Bernard Lemaitre : « J’ai repris un club en perdition »

Bernard Lemaitre : « J’ai repris un club en perdition »

Le dimanche 12 mai 2024 à 21:14 par David Demri

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Le président du Rugby Club Toulonnais, Bernard Lemaitre s’est confié via Sud Radio suite à la victoire remportée par le RCT contre le LOU Rugby, ce samedi.

Ce-dernier a expliqué que le rugby lui manquerait s’il devait quitter le club et le vendre à un repreneur. Extrait:

« Bien sûr que ça manque. C’est comme un joueur qui prend sa retraite. Le jour où c’est fini… Moi, à 85 ans, ça me démange toujours en tant qu’ancien deuxième ligne. J’avais André Herrero qui était tout près de moi au stade et il m’a dit que ça le démangeait aussi. Toute cette adrénaline autour des matches, on a un championnat incroyable. Tout cela fait partie de la magie de notre sport. »

Dans la foulée, il a rappelé que l’économie du rugby était compliquée.

Il l’affirme : sans certains mécènes, le Top 14 n’existerait plus. Extrait:

« S’il n’y avait pas ces gens avec des poches bien profondes, on n’aurait plus de Top 14. Tu enlèves Ginon à Lyon, Lorenzetti au Racing, Wild à Paris, Altrad à Montpellier ou Lemaitre à Toulon, tu n’as plus de Top 14 ! Donc il faut qu’il y ait quelqu’un qui de temps en temps mette la main à la poche pour compenser et jouer son rôle. C’est l’actionnaire qui fait le job financier. Ces gens sont nécessaires. Certains clubs n’ont pas besoin de cette organisation. Il y a des clubs d’actionnaires mais ils jouent les mêmes rôles.

C’est une histoire d’attachement et de passion pour ce club. Mais oui, il vaut mieux avoir les poches profondes pour gérer le RCT. Comme d’autres clubs en France… »

Bernard Lemaitre explique que seul les clubs qui ont du succès sportifs arrivent à limiter la casse.

Il rappelle avoir repris le RCT, un club qui était en perdition avant son arrivée. Extrait:

« Le problème pour le rugby du Top 14, c’est que si tu n’as pas des succès très probants qui génère des revenus, ça ne marche pas ! Toulouse surfe sur une magnifique vague, je suis très content pour eux car on a de très bonnes relations avec Toulouse, mais le jour où ça retombe… Regardez l’époque avant que Didier Lacroix reprenne, ça allait très mal. C’est ce qui m’est arrivé avec Toulon : j’ai repris un club en perdition. »

Aussi, il explique comment il souhaite pérenniser le club. Extrait:

C’est un des éléments qui permet de rendre un club pérenne. Un club s’identifie aussi au lieu qu’il anime. Or, malheureusement, Mayol ne permet rien sur ce plan-là. Le Campus, si. Il fait l’unanimité, à la fois pour ce qu’il offre sur le plan sportif aux joueurs et sur le plan convivial pour les partenaires et les supporteurs. C’est donc une réussite. J’en suis heureux et fier.

Après, il y a d’autres éléments pour pérenniser un club : sa notoriété, sa réputation, ses résultats, son système de formation… Un club se pérennise s’il est sain. J’espère que, dans vingt-cinq ans, le RCT sera bien solide sur ses bases que je contribue à lui assurer.

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