain Poite remercie sa famille de l’avoir soutenu tout au long de sa carrière.

Son regret ? Ne pas avoir fait de phases finales de Coupe du monde. Extrait:

« Pour l’instant je n’ai pas de regrets. Parce que j’ai un avenir qui s’embellit aussi. J’adore découvrir, me relancer et c’est un challenge pour moi d’épouser une nouvelle carrière. Des regrets, il y en a. De ne pas avoir passé plus de temps avec ma famille. C’est l’occasion de remercier ma famille proche, ma femme et mes filles, parce qu’on ne fait pas les carrières que l’ont fait sans une assise familiale aussi solide. On est toujours parti, absent de la maison et de savoir que quelqu’un s’occupe bien des siens, de ses proches, c’est important parce qu’il faut être bien dans sa tête pour être bien dans son corps. Et inversement.

Le regret aussi de ne pas avoir fait de phases finales de Coupe du monde. J’en ai fait trois, mais je suis toujours resté aux phases de poules. J’ai pu performer à la touche, mais le Graal pour nous, c’est le milieu. Et le regret d’avoir pris des mauvaises décisions et d’avoir peut-être trahi l’issue finale de certains matchs. Mais on se trompe toujours avec honnêteté et pas malhonnêteté. Donc oui, il y a des regrets, mais la vie continue. »

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1 Commentaire

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  2. JM 24 juin 2022 at 10h- Répondre

    Il s’excuse , mais il a quand même planté plein de match, ce n’était pas un bon arbitre. Aussi sa manie de gueuler  » jouez le ballon » en permanence, moi, en tant qu’ancien N°9, j’ai juste envie de lui claquer le beignet 🙂

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