Barassi : « Ce qu’il s’est passé est passé, on ne pourra plus rien y faire »
Barassi : « Ce qu’il s’est passé est passé, on ne pourra plus rien y faire »
Le mercredi 17 juin 2026 à 9:35 par David Demri
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À quelques jours de la demi-finale du Top 14 face au Racing 92, Pierre-Louis Barassi a livré une analyse particulièrement lucide de la saison du Stade Toulousain.
Pour le trois-quarts centre international, le problème n’a jamais été le niveau de jeu de l’équipe. C’est surtout son incapacité à maintenir le même niveau d’exigence d’un match à l’autre qui a perturbé les Rouge et Noir.
Une saison difficile à expliquer
Pendant plusieurs semaines, Toulouse a alterné le très bon et le beaucoup moins bon.
Un phénomène que les joueurs eux-mêmes ont eu du mal à comprendre.
Pierre-Louis Barassi reconnaît via Midi Olympique que le groupe n’a jamais trouvé d’explication miracle.
« Pas vraiment. C’était un peu le sujet du moment mais on n’avait pas forcément d’explication sur ces hauts et ces bas. »
Pour lui, l’essentiel était ailleurs.
« Je ne crois pas qu’il y ait une recette miracle. Au-delà de trouver une réponse à cette question, il fallait surtout parvenir à basculer. »
Une frustration encore présente
L’international français ne cache pas que plusieurs prestations ont laissé un goût amer au groupe toulousain.
Il explique que l’équipe a dû apprendre à avancer malgré les déceptions.
« Ce qu’il s’est passé est passé. On ne pourra plus rien y faire, même si on a eu ce goût amer dans la bouche à chaque fois qu’on est sorti du terrain en ayant l’impression d’avoir montré un visage qui n’est pas le nôtre. »
Avant d’ajouter.
« Maintenant, il fallait passer à autre chose, se projeter sur la suite. »
Le vrai problème identifié
Pour Barassi, Toulouse n’a jamais manqué de qualité.
La preuve, certaines prestations ont été remarquables, notamment la démonstration réalisée à Marseille contre Toulon.
C’est justement cette différence de niveau qui l’interpelle.
« Notre problème, c’est qu’on est capable de montrer un très bon visage, comme à Marseille mais aussi de réaliser des matchs pas du tout aboutis. »
Il poursuit son constat.
« On est déficients dans l’engagement et le contenu. En tout cas, pas à la hauteur de nos espérances. »
Puis il identifie clairement la difficulté rencontrée cette saison.
« Notre souci était là, dans le fait de trouver cette régularité. »
La confiance reste intacte
Malgré ces irrégularités, le centre toulousain assure que le groupe n’a jamais douté de ses capacités.
Il affiche même une confiance totale avant les phases finales.
« Ce que je sais, c’est que j’ai une grande confiance en notre état d’esprit et en notre équipe pour surmonter toutes les épreuves. »
Le message d’Ugo Mola validé
Ces dernières semaines, Ugo Mola a plusieurs fois demandé davantage d’enthousiasme à ses joueurs.
Un discours que Barassi comprend parfaitement.
Le Toulousain estime que cela correspond à l’identité même du club.
« Ce qu’on prône ici, c’est de tenter des choses, d’être enthousiastes, d’être audacieux. »
Mais il rappelle également qu’il faut savoir s’adapter.
« Quand le jeu l’impose, il faut de temps en temps occuper davantage, se servir d’armes différentes, cogner plus fort, même si ce n’est pas toujours très beau. »
Et selon lui, tout part d’un principe simple.
« Quand on met les choses dans l’ordre, quand on respecte notre plan de jeu, en général, ça se passe bien. »
Cap désormais sur le Racing 92
Premier de la saison régulière, Toulouse aborde désormais la partie la plus importante de sa saison.
Barassi estime que le travail effectué pendant plusieurs mois doit maintenant servir lors des matches couperets.
Le centre rappelle que rien n’est jamais acquis.
« Avant de toucher aux phases finales, on a l’obligation d’être bon en phase régulière, de se qualifier, de réaliser des matchs cohérents à l’extérieur. »
Le Stade Toulousain a rempli cette mission. Reste désormais à transformer cette domination de la saison régulière en un nouveau Bouclier de Brennus.
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