« Incompréhensible » : dix ans après, cette finale hante encore les Toulonnais
« Incompréhensible » : dix ans après, cette finale hante encore les Toulonnais
Le mercredi 24 juin 2026 à 9:41 par David Demri
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Le 24 juin 2016 reste une date gravée dans la mémoire des supporters toulonnais.
Ce soir-là, au Camp Nou de Barcelone, le Rugby Club Toulonnais disputait la dernière rencontre de l’ère Bernard Laporte avec l’espoir d’ajouter un nouveau Bouclier de Brennus à son incroyable collection. Dix ans plus tard, cette finale face au Racing 92 demeure l’une des plus douloureuses de l’histoire du club varois.
Var-matin est revenu sur cette triste défaite.
Une finale hors normes au Camp Nou
Près de 100 000 spectateurs avaient pris place dans l’antre du FC Barcelone pour assister à ce choc entre deux géants du rugby français.
Le RCT arrivait avec son statut de triple champion d’Europe et de prétendant naturel au titre. En face, le Racing 92 présentait lui aussi une armada de stars avec notamment Dan Carter, Joe Rokocoko ou encore Chris Masoe.
L’événement prenait une dimension particulière pour Bernard Laporte, qui dirigeait alors son dernier match à la tête du club toulonnais.
Le tournant dès la 18e minute
Le scénario semblait pourtant idéal pour les Rouge et Noir.
Après seulement dix-huit minutes de jeu, le demi de mêlée francilien Maxime Machenaud écopait d’un carton rouge pour un plaquage dangereux sur Matt Giteau. Toulon allait donc évoluer en supériorité numérique pendant plus d’une heure.
Quelques instants plus tard, Leigh Halfpenny permettait même au RCT de reprendre l’avantage au score.
À ce moment-là, peu imaginaient encore que le Brennus allait échapper aux Toulonnais.
Une équipe du Racing héroïque
Mais malgré son infériorité numérique, le Racing 92 a livré un match exceptionnel.
Les Franciliens ont parfaitement maîtrisé les moments clés grâce à la précision de Dan Carter et Johan Goosen face aux perches, tandis que Joe Rokocoko réalisait l’une des actions décisives de la rencontre.
Toulon, lui, n’a jamais réussi à imposer son rythme.
Après la rencontre, Bernard Laporte dressait un constat sans détour.
L’entraîneur toulonnais estimait que son équipe s’était progressivement désunie au fil du match.
La mêlée que personne n’a oubliée
Mais ce qui nourrit encore les regrets toulonnais aujourd’hui se situe dans les toutes dernières minutes.
À trois minutes de la fin, le RCT obtient une mêlée à cinq mètres de l’en-but adverse alors qu’il ne lui manque qu’un essai transformé pour arracher la victoire.
Tout semble alors possible.
Le staff décide de faire entrer Levan Chilachava afin de renforcer la première ligne et maximiser les chances de remporter cette mêlée décisive.
Mais rien ne va se passer comme prévu.
L’anecdote devenue légendaire
Bernard Laporte est revenu sur cette scène devenue célèbre dans l’histoire du club.
« Sauf qu’il a enlevé ses crampons ! Il ne les a plus et, le temps qu’il les remette, l’arbitre fait reprendre le jeu. »
Le pilier géorgien ne peut finalement pas entrer à temps.
Dans la foulée, le Racing récupère une pénalité salvatrice et enterre définitivement les derniers espoirs toulonnais.
Avec le recul, Bernard Laporte voit dans cet épisode le symbole parfait de cette soirée manquée.
L’ancien manager varois n’a jamais cherché à désigner un responsable unique.
« Peut-être que si Levan rentre, nous gagnons cette mêlée. Ce n’est pas que de sa faute. C’est de la nôtre aussi… En fait, cet événement était à notre image ce jour-là. On n’a pas été bons. Sur le terrain comme en dehors. »
Dix ans plus tard, cette finale demeure l’un des plus grands regrets de l’histoire récente du Rugby Club Toulonnais. Une soirée où le Brennus semblait tendre les bras aux Varois avant de leur échapper au terme d’un scénario que personne n’aurait osé imaginer.
7 Commentaires


Pour certains ici c’est la faute à Raynal et aux racingmen chargés comme des mules, ce n’est pas la faute du RCT ou des franciliens qui se sont soudés en jouant à 14. Je m’en souviens très bien de ce match, j’étais pour le RCT et on voyait bien que l’équipe ne tournait pas bien.
L’article oublie de mentionner que le racing fait rentrer un certain Tameifuna à gauche de la mêlée et c’est en réaction, de mémoire, qu’on demande à Chilachava de rentrer, trop tard…
J’ai souvenir d’avoir ressenti que Raynal avait compensé le carton de Machenaud en notre défaveur…ce qui me donne envie de revoir ce match pour me faire un nouvel avis 🙂
VOL MANIFESTE pour X raisons, une vraie compilation …
Ah bon ,ce n’est pas l’avis de l’entraîneur de l’époque
Aucun vol de quoi que ce soit. Manque d’envie manifeste pour notre équipe de stars trop habituée à gagner et venue en tongs (c’est le cas de le dire). Ce match devait être plié en première mi temps avec une avance de 20 points minimum
Aucun vol de quoi que ce soit ! OK
– Un carton rouge, ET surtout un second volontairement oublié per Raynal dix minutes après le premier !
– Plongeons et hors-jeux permanents sous les yeux de l’arbitre !
– Joueurs sous ordonnance pour certains *médicaments* !
– One man show de Raynal !
Un vrai florilège d’entubage !
Non sans omettre le second CARTON ROUGE, sur l’essai Toulonnais ! Même pas revisionné. Carrément plus dangereux que le premier mais, entre deux compensations, le corps arbitral n’a pas osé…
Après, il y avait tout pour le gagner et la (non) tactique employée, pour cela, suite au carton rouge, n’a pas été la bonne…