Un ancien arbitre de Top 14 l’affirme : « Une amende de 25 000 euros pour Perpignan, ce n’est pas suffisant ! »

Un ancien arbitre de Top 14 l’affirme : « Une amende de 25 000 euros pour Perpignan, ce n’est pas suffisant ! »

Le jeudi 23 mai 2024 à 0:20 par David Demri

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Ce mercredi, le club de Perpignan a été condamné à payer une amende de 25 000 euros par la Commission de discipline pour les débordements qui se sont produits à l’issue de la défaite de l’USAP contre Clermont, au Stade Aimé-Giral.

L’arbitre Monsieur Jérémy Rozier avait été hué, sifflé et insulté.

Des supporters ont même tenté de l’atteindre avec des gobelets.

Ancien arbitre de Top 14 et aujourd’hui formateur d’arbitres, Stéphan Pomarède est revenu sur les faits et sur la sanction lors d’un entretien accordé à France Bleu.

Dans un premier temps, il explique qu’il est délicat d’arbitrer à Aimé-Giral. Extrait:

Arbitrer à Aimé Giral, ce n’est pas rien. La particularité à Aimé Giral, c’est que pour retourner au vestiaire, on passe sous la tribune qui se trouve derrière les poteaux. Et c’est là où l’arbitre, quand ça ne se passe pas toujours très bien. Les noms d’oiseaux c’est une chose, mais après si l’arbitre reçoit des projectiles, c’en est une autre.

Ça ne m’est jamais arrivé à Giral, mais ça m’est déjà arrivé sur d’autres stades. C’est toujours très compliqué, très frustrant parce qu’on analyse à toute vitesse le match que l’on a fait. Puis parfois, on ne comprend pas pourquoi il y a ces réactions qui sont excessives. Et parfois ça se termine où il y a une commission de discipline.

Selon lui, l’amende de 25 000 euros adressée au club Catalan n’est pas une sanction suffisante. Extrait:

Non pour moi ce n’est pas suffisant parce que se limiter à une sanction pécuniaire n’est pas suffisant. Derrière il y a un gros travail à faire. Mais il n’est pas de maintenant ce travail, Il aurait dû être commencé depuis longtemps. On le sait que ce public, il est très compliqué et que dans ces situations un peu aigües, un peu complexe, il suffit que le résultat ne soit pas favorable à leur équipe pour que des énergumènes s’en prennent à n’importe qui.

Donc non, ce n’est pas suffisant. Cela étant, je n’attendais pas plus parce que jamais des clubs ont été sanctionnés jusqu’à jouer des matches à huis clos ou de façon vraiment très très exceptionnelle. Et sur ces dernières années, ça n’est jamais arrivé.

Pour conclure, Stéphan Pomarède refuse d’évoquer une maladresse de la part de la Fédération Française de Rugby que d’avoir désigné Monsieur Jérémy Rozier, natif de Clermont, arbitre de ce match entre l’USAP et l’ASM. Extrait:

Je pense que maintenant il faut passer au-delà. Ce sont des arbitres professionnels. Oui, Jeremy Rozier a joué étant jeune à Clermont, mais quand Romain Poite arbitrait Castres Toulouse, on ne se posait pas la question d’où tout était Romain Poite. Ç’est un faux argument. Le club aurait pu éventuellement récuser Jérémie Rozier, mais Frank Azéma le connaît très bien, il l’a entrainé à Clermont Ferrand, donc il lui faisait tout à fait confiance.

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