Un supporter analyse Toulon – Brive pour La Boucherie Ovale

Un supporter analyse Toulon – Brive pour La Boucherie Ovale

Le mercredi 2 novembre 2011 à 18:42 par David Demri

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Lorsqu’on écrit un compte rendu de match pour la Boucherie, on se doit d’être précis. Avant le match on analyse les compositions d’équipes, les statistiques, les face-à-face sur les douze dernières années et enfin on repère les bouchers dans chaque équipe. Voyons voir. Une première ligne entièrement géorgienne côté briviste. Mela, Claassen, Caminati sur la pelouse, Henn sur le banc. Il y a du potentiel ! Côté toulonnais, le danger est essentiellement sur le banc des remplaçants avec Henjak, Chesnay et Kubrishvili.
Alors que je m’attendais à voir le match tranquillement chez moi, avec breuvage maison illimité et les 65 caméras de Canal pour ne rien louper du combat, me voilà invité en présidentielle. Grand soleil dehors, pas de Mistral, bref le temps idéal pour bronzer. J’accepte l’invitation. Que d’émotions pour mon retour à Mayol après deux ans d’absence (et oui les places sont chères), tout a changé mais rien n’a changé. Toujours cette foule chauffée à blanc, ces badauds rouges et noirs prêts au combat, les cordes vocales déployées et cette tension palpable que peut représenter ce match piège par excellence. Je m’installe en tribune pendant que Georges Brassens nous chante sa « mauvaise réputation ». Même la paranoïa toulonnaise n’a pas disparue et j’en déduis que sa mauvaise foi est également toujours présente.
Je m’installe à ma place. Siège de 20 centimètres de largeur environ, idéal pour mon profil de Peter Stringer anorexique. Même mes genoux se croisent. Je fais également connaissance avec les deux nouveaux écrans géants. Sympas pour les ralentis, inutiles pour demander le respect des buteurs. Après tout, même les néo-zélandais sifflent et ça ne les a pas empêché d’être champions du monde. Alors pourquoi pas nous ? Composition des équipes. Toulon gagne 7 à 5 la French Connexion Battle. Belle performance du CAB qui devient donc un club de mercenaires (mais ça personne n’en parle au Midol ! Enfin j’en sais rien, je ne lis pas). Pour le reste c’est du classique AC/DC en entrée et Pilou-Pilou en hors d’œuvre. Le match peut commencer.
Pas grand-chose à retenir du match. Côté toulonnais : une première mi-temps dominée dans les grandes largeurs sans pourtant parvenir à scorer. Une défense bien en place malgré une troisième ligne décimée par les blessures (Van Niekerk, Fernandez Lobbe, Munoz) et la suspension de Missoup pour 120 jours et qui aura bien fait de faire appel de la première sentence qui était de trois mois. A noter le bon match du jeune Pierrick Gunther (qui possède un nom d’allemand de l’est qui va vraiment bien avec son physique) qui sera l’auteur de la première grosse charge de la rencontre qui mènera aux trois premiers points de Jonny Wilkinson. Jonny auteur d’un 6 sur 7 et qui prouve ainsi que les ballons du Top 14 sont bien meilleurs que ceux de la Coupe du Monde. Côté briviste, du classique. Combat dans les rucks, rugosité défensive, solide sur les fondamentaux. On sent que ce n’est pas facile tous les jours de vivre en Corrèze. Mais malgré une domination en touche et de bons contests au sol, Brive ne parviendra que rarement à prendre à défaut la défense locale. Heureusement que Caminati, grâce à son plaquage à la carotide (non sanctionné) sur Messina, et Henn, par son plongeon olympique devant Kubriashvili, ont permis au public mayolais de s’exprimer un peu.
Dans l’ensemble le public n’a pas très bien compris l’arbitrage de Mr Attalah (c’est un euphémisme), et lui a même lancé l’insulte ultime : « Péchambert sort de ce corps ! ». Dur pour l’égo. Sinon une deuxième mi-temps un peu chiante mais on s’y attendait un peu. Je me demande si ce n’est pas pour ça qu’on a droit au journal local dans les tribunes (enfin dans la tribune des partenaires). Ça m’a permis de tuer le temps pendant le quart d’heure « Ping-Pong Rugby ».  J’ai appris qu’Alexis Palisson était présent à Mayol. Effectivement, il m’a bien semblé voir un ramasseur de balle qui lui ressemblait. Simon Shaw était également présent, et vu son gabarit, ça m’a refroidit. Certains l’aiment Shaw, mais personnellement je préfère sa femme. Whaou ! C’est comme pour Pierre Rabadan, ça reste sa plus grande qualité. Si vous avez d’autres vannes à proposer pour Simon Shaw (et même pour Mr Attalah, je suis sûr qu’on peut trouver des choses intéressantes) nous sommes preneurs, les commentaires servent à ça.
Je terminerai ce CR par une bien triste nouvelle. Le hachoir d’or 2010 du meilleur boucher quitte notre bon vieux Top 14 qui devenait trop tendre pour lui. Le trois quart-centre le moins redouté de France offensivement, pour qui prendre un intervalle est un signe de lâcheté, n’a pas vu son contrat de joker coupe du monde renouvelé. Mafileo Kefu, l’homme qui a pris plus de cartons rouges que d’intervalles nous abandonne. L’homme qui a cravaté Alexis Palisson l’an passé, et qui possède un bout de bras de Julien Candelon incrusté dans son épaule, a eu droit à une ovation du public de Mayol pour son départ. Public qui était peut-être le seul susceptible de comprendre le talent caché de ce garçon et qui le remercie quand même pour ses cinq années passées au club (record depuis l’arrivée de Mourad Boudjellal). Maintenant place à son remplaçant, un certain Matt Giteau, qui devra faire d’énormes efforts pour remplacer ce maillon boucher du groupe et faire oublier l’homme aux 1 000 citations sur les bords de la Rade.

Lorsqu’on écrit un compte rendu de match pour la Boucherie, on se doit d’être précis. Avant le match on analyse les compositions d’équipes, les statistiques, les face-à-face sur les douze dernières années et enfin on repère les bouchers dans chaque équipe. Voyons voir. Une première ligne entièrement géorgienne côté briviste. Mela, Claassen, Caminati sur la pelouse, Henn sur le banc. Il y a du potentiel ! Côté toulonnais, le danger est essentiellement sur le banc des remplaçants avec Henjak, Chesnay et Kubrishvili.

Alors que je m’attendais à voir le match tranquillement chez moi, avec breuvage maison illimité et les 65 caméras de Canal pour ne rien louper du combat, me voilà invité en présidentielle. Grand soleil dehors, pas de Mistral, bref le temps idéal pour bronzer. J’accepte l’invitation. Que d’émotions pour mon retour à Mayol après deux ans d’absence (et oui les places sont chères), tout a changé mais rien n’a changé. Toujours cette foule chauffée à blanc, ces badauds rouges et noirs prêts au combat, les cordes vocales déployées et cette tension palpable que peut représenter ce match piège par excellence. Je m’installe en tribune pendant que Georges Brassens nous chante sa « mauvaise réputation ». Même la paranoïa toulonnaise n’a pas disparue et j’en déduis que sa mauvaise foi est également toujours présente.

Je m’installe à ma place. Siège de 20 centimètres de largeur environ, idéal pour mon profil de Peter Stringer anorexique. Même mes genoux se croisent. Je fais également connaissance avec les deux nouveaux écrans géants. Sympas pour les ralentis, inutiles pour demander le respect des buteurs. Après tout, même les néo-zélandais sifflent et ça ne les a pas empêché d’être champions du monde. Alors pourquoi pas nous ? Composition des équipes. Toulon gagne 7 à 5 la French Connexion Battle. Belle performance du CAB qui devient donc un club de mercenaires (mais ça personne n’en parle au Midol ! Enfin j’en sais rien, je ne lis pas). Pour le reste c’est du classique AC/DC en entrée et Pilou-Pilou en hors d’œuvre. Le match peut commencer.

Pas grand-chose à retenir du match. Côté toulonnais : une première mi-temps dominée dans les grandes largeurs sans pourtant parvenir à scorer. Une défense bien en place malgré une troisième ligne décimée par les blessures (Van Niekerk, Fernandez Lobbe, Munoz) et la suspension de Missoup pour 120 jours et qui aura bien fait de faire appel de la première sentence qui était de trois mois. A noter le bon match du jeune Pierrick Gunther (qui possède un nom d’allemand de l’est qui va vraiment bien avec son physique) qui sera l’auteur de la première grosse charge de la rencontre qui mènera aux trois premiers points de Jonny Wilkinson. Jonny auteur d’un 6 sur 7 et qui prouve ainsi que les ballons du Top 14 sont bien meilleurs que ceux de la Coupe du Monde. Côté briviste, du classique. Combat dans les rucks, rugosité défensive, solide sur les fondamentaux. On sent que ce n’est pas facile tous les jours de vivre en Corrèze. Mais malgré une domination en touche et de bons contests au sol, Brive ne parviendra que rarement à prendre à défaut la défense locale. Heureusement que Caminati, grâce à son plaquage à la carotide (non sanctionné) sur Messina, et Henn, par son plongeon olympique devant Kubriashvili, ont permis au public mayolais de s’exprimer un peu.

Dans l’ensemble le public n’a pas très bien compris l’arbitrage de Mr Attalah (c’est un euphémisme), et lui a même lancé l’insulte ultime : « Péchambert sort de ce corps ! ». Dur pour l’égo. Sinon une deuxième mi-temps un peu chiante mais on s’y attendait un peu. Je me demande si ce n’est pas pour ça qu’on a droit au journal local dans les tribunes (enfin dans la tribune des partenaires). Ça m’a permis de tuer le temps pendant le quart d’heure « Ping-Pong Rugby ».  J’ai appris qu’Alexis Palisson était présent à Mayol. Effectivement, il m’a bien semblé voir un ramasseur de balle qui lui ressemblait. Simon Shaw était également présent, et vu son gabarit, ça m’a refroidit. Certains l’aiment Shaw, mais personnellement je préfère sa femme. Whaou ! C’est comme pour Pierre Rabadan, ça reste sa plus grande qualité. Si vous avez d’autres vannes à proposer pour Simon Shaw (et même pour Mr Attalah, je suis sûr qu’on peut trouver des choses intéressantes) nous sommes preneurs, les commentaires servent à ça.

Je terminerai ce CR par une bien triste nouvelle. Le hachoir d’or 2010 du meilleur boucher quitte notre bon vieux Top 14 qui devenait trop tendre pour lui. Le trois quart-centre le moins redouté de France offensivement, pour qui prendre un intervalle est un signe de lâcheté, n’a pas vu son contrat de joker coupe du monde renouvelé. Mafileo Kefu, l’homme qui a pris plus de cartons rouges que d’intervalles nous abandonne. L’homme qui a cravaté Alexis Palisson l’an passé, et qui possède un bout de bras de Julien Candelon incrusté dans son épaule, a eu droit à une ovation du public de Mayol pour son départ. Public qui était peut-être le seul susceptible de comprendre le talent caché de ce garçon et qui le remercie quand même pour ses cinq années passées au club (record depuis l’arrivée de Mourad Boudjellal). Maintenant place à son remplaçant, un certain Matt Giteau, qui devra faire d’énormes efforts pour remplacer ce maillon boucher du groupe et faire oublier l’homme aux 1 000 citations sur les bords de la Rade.

Source: boucherie-ovalie.org

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  1. CLAUDINE 2 novembre 2011 at 20h

    EXCELLENT COMMENTAIRE MERCI.

  2. Fab 2 novembre 2011 at 21h

    Excellent!

  3. Maxi22 2 novembre 2011 at 22h

    Shaw o RCT ou Shaw mage?!Shaw biz!!??! Dunno but if u Shaw us your wife again moi jsuis Shaw

  4. Dju 2 novembre 2011 at 22h

    Shaw bouillant! Shaw patate! Shaw comme une barraque a frite!

    Voilà le publique Mayolesque!

    Encore merci a Mr Kefu pour ses découpages en règles, les bras et les cotes des adversaires laissés sur le pré!

    Un compte rendu de match comme je (on) les aimes.

  5. Winawin 2 novembre 2011 at 23h

    Bravo, c'est très bien rédigé, et ça ne manque pas de vérités! Je vois que Mme Shaw a bien fait de venir nous rendre visite avec son gorille! M'en fout, j'attendrai qu'elle conduise sa progéniture (bien conservée et très fit après 4 grossesses!!!) à l'école primaire pour lui faire causette – en anglais si elle veut – quand vous garderez son gorille du côté de Berg… Merci les collègues, c'est le sens du partage! 😛 PS : vous ne saurez pas quelle école!!!!

  6. Juliano06700 3 novembre 2011 at 08h

    Shaw shaw shaw cacao, shaw shaw shaw shawcolat

  7. Roberto 3 novembre 2011 at 11h

    Quelques réflexions judicieuses , bien pesées ,une observation aigue et des événements sur le terrain et des tribunes et des supporteurs à leur arrivée à Mayol,

    Des jugements car il y en a , sans langue de bois et tout d'impartialité !

    Un sens réel de l'ironie et de la dérision qui change du faux sérieux habituel !

    Et derrière tout cela , en filigrane , l'amour d'un sport à nul autre pareil et cela est une excellente chose ,et l'attachement au RCT , club qui semble souvent vouloir faire la "UNE " tant sur le plan sportif qu'extra sportif ;

    Bref , un bon moment passé à lire cet article qui sort de l'ordinaire .

    Merci à son rédacteur et à D et A de nous en avoir fait profiter.

    PS : qui n'a rien à voir avec cet article , j'ai été étonné de constater que sur tous les articles concernant le RCT lorsque je tape sur Rugby RCT ( sur var matin ) seuls ceux du site "officiel " y figurent . pour vous avoir googlechrome est là pour me satisfaire ! me trompais je ?

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