La réponse complètement lunaire de Viagogo aux supporters du XV de France arnaqués
La réponse complètement lunaire de Viagogo aux supporters du XV de France arnaqués
Le lundi 9 mars 2026 à 23:20 par David Demri
Publicité
Au surlendemain de la déroute sportive du XV de France à Murrayfield, le volet extra-sportif de l’arnaque à la billetterie continue de faire des remous. La plateforme Viagogo, pointée du doigt par des centaines de supporters restés à la porte du stade, a réagi ce lundi.
Fidèle à sa ligne de conduite habituelle, l’entreprise cherche à se dégager de toute responsabilité directe dans cette escroquerie de grande envergure.
L’argument de « l’intermédiaire »
Contactée par Ouest-France, la plateforme basée dans le Delaware a tenu à rappeler sa nature juridique pour justifier l’incident.
« Nous ne sommes qu’une place de marché de seconde main », a déclaré un responsable du service clientèle, ajoutant : « Les billets ne nous appartiennent pas, nous ne sommes que l’intermédiaire. »
En se positionnant comme un simple carrefour de mise en relation, Viagogo tente de renvoyer la faute sur les vendeurs indélicats, tout en soulignant avoir pris des sanctions à leur encontre.
Un remboursement total sous conditions strictes
Face à la menace d’une action en justice collective de la part des fans français, Viagogo a toutefois promis un « remboursement total ».
Cependant, cette annonce s’accompagne de nuances importantes qui pourraient compliquer les démarches des victimes :
-
Le remboursement n’est pas automatique.
-
Les acheteurs doivent fournir des preuves tangibles, notamment des captures d’écran de l’application officielle Scottish Rugby attestant de l’absence de réception des titres de transport ou de leur invalidité.
-
La plateforme propose une alternative entre le remboursement ou une solution de remplacement, bien que cette dernière option soit devenue caduque une fois le coup d’envoi du match sifflé.
La FFR porte l’affaire devant la justice
Cette ligne de défense ne semble pas convaincre la Fédération Française de Rugby (FFR). Sans aucun lien contractuel avec le site de revente, l’instance fédérale a décidé d’apporter un « soutien pro-actif » aux victimes.
Par la voix de son communiqué, elle a annoncé avoir signalé les faits au procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur les pratiques de ces plateformes de seconde main.
À l’approche du « Crunch » décisif au Stade de France, la FFR réitère ses consignes de prudence absolue. Elle rappelle que les circuits officiels restent le seul rempart contre ces désillusions qui, au-delà du préjudice financier, gâchent l’expérience des supporters les plus fidèles.
7 Commentaires


L entreprise est dans le Delaware…
Ca va être sportif pour qu une action en justice française soit efficace
Les joies de la mondialisation.
Ca s’appelle ViaGOGO ! !! Tout est dit : )
Apres il faut relativiser et voir le positif de l’affaire pour ces supporters lésés.
Ça a aura eu au moins le merite de leur eviter le traumatisme et le choc post traumatique de lire à un moment du match 47-14 sur le tableau d’affichage.
Ils pourront dire je n’y etais pas.
Lors de la première finale face à CASTRES perdue,j’avais payé sur un site des places à 154 euros.En réalité a,c’était des emplacements à 40 euros ( haut perché sur la ligne d’embut
Viagogo porte bien son nom.
Moi aussi je me suis déjà fait avoir sur internet comme on dit.
Mais maintenant systématiquement je regarde où se trouve l’entreprise. Si c’est pas en France je n’achète pas.
Ensuite je vais voir les avis sur Trustpilot.
Et depuis que je fais ça je ne me suis plus fait arnaquer.