Terrains brûlés à cause de la canicule : les clubs contraints de revoir leur préparation

Terrains brûlés à cause de la canicule : les clubs contraints de revoir leur préparation

Le dimanche 16 août 2026 à 10:47 par David Demri

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À quelques semaines du lancement des championnats, plusieurs clubs doivent composer avec des terrains durement touchés par la sécheresse. Pelouses brûlées, restrictions d’arrosage et risques accrus de blessures obligent les entraîneurs à adapter leurs séances en attendant un retour à de meilleures conditions.

La préparation estivale ne se déroule pas partout dans les mêmes conditions.

Dans le secteur de Cahors, les fortes chaleurs et le manque d’eau ont profondément dégradé plusieurs terrains, compliquant le travail des clubs avant le début des compétitions.

Des terrains devenus impraticables

À Lacapelle, la pelouse a particulièrement souffert.

Les joueurs continuent de s’entraîner, mais les séances sont adaptées afin de limiter les risques de blessure sur un sol devenu très dur.

Les matchs amicaux ont même dû être délocalisés vers le stade Pierre-Ilbert, le terrain de Lacapelle étant jugé impraticable.

Les entraîneurs privilégient désormais les ateliers techniques et physiques, tout en évitant les exercices susceptibles d’entraîner des chutes.

Les joueurs en reprise particulièrement surveillés

Cette situation complique également le retour des joueurs revenant de blessure.

À Cahors Rugby, le constat est similaire.

Vincent Debaye souligne pour La Dépêche les difficultés rencontrées pendant cette période estivale.

« Ils souffrent pas mal, notamment en été, sur tout ce qui est articulations et adducteurs du fait des terrains durs. »

Les staffs adaptent donc les charges de travail afin de limiter les risques avant le début de la saison.

Tous les clubs ne sont pas logés à la même enseigne

La proximité du Lot permet toutefois à certains complexes sportifs de mieux résister aux fortes chaleurs.

Grâce à l’eau puisée dans la rivière, plusieurs terrains de rugby peuvent encore être arrosés, principalement en soirée.

À l’inverse, les installations situées sur le plateau, comme celles de Lacapelle, ne disposent pas de cette possibilité et subissent pleinement les restrictions d’arrosage.

Le complexe Pierre-Ilbert, qui possède notamment un terrain synthétique, sert ainsi de solution de secours pour plusieurs clubs.

Le synthétique, une solution imparfaite

Si les terrains synthétiques permettent de maintenir les entraînements, ils ne font pas l’unanimité dans le rugby.

Les contacts, les phases au sol et les impacts y sont souvent moins confortables que sur une pelouse naturelle.

À l’approche de la reprise, les clubs espèrent donc un retour de conditions plus favorables afin de retrouver des terrains plus souples et limiter les risques de blessures lors des premières journées de championnat.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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