Alexandre Flanquart dézingue Pieter de Villiers !

Alexandre Flanquart dézingue Pieter de Villiers !

24 mai 2022 - 18:04

11 Commentaires

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L’ancien deuxième ligne du Stade-Français Paris, Alexandre Flanquart s’est confié dans Poulain Raffute pour évoquer son départ du club de la Capitale.

Il évoque une période très délicate à vivre, surtout qu’il lui restait encore deux ans de contrat avec Paris.

Mais l’ambiance était tellement devenue catastrophique qu’il a préféré quitter le Stade-Français avant de dégoupiller.

Alexandre Flanquart ne manque pas de dézinguer Pieter de Villiers. Extrait:

« Ca a été très très dur. Ca a été une période très compliquée avec une grosse remise en question. Il me restait deux ans de contrat et quitter ce club et cette bande de pote, ça a été vraiment compliqué. Une fois passé cela, à un moment tu te dis qu’il faut avancer. On avait le projet de bouger de Paris mais pas aussi tôt. Avec du recul, le départ forcé, je suis content d’être là où je suis aujourd’hui, je suis très heureux. Ca ne s’est pas passé de la manière dont j’aurais aimé mais l’aboutissement fait que je n’en suis pas plus triste.

C’est moi qui ai choisi la destination mais oui, j’aurais pu rester à Paris. En tout début de saison on dit que je suis le meilleur et que je vais jouer, au final je ne joue jamais. En février on me dit que je suis le plus nul, que je suis derrière les Espoirs et que je ne jouerais plus. Officiellement, je ne saurais jamais pourquoi on m’a traité de la sorte. Mais on nous a reproché d’avoir un groupe solide et qu’un mec comme Heyneke Meyer ne pouvait pas faire front. Quand le docteur se fait virer, j’avais annoncé que les prochaines c’était nous. A l’époque, on ne nous avait pas cru comme Gaël Fickou et Yoann Maestri. Mais on avait eu du nez.

Donc oui, j’ai pris la décision de partir et j’aurais pu rester car il me restait deux ans de contrat. Mais rester dans une telle ambiance… Rester pour rester ça aurait été très compliqué. Je me connais, ça m’aurait fait dégoupiller. Ce n’était saint pour personne.

Pieter de Villiers est le pire dans l’histoire. C’est la plus grosse claque que j’ai prise et la plus grosse déception. Lors de mes premiers entrainements à Paris, je poussais à son cul. Je le mettais sur un piédestal, c’était une légende pour moi et je le mettais très haut. Et pour moi, c’est le pire de tous dans l’histoire. Moi personnellement, si je dois retenir un truc, je m’en fous. Ca s’est passé. Mais ce qui fait vraiment du mal c’est pour l’identité du Stade-Français et ce qu’il en reste aujourd’hui. Qu’un mec comme ça qui a vécu autant de choses dans ce club ait pu faire cela et en arriver là… On peut dire ce que l’on veut sur Heyneke Meyer, mais Pieter de Villiers tirait pas mal de ficelles aussi, mais pour moi c’est la plus grosse déception, clairement.

Pour moi, il y a un gros problème de culture. Les anglo-saxons ça n’a jamais marché en France et surtout pas au Stade-Français. Michael Cheika ça a été catastrophique. Mais derrière, ça ne l’a pas empêché d’être champion en Australie. Mais en France ça ne marche pas. Ca a été pareil à Bordeaux avec Rory Teague. Les anglo-saxons ne sont pas prêts à laisser assez de place aux joueurs. A l’inverse Gonzalo Quesada est un latin et il a tendance à trop aller dans le sens des joueurs. »

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11 Commentaires

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  2. Larade 24 mai 2022 at 19h- Répondre

    Et oui ! En France, pays des droits de l’homme (on en oublie trop souvent les devoirs d’ailleurs), dans le sport comme dans la société on accepte de moins en moins les directives et l’autorité… L’évolution des dernières décennies va dans ce sens, on en pense ce qu’on veut…
    Alors si bcp d’entraîneurs qui ont échoué en France ont été champions avaou après dans d’autres clubs ou sélections nationales il faut en déduire quoi ? Que c’est eux les responsables de leur échec en France ou que c’est les joueurs français ou l’état d’esprit français en général ? Moi j’ai ma petite idée…

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    • Name 25 mai 2022 at 07h- Répondre

      Parle-nous donc de ces « devoirs de l’Homme », puisque tu semble capable de citer ces Chartes bafouées.

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  3. piednoirerouge 24 mai 2022 at 21h- Répondre

    « Il me restait 2 ans de contrat, j’aurais pu rester mais j’ai préféré partir ». Comme quoi quand il reste du contrat un joueur peut décider de rester ou décider de partir .

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    • Ovalie 24 mai 2022 at 22h- Répondre

      Et oui c’est ce que j’ai dis dans plusieurs commentaires au sujet du départ de Carbo.
      Il est autant responsable de son départ que le président et PC.
      Si il souhaite absolument rester il lui suffisait de ne pas signer ailleurs.
      C’est pas plus compliqué que ça.
      Après si pour des raisons qui lui sont propres il a fait le choix de signer ailleurs c’est respectable et il n’y a rien à redire

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    • marc 24 mai 2022 at 22h- Répondre

      Tu veux dire que comme Flanquart l’ambiance est telle avec un management pitoyable que ça donne envie de se barrer ?

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      • La Rafale 24 mai 2022 at 22h- Répondre

        A la différence de Flanquart Carbo se régale avec Azemat, ses potes de Toulon et est titulaire. Quand tu as un contrat tu ne peux partir que si le Président te fait partir ou te pousse vers la sortie par ex en te faisant comprendre que tu ne joueras pas comme ça a été le cas pour Flanquart .

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        • Ovalie 25 mai 2022 at 12h- Répondre

          Sauf que quand il a signé auMHR il ne se marrait pas avec PC et il n’avait pas non plus ce niveau de jeu. Donc il a pensé que partir était la bonne solution pour lui.
          Il faut comprendre qu’il n’a pas été licencié par le club. Il part parce qu’il a signé ailleurs et que le MHR et le RCT ont conclu un accord car ce joueur était sous contrat avec le RCT. SI. ARBO NE SIGNE PAS IL RESTE AURCT

  4. AuSabordage 24 mai 2022 at 22h- Répondre

    Cockerill c’etait pas mal pour un anglon saxon je trouve

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    • Name 25 mai 2022 at 07h- Répondre

      Cockerill était dans la même situation qu’Azéma, et il s’en est bien sorti. Mais il est asusi connu comme étant un caractériel et comme manager au quotidien, même à Leicester qu’il a longtemps géré : tu trouveras autant de joueurs pour dire tout le mal qu’ils en pensent que contre Meyer ou DeVilliers.

  5. jojo le parisien 25 mai 2022 at 11h- Répondre

    Mort de rire: Les anglo-saxons ça n’a jamais marché en France et surtout pas au Stade-Français.
    J suppose que Falnquart (enfin titulaire dans un club de proD2 de milieu de tableau) n’a jamais entendu parler de Nick Mallett (2 ans comme coach du Stade français, deux Brennus!)

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  6. LLOYD 25 mai 2022 at 13h- Répondre

    L’argument qui consiste à mettre la faute d’un échec sur la soit disant différence de mentalité avec les « Anglo-saxons » est toujours un peu trop facile et même inappropriée car dans ce cas précis P De Villier & H Meyer ne sont pas des Anglo-saxons mais des Afrikaners , Néerlandophones et ennemis historiques des Anglais ; par ailleurs des entraîneurs Neo Zélandais donc Anglo-saxons ont l’air de très bien passer en Auvergne (Vern Cotter , Jono Gibbes) ou anglophone à La Rochelle (O’Garra). Quant à Cheika il est Libanais d’origine et par ailleurs en France il y a des Français qui ne passent pas partout comme Collazo par exemple .
    Un entraîneur et un club ça prend ou pas quelque soit l’origine du coach et puis un ancien joueur de haut niveau ne fait pas forcement un bon entraineur .

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