Une révélation du Top 14 pourrait viser la Coupe du monde de 2027 avec les Wallabies
Une révélation du Top 14 pourrait viser la Coupe du monde de 2027 avec les Wallabies
Le jeudi 8 janvier 2026 à 11:30 par David Demri
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Il y a encore quelques mois, personne n’aurait misé sur lui. Après trois saisons discrètes au Japon, dont une en deuxième division, Tom Banks n’apparaissait plus sur les radars du rugby mondial. Aujourd’hui, l’arrière australien fait partie des joueurs les plus réguliers et les plus utilisés du Top 14 — et peut-être la meilleure trouvaille du marché estival.
Un pari atypique devenu jackpot sportif
Les clubs français aiment dénicher des profils à contre-courant : le joueur étranger sous-estimé, méconnu, ou parti trop tôt à l’étranger. Montpellier n’a pas échappé à la règle. Le départ surprise de Josh Moorby l’été dernier a forcé le club à recruter dans l’urgence. En moins de trois semaines, le MHR s’est tourné vers Banks, 31 ans, ancien titulaire des Wallabies (22 sélections), parti se relancer loin des projecteurs.
Depuis la reprise, le résultat est sans appel : Banks a disputé 100 % des minutes du championnat, personne ne fait mieux à son poste. À Montpellier, on le décrit comme rassurant, constant, précieux dans la gestion des arrières et dans l’encadrement des jeunes.
Le Japon, la parenthèse qui lui a sauvé le corps et la tête
Sa traversée du Pacifique n’était pourtant pas un choix sans risques. Quitter les Brumbies pour la deuxième division japonaise pouvait ressembler à une sortie par la petite porte. Mais Banks assume aujourd’hui un bénéfice majeur : ralentir pour mieux repartir.
Au Japon, les saisons sont plus courtes, les prépas plus longues et le jeu moins heurté. Résultat : il revient en Top 14 plus frais, plus rapide, plus propre techniquement. Les dirigeants montpelliérains reconnaissent même que sa relance actuelle n’aurait sans doute pas été possible en restant en Super Rugby.
Un profil rare : vitesse, duel aérien, lecture du jeu
Banks coche trois cases que le Top 14 adore chez un arrière moderne : vitesse pure, jeu au pied long et propre et domination dans les airs.
Son passé en football australien explique en partie ce dernier point. En AFL, on développe les réceptions hautes, le timing, les collisions aériennes — autant de compétences transposables au rugby français où les chandelles sont une arme centrale.
Les chiffres le confirment : Banks fait partie des leaders du championnat en duels aériens gagnés.
Un joueur obsédé par la préparation
Montpellier l’a aussi adopté pour son mode de vie. Le joueur fonctionne en routine : récupération, froid, travail technique. Domingo Miotti, son partenaire argentin, témoigne : on le voit en bain de mer, en travail de récupération avancé… et même en apprentissage de barista entre deux séances.
En dehors du rugby, il s’est aussi découvert un petit groupe de golfeurs au club, preuve qu’il s’est glissé dans la vie locale avec une facilité rare pour un étranger fraîchement arrivé.
Et maintenant ? La question Wallabies n’est pas morte
La prochaine Coupe du monde se déroulera en Australie. Banks ne ferme pas la porte à un retour en sélection. Il sait que sa trajectoire atypique pourrait se retourner en opportunité, surtout dans un rugby australien en reconstruction. Mais il ne fait pas de cela un objectif absolu : priorité au terrain et au MHR.
Le MHR a gagné son pari — et le Top 14 une nouvelle attraction
Entre storytelling, performance, volume de jeu et trajectoire improbable, Banks coche toutes les cases du “bon coup” que les clubs cherchent depuis toujours. Une sorte de héritier moderne des “Brock James” ou “Richie Arnold”, ces profils discrets devenus références du championnat.
Et le plus ironique dans l’histoire, c’est que pour récupérer ce joueur, il a suffi d’oser aller regarder là où personne ne regardait : la deuxième division japonaise.
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Excellent joueur, impeccable dans son poste, rassurant pour ses coéquipiers. Sans faire de bruit, assurément LA bonne pioche pour le MHR.