« S’il n’y a pas de folie au RCT, il n’y a pas de réussite » : le constat de Vincent Moscato
« S’il n’y a pas de folie au RCT, il n’y a pas de réussite » : le constat de Vincent Moscato
Le dimanche 27 septembre 2026 à 7:30 par David Demri
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Avant même la victoire bonifiée du Rugby Club Toulonnais contre Vannes, Vincent Moscato avait livré une analyse particulièrement passionnée du RCT dans le Super Moscato Show.
Pour l’ancien Toulonnais, le club Varois ne peut pas se contenter de bien jouer au rugby. Toulon doit provoquer des émotions, retrouver de la folie, des joueurs de caractère et surtout une puissance collective capable d’enflammer Mayol.
Pour Vincent Moscato, Toulon occupe une place à part dans le rugby Français. Il ne parle pas uniquement de résultats ou de qualité du jeu, mais d’une identité qu’il considère comme indissociable du RCT.
« Quand on parle de Toulon, on a les frissons »
L’ancien talonneur commence ainsi par expliquer pourquoi il refuse de considérer le Rugby Club Toulonnais comme une équipe ordinaire.
À ses yeux, le RCT doit provoquer quelque chose de différent :
« Toulon est une équipe de fou. Quand on parle de Toulon, on a les frissons. On ne parle pas de Toulon comme tu parles d’une autre équipe. Ce n’est pas Grenoble, ce n’est pas Clermont, ce n’est pas le Stade Français. Toulon c’est de la rage, c’est une passion, de la folie. »
Et cette folie ne serait pas simplement un supplément d’âme.
Moscato en fait presque une condition nécessaire à la réussite Toulonnaise.
Son constat est catégorique :
« S’il n’y a pas de folie au RCT, il n’y a pas de réussite. Et la folie vient du terrain ! »
Laporte, Boudjellal… mais surtout les joueurs
Le consultant de RMC Sport se remémore évidemment les grandes personnalités qui ont accompagné certaines périodes fastes du club.
Bernard Laporte et Mourad Boudjellal sont directement cités.
Mais pour Moscato, réduire la réussite du RCT à ses entraîneurs ou à ses dirigeants serait une erreur.
L’essentiel doit venir des joueurs :
« Bien entendu si tu rajoutes un Bernard Laporte ou un Mourad Boudjellal… Mais les époques de folie ont été avec des entraineurs différents et emblématiques. Bernard est encore à Montpellier mais il a pris du recul. Mais surtout, ça vient du terrain. »
Et lorsqu’il cherche des exemples de joueurs capables d’incarner cette dimension, deux noms des grandes années Européennes lui viennent immédiatement à l’esprit.
« Avant, tu allais voir Habana, Botha… »
Bryan Habana et Bakkies Botha symbolisent parfaitement le type de personnalités que Moscato associe au grand Toulon.
Des joueurs de très haut niveau, mais également des figures capables d’attirer le public et de participer à l’effervescence entourant le club.
C’est précisément ce supplément qu’il estime moins présent actuellement :
« Avant, tu allais voir Habana, Botha… A Mayol, on joue bien au rugby mais ça manque d’effervescence. »
Le problème n’est donc pas, selon lui, que Toulon ne sache plus jouer au rugby.
Moscato attend simplement davantage.
« On attend plus que du rugby »
C’est probablement le cœur de son analyse.
À Mayol, la simple qualité sportive ne suffirait pas. Le RCT doit proposer quelque chose capable de dépasser le cadre du match.
Moscato fait même un parallèle avec l’atmosphère entourant Marseille :
« On attend autre chose, on attend plus que du rugby, on attend quelque chose autour qui nous amène autre part, dans la dinguerie comme il y a à Marseille. »
Pour retrouver cette atmosphère, il estime que Toulon a besoin de personnalités particulièrement fortes sur le terrain.
« Il faut des mecs avec du caractère. »
Moscato se souvient des « ingénieurs » du RCT
L’ancien Toulonnais replonge alors dans ses propres souvenirs sous le maillot Rouge et Noir.
Et avec son ton habituel, il cite plusieurs anciens joueurs qui incarnaient selon lui cette identité.
Moscato ironise sur le profil des avants qu’il côtoyait à Toulon :
« A Toulon, j’ai joué devant des Louvet, des Champ, des Loppy, des Diaz. Que des ingénieurs ! Des mecs de la NASA ! »
Une manière évidemment imagée de rappeler le caractère et la rudesse des joueurs qui composaient alors le paquet d’avants Toulonnais.
« Il faut de la brutalité, de la violence »
C’est justement devant que Vincent Moscato souhaite voir davantage de joueurs capables d’imposer cette identité.
Son constat sur l’effectif Toulonnais est direct.
Il estime qu’il manque encore des personnalités capables d’enflammer le terrain :
« Et sur le terrain, il manque des mecs excitants. Il faut que devant il y ait un gros groupe qui amène de la brutalité, de la violence. »
Pour Moscato, le défi du RCT ne consiste donc pas seulement à gagner. Il s’agit de retrouver cette rage, ce caractère et cette effervescence qui ont longtemps fait de Mayol et de Toulon un univers à part dans le rugby Français


Euh! Moscato n’a jamais joué à Toulon et c’est d’ailleurs pour ça qu’il a ces souvenirs, parce que lui, les a joué ses furieux dont il parle!
Ceci dit, il a entièrement raison! Il n’y a plus d’âme dans ce Toulon d’aujourd’hui!
Le truc c est que l IA produit des conneries
Alors faut relire sa prise derrière sinon des saucisses se cachent dans sa production
C’est évident qu’il nous manque devant les héritiers de André Herrero et Manu Diaz,des guerriers qui imposaient le respect sur tous les stades.Mais je crois aussi qu’il nous manque un » dingue » comme Laporte qui lui savait transcender ses joueurs.
Moscato a raison…On comprend pourquoi c’était mieux avant ……