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Anthony Jelonch : « Toulousains ou Bordelais, quand on est avec l’équipe de France, on est tous potes… »

Anthony Jelonch : « Toulousains ou Bordelais, quand on est avec l’équipe de France, on est tous potes… »

Le mercredi 8 avril 2026 à 22:08 par David Demri

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Le troisième ligne du Stade Toulousain, Anthony Jelonch s’est longuement confié dans les colonnes de Midi Olympique avant d’affronter l’UBB en quart de finale de Champions Cup.

Il a très hâte de participer à ces matches de la phase finale. Et pour cause, il se souvient avoir rater les phases finales des saisons 2022 / 2023 et 2023 / 2024 en raison de blessures.

Il se souvient. Extrait:

« Je sais que le privilège que ça représente. Cela a été très dur de manquer ces matchs-là deux ans d’affilée. Il y a eu des très bons résultats (champion de France en 2023 et doublé en 2024, NDLR), et je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour aider l’équipe à être au top. Mais c’est évidemment bien mieux quand tu vis les phases finales en tant qu’acteur… »

Il précise jouer chaque match pour le gagner, que ce soit en Top 14 ou en Champions Cup. Extrait:

« En réalité, quand je commence un match en Top 14 ou en Champions Cup, c’est la même chose. Je veux autant gagner l’un que l’autre. Mais, c’est vrai, je n’ai jamais vécu la Coupe d’Europe jusqu’au bout sur le terrain. Donc, si je peux y parvenir cette saison… Je vais tout faire pour, en tout cas. »

Ce match sera finalement l’occasion de retrouver une bonne partie de l’équipe de France. Extrait:

« Toulousains ou Bordelais, quand on est avec l’équipe de France, on est tous potes. On se chambre souvent et on s’apprécie beaucoup. Mais une fois adversaires, pendant une heure et demie, il n’y a plus de copains. Chacun de son côté, on fait tout pour défendre sa paroisse. Notre obsession, c’est d’aller plus loin dans la compétition. C’est vrai pour eux comme pour nous. »

Il se remémore ensuite la demi-finale Européenne perdue contre l’UBB, la saison dernière. C’est lors de ce match qu’il avait débuté une montée en puissance. Extrait:

« Je pense que cela remonte un peu plus tôt, en fait. Pendant les doublons, lors du match à Clermont (le 16 février 2025, NDLR), ce qui m’avait permis d’être rappelé en équipe de France et de finir le Tournoi sur la feuille de match. Cela m’avait fait beaucoup de bien à la tête.

Surtout, c’est la période lors de laquelle j’avais vraiment récupéré de cette deuxième opération du croisé. J’avais connu un passage à vide après avoir repris, et c’était dur d’enchaîner les semaines. Ensuite, j’ai été épargné, les blessures m’ont laissé un peu tranquille. C’est beaucoup plus facile d’enchaîner et d’avoir du rythme quand tu joues beaucoup. Aussi, quand tu arrives à t’entraîner correctement, sans douleur, à récupérer également. Pour en revenir à cette demi-finale de Champions Cup, c’est un mauvais souvenir collectif mais elle m’avait vraiment fait du bien et m’avait mis en jambes pour la fin de saison, puis pour la saison suivante. »

Il confirme se sentir toujours aussi bien, en ce mois d’avril. Extrait:

« Il est vrai que je me sens bien sur le terrain. J’arrive à enchaîner les tâches, à être là au bon endroit. C’est toujours agréable, mais c’est le résultat de tous les efforts faits dans la semaine. Puis, les bonnes performances individuelles, on les doit à celle de l’équipe. Quand elle va bien, c’est le cas à Toulouse ou avec le XV de France, c’est beaucoup plus simple. Quand tu joues avec des mecs d’un tel niveau à côté de toi… »

Il revient ensuite sur le Tournoi des Six-Nations avec le XV de France. Extrait:

« Ce fut un très bon Tournoi pour tout le groupe, même s’il y a eu cette désillusion en Ecosse. Mais on a su remporter la compétition dans un contexte pas si simple avec une équipe d’Angleterre revancharde. Sincèrement, malgré ma frustration de n’avoir pas pu aider sur le dernier match, j’étais très content de la victoire finale. »

Questionné sur son enchainement de matches au poste de 8, il affirme apprécier. Extrait:

« J’ai toujours évolué un peu à ce poste-là. Même quand j’étais à Castres ou depuis mon arrivée à Toulouse. Mais là, le fait de jouer beaucoup en 8 avec l’équipe de France et le Stade toulousain, m’aide sûrement à me sentir très bien dans ce rôle. Vous savez, aujourd’hui, le numéro 8 fait presque le même travail que les troisième ligne aile.

Désormais, le numéro 8 est beaucoup moins dans le troisième rideau. Il n’y a plus trop de sorties de mêlée, non plus, sur lesquelles c’est le 8 qui avance. En tout cas, avec les trois-quarts que l’a au Stade toulousain, on sait qu’ils aiment prendre le ballon derrière les mêlées et fixer. Franchement, ce poste me va très bien mais, que je joue 6, 7, 8 ou même 4, mon seul but est d’être utile. Dans tous ces rôles, maintenant, il faut beaucoup courir et être sur le premier rideau. Moi, c’est quelque chose que j’ai l’habitude de faire. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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