Le XV de France amputé de 75% de ses joueurs contre les All-Blacks, en juillet ?
Le XV de France amputé de 75% de ses joueurs contre les All-Blacks, en juillet ?
Le lundi 16 mars 2026 à 5:23 par David Demri
Publicité
À peine le trophée des Six Nations 2026 soulevé, le XV de France doit déjà se projeter vers la Coupe du monde 2027 en Australie. Le chemin est désormais balisé : il reste exactement douze matchs officiels aux Bleus pour parfaire leur préparation.
Dès cet été, un nouveau défi de taille attend les hommes de Fabien Galthié avec l’inauguration du Championnat des Nations.
Un titre mondial avant l’heure ?
Ce nouveau tournoi, organisé tous les deux ans, réunit les douze nations majeures du rugby mondial (Six Nations, Rugby Championship, Japon et Fidji). L’objectif est clair : offrir un format plus lisible et désigner un champion des deux hémisphères.
Le calendrier s’articule en deux phases :
-
Juillet 2026 : Trois matchs de tournée dans l’hémisphère Sud.
-
Novembre 2026 : Trois matchs retour dans l’hémisphère Nord.
-
Fin novembre : Un week-end de finales et de matchs de classement (les 27, 28 et 29 novembre).
Un casse-tête de calendrier pour les Bleus
Le premier grand rendez-vous est fixé au 4 juillet en Nouvelle-Zélande. Cependant, le staff tricolore fait face à une problématique majeure : la finale du Top 14 se déroulant seulement une semaine plus tôt, les finalistes seront absents.
Dans l’éventualité d’une finale Toulouse-UBB, c’est environ 75 % de l’ossature habituelle de l’équipe de France qui manquerait à l’appel pour défier les All Blacks. Les Bleus affronteront ensuite l’Australie et le Japon.
En novembre, le programme sera tout aussi dense avec la réception des Fidji, de l’Afrique du Sud et de l’Argentine, avant la phase finale du tournoi.
La colère des joueurs face à la cadence
Cette multiplication des rencontres de haut niveau inquiète les principaux acteurs.
Thomas Ramos, qui comptabilisait déjà une vingtaine de feuilles de match en mars, a exprimé son mécontentement face à ces décisions prises sans consultation des premiers concernés :
« Donc en fait, ce sont des gens qui prennent des décisions en expliquant tout aux autres et en faisant l’inverse de ce qu’ils expliquent. Donc, moi, ce que je trouverais de bien, c’est qu’un jour, ils invitent les joueurs dans les discussions et qu’ils prennent aussi l’avis des joueurs. Et peut-être qu’ils réfléchiront autrement. »
Entre ambition sportive et protection des organismes, les douze prochains mois s’annoncent comme un véritable numéro d’équilibriste pour le rugby français.
0 Commentaire

