Un dirigeant de l’ASBH en état d’ébriété : De nombreux partenaires du club de Béziers quittent le navire, choqués !

Un dirigeant de l’ASBH en état d’ébriété : De nombreux partenaires du club de Béziers quittent le navire, choqués !

Le samedi 13 juin 2026 à 7:00 par David Demri

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La situation se tend sérieusement du côté de Béziers.

Déjà au cœur de plusieurs polémiques ces dernières semaines, la direction de l’ASBH doit désormais faire face à la colère d’une partie de ses partenaires économiques. Plusieurs d’entre eux dénoncent ouvertement le comportement du directeur général Saul Loggenberg et certains ont déjà décidé de suspendre leur soutien financier au club.

Une situation qui pourrait avoir des conséquences importantes pour l’avenir de l’ASBH.

Midi Libre fait un état de la situation.

Une réunion qui a mis le feu aux poudres

La rupture semble avoir pris naissance lors d’une rencontre organisée début avril avec les membres du Club 1911, structure regroupant plusieurs partenaires historiques du club biterrois.

À l’issue de cette soirée, le malaise était profond.

Les membres du Club 1911 ont même rédigé une lettre adressée au maire de Béziers, Robert Ménard, afin de demander « que des mesures appropriées soient rapidement prises afin de rétablir un climat de confiance et de respect » entre les partenaires et les dirigeants.

Dans ce courrier, les signataires pointent directement Saul Loggenberg.

Ils estiment que « le comportement, l’attitude et les propos tenus par le directeur général du club, Saul Loggenberg, ont été unanimement perçus comme inappropriés, déplacés et particulièrement préjudiciables à l’image du club ».

Des accusations très lourdes

Les critiques ne s’arrêtent pas là.

Les partenaires expliquent également que « les propos laissant entendre que le soutien des partenaires ne serait plus nécessaire à l’avenir ont été très mal accueillis ».

Plus grave encore, les 37 signataires évoquent « l’état d’ébriété manifeste du directeur général en fin de soirée ».

Selon eux, certaines déclarations auraient provoqué « une vive incompréhension et une profonde indignation ».

Des partenaires historiques claquent la porte

Cette crise commence désormais à avoir des conséquences concrètes.

Parmi les premiers à avoir pris leurs distances figure le groupe Cassan Énergies et Confort, partenaire du club depuis plus de cinquante ans.

Gilles et Marion Cassan ne cachent plus leur déception.

« Notre décision de quitter le club résulte de plusieurs constats qui nous ont profondément déçus. Nous regrettons l’absence quasi totale des dirigeants auprès des partenaires. Alors qu’ils ont repris le club fin 2024, nous ne les avons rencontrés qu’en avril 2026. Cette situation témoigne d’un manque de considération envers les entreprises qui soutiennent le club. »

Ils reviennent également sur la fameuse réunion.

« La soirée organisée à destination des partenaires du Club 1911 a été un véritable fiasco. Nous n’y avons ressenti aucune reconnaissance ni attention particulière envers les partenaires locaux qui contribuent pourtant au fonctionnement et au développement du club. »

« Nous ne voyons plus pourquoi continuer »

Les dirigeants de Cassan Énergies et Confort ciblent directement Saul Loggenberg.

« Nous avons également été particulièrement choqués par certains comportements de Saul Loggenberg, incompatibles avec les responsabilités d’un dirigeant. Celui-ci a même déclaré ouvertement qu’il n’avait pas besoin des partenaires pour faire fonctionner son club. Dans ces conditions, nous ne voyons pas pour quelles raisons nous continuerions à apporter notre soutien financier ! »

Avant de conclure :

« Nous regrettons sincèrement d’en arriver à cette décision, mais les valeurs de respect, de considération et de dialogue que nous attendons d’un club de rugby que nous soutenons ne nous semblent plus réunies aujourd’hui. »

D’autres sponsors menacent de partir

La colère dépasse largement ce seul partenaire.

Jean-François Lebon, de la société Promocash, qui accompagne l’ASBH à hauteur de 20 000 euros par an, n’a pas caché son exaspération.

« Je suis aussi très choqué de lire, un peu partout, que ces gens qui ne sont jamais venus me saluer et ne m’ont jamais présenté un projet, ont des comportements très déplacés quand ils sont saouls. L’image qu’ils véhiculent du club ne correspond pas aux valeurs que je défends. »

Il poursuit :

« Je me réserve donc le droit de ne pas renouveler mon partenariat. »

Même tonalité du côté de Thomas Charles, dirigeant de la société SoCoo’c.

Il évoque une gestion et un projet « opaques » et affirme :

« En l’état actuel, je n’envisage pas de reconduction de mon partenariat avec l’ASBH. Et quand, en plus, j’entends dire qu’ils ne veulent pas de nous, partenaires locaux, je me dis qu’ils devraient même nous faire des excuses. »

Jusqu’à 500 000 euros en jeu

Si plusieurs partenaires mettent leurs menaces à exécution, le manque à gagner pourrait devenir conséquent.

Selon les estimations avancées, l’ASBH pourrait perdre jusqu’à 500 000 euros de recettes liées au sponsoring.

Une somme importante pour un club qui ambitionne de retrouver durablement le haut du rugby professionnel.

Interrogé sur cette fronde grandissante, Saul Loggenberg a simplement indiqué que « Dixicom, la société qui gère les partenariats, va aller prochainement à la rencontre des partenaires. Tout est nickel. »

Reste à savoir si cette opération de reconquête suffira à apaiser une colère qui semble désormais profondément installée au sein de l’écosystème biterrois.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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