« Tout le monde peut avoir accès aux images sauf celui qui doit juger » : le verdict glacial de L’Équipe sur le fiasco arbitral

« Tout le monde peut avoir accès aux images sauf celui qui doit juger » : le verdict glacial de L’Équipe sur le fiasco arbitral

Le mardi 22 septembre 2026 à 0:51 par David Demri

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La polémique autour de Castres – Toulon continue de faire parler. Dans le podcast « Crunch », deux journalistes de L’Équipe sont revenus longuement sur les décisions qui ont alimenté la colère varoise. Ils pointent notamment une situation difficilement compréhensible : au moment d’examiner une action litigieuse, l’assistant vidéo de Tual Trainini n’aurait tout simplement plus eu accès aux images nécessaires.

La défaite reste d’autant plus frustrante pour le RCT que Toulon avait pris le contrôle de la rencontre et mené 12-0. Si Pierre Mignoni et Baptiste Serin ont refusé de faire de l’arbitrage l’unique responsable du résultat, Bernard Lemaître s’est montré beaucoup plus virulent.

« Pierre Mignoni est resté digne »

La réaction du staff et des joueurs toulonnais après la rencontre a d’abord retenu l’attention des deux journalistes.

Malgré la frustration, Mignoni n’a pas laissé exploser sa colère publiquement. Serin a lui aussi évité de résumer la défaite à l’action litigieuse. Le président du RCT a adopté une position beaucoup plus offensive en évoquant un « retour à l’amateurisme ».

Les journalistes reviennent sur ces différentes réactions et surtout sur les explications données par Tual Trainini :

« De ce que j’ai lu en conférence de presse, Pierre Mignoni est resté digne. Il n’en pensait pas moins mais il n’est pas trop monté dans les tours, pareil pour Baptiste Serin, il n’a pas mis la défaite sur le compte de cette action. C’est le président Bernard Lemaitre qui a été le plus véhément, il a parlé d’un retour à l’amateurisme. Cela paraît peu compréhensible. Tual Trainini s’est expliqué en disant que son assistant TMO s’est retrouvé devant un écran vide, il n’avait plus accès aux images. On rappelle qu’un nouveau système a été mis en place cette saison et il y a donc eu un petit bug. »

Cette défaillance technique soulève surtout une question : pourquoi le problème n’a-t-il pas été signalé immédiatement afin de trouver une autre manière de revoir les images ?

« C’est dingue »

L’action était difficile à juger à vitesse réelle. Selon leur analyse, le pied en touche n’était visible que sur certains angles et pour une portion minime de la chaussure.

Ils ne considèrent donc pas que l’arbitre central pouvait nécessairement détecter l’infraction directement sur le terrain. C’est précisément pour cette raison que l’impossibilité d’utiliser correctement la vidéo devient centrale.

Le paradoxe de la situation les interpelle particulièrement :

« Pourquoi l’assistant n’a pas prévenu Trainini qui aurait pu aller chercher ailleurs les images ? En temps réel, tu ne vois pas le pied en touche, c’est un bout de chaussure qui touche la ligne sur certains axes de caméra. Ce n’est pas pour dédouaner le corps arbitral, mais en temps réel ce n’était pas facile à juger. Je comprends que le RCT l’ait en travers de la gorge. Ce qui est dingue, c’est que tout le monde peut avoir accès aux images sauf celui qui doit juger s’il y a touche ou pas et c’est pour ça qu’il y a cette colère. »

Rebbadj et Huw Jones également au cœur des discussions

La frustration toulonnaise ne s’est toutefois pas limitée à cette seule séquence.

Les contacts subis par Swan Rebbadj ont également suscité des discussions. Les journalistes évoquent aussi l’essai de Huw Jones, sans recours à la vidéo alors qu’une interrogation existait selon eux sur le ballon au moment d’aplatir.

Ils comprennent ainsi pourquoi l’accumulation des décisions a provoqué une réaction aussi forte autour du RCT :

« Il y a des actions qui ont aussi fait parler, des contacts violents sur Swan Rebbadj puis cet essai de Huw Jones qui n’est pas regardé à la vidéo, on se demande si le ballon touche le sol ou pas. Il y a des décisions qui n’ont pas été en faveur du RCT. C’est pour cela qu’il y a une grosse colère. Le RCT avait largement les moyens de gagner ce match car ils menaient 12 – 00. »

Cette dernière précision est importante dans leur analyse : malgré les décisions contestées et le problème technique rencontré par l’arbitrage vidéo, Toulon avait construit suffisamment d’avance et disposé de suffisamment d’opportunités pour prendre le match à son compte.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Provence83 22 septembre 2026 at 02h- Répondre

    vol manifeste !! et effectivement on en revient aux belles années ferrasse !!!