Sacha Valleau a préféré annuler une interview du Racing 92 en raison de la débâcle Francilienne contre Toulouse

Sacha Valleau a préféré annuler une interview du Racing 92 en raison de la débâcle Francilienne contre Toulouse

Le mercredi 24 juin 2026 à 9:45 par David Demri

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La demi-finale entre le Stade Toulousain et le Racing 92 a laissé des traces.

Vainqueurs sur le score impressionnant de 71 à 17, les Toulousains ont surclassé les Franciliens dans des proportions rarement vues à ce niveau de la compétition. Présent à Marseille, Sacha Valleau est revenu sur cette soirée à sens unique qui a marqué les observateurs.

« Gaël Fickou m’avait presque fait douter »

Avant le coup d’envoi, l’ancien troisième ligne avoue pourtant avoir imaginé un match bien plus disputé comme il l’a expliqué dans le podcast Rugby Confidential :

« Ça pique… Gaël Fickou m’a foutu le doute la semaine dernière. Ils sortent une bonne performance contre La Rochelle… »

Les impressions dégagées lors des derniers entraînements avaient également attiré son attention.

« J’ai fait les captain runs et ils étaient totalement différents. Tu avais le Racing qui était totalement décontracté et qui semblait montrer une confiance tranquille. Et le Stade Toulousain avait le visage très fermé. Il n’y avait pas de rigolade. »

Une attitude que certains pouvaient interpréter comme de la nervosité.

Avec le recul, Valleau y voit surtout le signe d’une concentration maximale.

« On aurait pu penser que c’était du stress mais c’était finalement de la concentration. »

« Une domination totale »

Très rapidement, la rencontre a basculé.

Pour Sacha Valleau, le constat est sans appel.

« Ce fut une domination totale, le match paraît long même quand on ne supporte aucune des deux équipes. »

L’ancien joueur comprend parfaitement ce qu’ont pu ressentir les Racingmen sur le terrain.

« Je me mets à la place du Racing 92. J’en ai pris des roustes dans ma carrière et tu n’as qu’une seule envie c’est que le match se termine. »

Une interview annulée en pleine rencontre

La supériorité toulousaine était telle que même les obligations télévisées sont devenues compliquées à assurer.

Valleau devait notamment réaliser une interview du banc francilien durant la seconde période.

« Je devais faire pour Canal+ une interview en deuxième mi-temps du banc du Racing, mais je l’ai faite sauter car il n’y a rien à dire. C’est chiant. »

À la pause déjà, le malaise était palpable.

« À la mi-temps j’avais eu Antoine Gibert qui ne savait pas quoi dire car il savait que son équipe passait à côté. »

« Ça fait mal au cœur pour les mecs »

Au-delà du résultat, c’est surtout la détresse des joueurs du Racing qui a marqué Valleau.

« C’était dur et ça fait mal au cœur pour les mecs. »

L’ancien joueur mesure ce que représente une telle correction dans un match à élimination directe.

« Prendre une démonstration comme ça de rugby, ce n’est jamais agréable. »

Comme beaucoup d’observateurs, il aurait préféré assister à une demi-finale beaucoup plus disputée.

« Tout le monde aurait voulu avoir une demi-finale plus serrée. »

Au final, le Stade Toulousain a envoyé un message très fort à quelques jours de la finale du Top 14. Un message que le Racing 92 a subi de plein fouet pendant 80 longues minutes.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. TOP12 24 juin 2026 at 10h- Répondre

    dans une entreprise prive , tout le staff est vire , et les contrats de certains joueurs sont reconsideres , ici rien !!, c est ca la france !…apres tout c est l image du racing qui est ecornee severement , et les joueurs qui passent pour des coiffeurs devant des millions de personnes . apres tout c est leur probleme…

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    • Lou provençau 24 juin 2026 at 12h- Répondre

      toute la différence c’est qu’il s’agit ici de sport et qui plus est de rugby. On n’est justement pas dans le domaine de l’entreprise privée qui se porte déjà très mal avec du management foireux et des salariés dégoutés tant le respect humain a disparu. Donc faire le parallèle avec le monde de l’entreprise n’est pas très judicieux. Il faut savoir accepté les défaites même sévères: c’est ça le sport.