Un plaquage manqué toutes les deux minutes : comment l’UBB a sombré
Un plaquage manqué toutes les deux minutes : comment l’UBB a sombré
Le lundi 14 septembre 2026 à 21:37 par David Demri
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Le Stade Toulousain a surclassé Bordeaux-Bègles dimanche soir à Ernest-Wallon. Derrière le score spectaculaire de 48-12 se cache pourtant une donnée étonnante : selon la qualité des occasions obtenues, Toulouse n’aurait dû s’imposer que 26-20.
Pendant les dix premières minutes, l’UBB avait pourtant donné l’impression de pouvoir résister. La rencontre a ensuite totalement basculé, les Bordelais offrant progressivement aux Toulousains du temps, de l’espace et des ballons particulièrement rapides.
Trente minutes cauchemardesques pour Bordeaux
Entre la 10e minute et la pause, Toulouse a réalisé huit de ses dix franchissements de la soirée. Dans le même temps, la défense girondine a commencé à se désorganiser sous l’effet du rythme imposé par les champions de France.
Entre la 17e et la 38e minute, les Bordelais ont manqué dix plaquages. Cela représente quasiment un plaquage raté toutes les deux minutes durant cette période.
L’UBB n’a pas davantage existé avec le ballon. Les hommes de Yannick Bru n’ont réussi aucun franchissement en première période et ont commis six en-avant sur leurs rares possessions.
Interrogé pendant la rencontre, Yannick Bru avait rapidement identifié les principales difficultés de son équipe.
« L’emprise des Toulousains est totale. Ils attaquent de loin, font très peu de fautes de main. Et nous, on ne conteste pas assez les rucks car nos plaquages ne sont pas assez dominants. L’équipe commence à s’effriter et Toulouse avance sans arrêt. »
Une énorme différence dans les rucks
Le jeu au sol a effectivement pesé très lourd. Durant le premier acte, Bordeaux n’a récupéré qu’un seul ballon dans les rucks, contre six après la pause.
Au moment de regagner les vestiaires, Toulouse avait surtout bénéficié de 41 ballons libérés en moins de trois secondes. L’UBB n’en avait obtenu que 13 dans les mêmes conditions.
Sur l’ensemble de la rencontre, 57 % des rucks offensifs toulousains n’ont fait l’objet d’aucune contestation. Cette proportion tombe à seulement 22 % pour Bordeaux. Une différence considérable face à une équipe aussi dangereuse lorsque son jeu peut s’enchaîner rapidement.
Kalvin Gourgues, Teddy Thomas et les autres trois-quarts toulousains ont pleinement profité de ces conditions. Leur réalisme a ensuite transformé chaque opportunité en sanction.
Selon les « expected points », calculés à partir des occasions créées par les deux équipes, Toulouse aurait dû gagner 26-20. Les Rouge et Noir ont finalement inscrit 22 points de plus que cette projection, tandis que Bordeaux en a marqué huit de moins.

