Christophe Urios raconte la victoire contre Toulouse, à sa manière
Christophe Urios raconte la victoire contre Toulouse, à sa manière
Le lundi 27 avril 2026 à 8:06 par David Demri
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Le volcan auvergnat a retrouvé toute sa force au meilleur des moments. En renversant le Stade Toulousain (24-27) après avoir accusé un retard de 21 points, l’ASM Clermont Auvergne a signé l’un des exploits les plus retentissants de cette saison de Top 14.
Pour Christophe Urios, ce succès est bien plus qu’une simple victoire comptable : c’est le triomphe d’un état d’esprit retrouvé et la fin d’une longue disette personnelle face à l’ogre rouge et noir.
Un mental d’acier après l’enfer initial
Alors que beaucoup d’équipes auraient sombré après avoir encaissé trois essais en dix minutes, les Clermontois ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle. Pour leur manager, c’est cette capacité à rester dans le combat qui a fait basculer la rencontre.
« On a fait un match courageux, cohérent. On était menés 21-0 après dix minutes de jeu, mais on était là, on tapait fort. On n’a pas lâché. Parfois, ça nous arrive de lâcher la corde, mais là, on l’a gardée tout le match. Aujourd’hui, on a respecté notre contrat, le club, tout le monde. Je trouve qu’on avait beaucoup de fraîcheur. C’est vrai que les Toulousains sont peut-être sortis de leur match à 21-0, alors que nous, on a réussi à revenir et après on ne les a pas lâchés. Sur la pression, sur l’efficacité, on a été assez incroyable en seconde période. »
La fin d’une malédiction personnelle
Ce succès au Stadium a également une saveur particulière pour Christophe Urios. S’il avait fait de Toulouse sa proie favorite lors de ses années castraises, le technicien n’avait plus goûté au succès face au club de la Ville Rose depuis bien longtemps.
« Toulouse, depuis que je suis à Clermont, je ne l’avais jamais battu. Je l’ai beaucoup battu quand j’étais à Castres, chez nous, chez eux. J’ai même gagné un quart de finale chez eux. À Bordeaux, je l’ai battu au début mais moins à la fin, pour ne pas dire pas du tout. Il y a donc très longtemps que je ne l’avais pas battu. Mais ce n’est pas la plus belle victoire. La plus belle, sur un plan purement rugby, c’est celle de Toulon ou contre Montpellier cette saison. Mais sur le plan émotionnel, et de par le contexte du match, celle-là va beaucoup compter. »
Le Top 6 en ligne de mire
Grâce à ce braquage historique, l’ASM se relance totalement dans la course aux phases finales, effaçant ainsi les doutes nés de la défaite cruelle face à Montpellier quelques semaines plus tôt.
« Mais ce n’est pas la fin du monde, il reste quatre matches, c’est très serré, ça se jouera probablement à un point comme tous les ans. La défaite contre Montpellier, il y a quelques semaines, nous avait mis en difficulté parce qu’elle était cruelle, pas méritée, et on a réussi à se remettre sur les rails. C’est une preuve de bon état d’esprit, de bonne mentalité, de croyance dans ce qu’on fait. Ce soir, c’est la victoire du club, d’un projet et surtout des leaders que j’ai trouvés très, très bons dans l’approche et le contenu du match. On était en difficulté dans le top 6 avant le début du match et là, maintenant, on n’est pas éliminés. »
Clermont a prouvé qu’il avait de la ressource et du caractère. En étant « malin dans les rucks » et intraitable au plaquage, l’ASM a envoyé un message fort à la concurrence : le sprint final ne se fera pas sans les Jaune et Bleu.
3 Commentaires


Bravo à eux
Oui c le cas de le dire , ils seront rentrés aux vestiaires au bout de 20 mns . Me souviens plus d’avoir vu le Stade s’écrouler d’une telle manière. Je n’en reviens toujours pas à cette heure. Oh la vache !..
Quoi dire ? on peut donc gagner un match de rugby sans jouer au rugby , juste avec du mental . 16 fautes , 1 carton orange , 1 carton jaune , incapable de faire plus de 3 temps de jeu sans perdre le ballon et on arrive à gagner , c’est juste incroyable . Sans bouder mon plaisir , le ST s’est mis au niveau de l’ ASM pas le contraire