Très amers sur le passage raté de Cameron Woki au Racing 92, Michalak et Szarzewski balancent
Très amers sur le passage raté de Cameron Woki au Racing 92, Michalak et Szarzewski balancent
Le samedi 2 mai 2026 à 12:23 par David Demri
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Le coach adjoint au Racing 92, Frédéric Michalak a observé de près le passage de Cameron Woki en banlieue parisienne, une période que le joueur juge lui-même « moyen » puis « pas performant ».
Pour Michalak, l’échec relatif au Racing s’explique par une difficulté à gérer les sollicitations extérieures inhérentes à la vie parisienne.
Le technicien estime que le retour à Bordeaux a permis au joueur de se retrouver.
Il s’est confié dans L’équipe :
« À un moment, vous ne pouvez pas répondre à toutes les sollicitations et être un bon joueur de rugby. Ça n’existe pas ».
Il poursuit :
« Et un club de rugby ne peut pas accepter ça. Il faut savoir dire non et se recentrer. En étant à Bordeaux, il s’est sûrement recentré et il est plus performant ».
Sur le terrain, Michalak note une nette progression dans l’engagement physique :
« Il a ajouté une corde à son arc sur l’aspect défensif. Je le trouve meilleur gratteur, sur le jeu au sol ».
Il conclut en affirmant :
« Il a vraiment progressé dans le combat. Il est plus complet ».
Dimitri Szarzewski : Le besoin de se sentir aimé et utile
Dimitri Szarzewski, qui a côtoyé Woki au sein du staff du Racing 92, analyse ce renouveau par le prisme de l’utilité tactique et du besoin d’affection.
Pour lui, l’intégration immédiate de l’international dans l’alignement bordelais a été le déclic :
« Il est arrivé dans un environnement où il s’est senti utile, où on avait besoin de lui. Ça l’a aidé à trouver sa place rapidement et avoir toute l’adhésion de ses coéquipiers et de son staff ».
Le technicien insiste sur la psychologie du flanker :
« Il a été très vite performant, ça l’a mis en confiance. Il faut qu’il se sente aimé et important, et s’il n’a pas ça, il sera moins performant ».
Szarzewski note que Woki a su faire taire les critiques sur son manque d’engagement :
« Au Racing, on pouvait lui reprocher de ne pas s’engager pleinement ». Désormais, il voit un joueur capable de « mettre des plaquages appuyés » et de « mettre l’équipe dans l’avancée au milieu du terrain ».
Il admire particulièrement son abnégation actuelle :
« Il a ces courses longues, mais il met aussi la tête là où beaucoup de personnes n’aimeraient pas mettre les mains ».
3 Commentaires


La clé de la réussite de 80% des joueurs a gros potentiel. Se sentir aimés, valorisés et importants. Un coach rustre va à la catastrophe avec ce type de joueur. D’où l’apport d’un coach mental ! Indispensable
Avec un salaire de chat comparativement à ce qu’il touchait au racing !
Je pense la même chose
Au rugby c’est un facteur déterminant