Un proche de l’Aviron Bayonnais s’attaque à Philippe Tayeb : « Il a balancé une grenade puis il est parti au soleil ! »
Un proche de l’Aviron Bayonnais s’attaque à Philippe Tayeb : « Il a balancé une grenade puis il est parti au soleil ! »
Le lundi 5 janvier 2026 à 21:44 par David Demri
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À Bayonne, la tempête n’a pas emporté Grégory Patat. Pas encore. Mais elle l’a clairement laissé seul au milieu du pont. Après la lourde défaite concédée à Montpellier (62-22), le manager basque reste officiellement en place. En coulisses, en revanche, son autorité apparaît plus fragilisée que jamais.
Le journal L’équipe fait le point sur cette journée de lundi.
Lundi matin, sur les terrains du Campus de Jean-Dauger, un détail n’a échappé à personne : Laurent Travers n’était pas là. Le directeur du rugby est resté dans son bureau, à quelques mètres seulement de la séance. Un symbole fort, après les spéculations nées de la sortie médiatique de Philippe Tayeb samedi soir. Une phrase, lâchée au micro de Canal+, avait suffi à mettre le feu aux poudres : « Laurent n’intervient pas dans le sportif… jusqu’à ce soir ». Un sourire, une ambiguïté… puis un départ pour les Caraïbes. « Il a balancé une grenade puis il est parti au soleil », glisse un proche du club.
Finalement, le scénario redouté n’a pas eu lieu. Travers ne descend pas sur le terrain. Le président a revu ses plans, conseillé par plusieurs interlocuteurs internes, et Patat conserve les rênes du staff malgré une sixième lourde défaite à l’extérieur en Top 14 cette saison, sans oublier l’humiliation européenne chez les Harlequins (68-14). Officiellement, rien ne change. Officieusement, beaucoup a bougé.
Car un nouveau visage a fait son apparition dès la reprise : Jean Monribot. L’ancien capitaine bayonnais, jusqu’ici entraîneur des Espoirs, intègre le staff professionnel pour travailler sur la conquête, et plus précisément la touche.
Une arrivée présentée comme consensuelle dans le communiqué du club, mais qui ne l’est pas réellement. « Monribot était voulu par la direction du club », confirme-t-on en interne. Pas par Patat.
Pour sa part, le président Philippe Tayeb n’était pas présent à l’entrainement ce lundi. Et pour cause, ce-dernier a pris la direction des Caraïbes pour quelques jours de vacances. « Il a balancé une grenade puis il est parti au soleil », a affirmé un proche du club au journal L’équipe.
Le manager bayonnais avait d’autres idées, d’autres profils en tête. Cette nomination lui a été imposée, pour corriger un secteur jugé perfectible (77 % de ballons captés en touche, neuvième total du Top 14). Samedi soir, Patat ne s’en cachait d’ailleurs pas : « J’ai ma position vis-à-vis de Jean, j’en ai discuté avec lui, mais ce n’est pas moi le patron. Le patron, c’est qui ? Philippe Tayeb. »
Ce nouvel épisode s’ajoute à une accumulation de décisions mal vécues. La future arrivée de Thibault Giroud en 2027, que Patat ne souhaitait pas. La prolongation longue durée de son adjoint Ged Fraser, au-delà de la sienne. Autant de signaux envoyés par la direction, qui réduisent progressivement sa marge de manœuvre.
« C’est quelqu’un de sensible qui a dû encaisser ces trucs qui bouffent l’énergie de tout le monde », souffle un proche. Un autre résume plus crûment : « L’étau se resserre autour de lui progressivement ».
Grégory Patat est toujours le manager de l’Aviron Bayonnais. Mais il ne dirige plus dans les mêmes conditions. Maintenu, oui. Soutenu pleinement, non. À Bayonne, la question n’est plus de savoir si la situation est fragile, mais combien de temps elle pourra encore tenir ainsi.
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Arrêter avec Bayonne rien à foutre
Parle pour toi.
Tayeb n’a ni la carrure ni le savoir faire , ni le savoir etre pour etre President . Je ne sais pas qui compose la comité directeur qui l’a elu mais eux aussi sont responsables . C’est inquietant pour l’AB .